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Romy Schneider : Sa liaison secrète avec Jean-Louis Trintignant !

Publié le 1 janvier 2020

Dans le film “Le train”, Romy Schneider et Jean-Louis Trintignant vivent une idylle passionnée. Et la fiction devint réalité.

Il y a trente-sept ans le cinéma perdait l’une de ses plus grandes stars. Ce 29 mai 1982, Romy Schneider, 43 ans, était découverte sans vie dans son appartement parisien du 11 rue Barbet-de-Jouy, dans le VIIe arrondissement. Depuis, on ne compte plus les ouvrages, les documentaires et même les films qui lui ont été consacrés, chacun révélant une facette de cette sublime comédienne qui en comptait tellement… Portrait intime d’une femme qui avait avant tout besoin d’être aimée, Romy, une longue nuit de silence (Fayard), de la journaliste Sarah Briand, apporte lui aussi sa pierre à l’édifice. L’auteure y évoque notamment la folle passion qui, en 1972, va bouleverser l’existence de l’interprète de Sissi

Pierre Granier-Deferre, qu’elle a rencontré lors du tournage de Max et les Ferrailleurs, vient de lui offrir un rôle sur mesure dans son nouveau film Le Train, adapté du roman éponyme de Georges Simenon. Celui d’Anna, jeune juive allemande fuyant la Gestapo, qui, dans le train l’emmenant en zone libre, fait la connaissance d’un homme marié, Julien, interprété par Jean-Louis Trintignant.

C’est le début de l’été, Romy, qui vient juste de se séparer de Harry Meyen, le père de son fils David, est à fleur de peau. Et pas seulement à cause de sa récente rupture. En effet, l’irrésistible attraction qui, dans le film, pousse Julien et Anna l’un vers l’autre semble s’être communiquée à leurs deux interprètes… Dès les premiers jours de tournage, la comédienne se montre étonnamment provocante, comme le raconte Sarah Briand. « À l’occasion d’une scène, elle souhaite absolument jouer la poitrine dénudée. Le réalisateur s’y oppose. […] Il parvient à la persuader avec un argument : l’un de ses seins paraît plus bas que l’autre suivant la façon dont il la filme. »

Il apparaît rapidement à toute l’équipe que Romy et Jean-Louis sont plus que de simples partenaires. Ils ont beau essayer de rester discrets, tout dans leur complicité, leur façon de se regarder, de se toucher, et même de faire semblant de s’ignorer, les trahit. Devant les caméras, Romy, plus troublante que jamais, n’a pas besoin de jouer. Fiction et réalité ne forment, pour une fois, qu’une seule et même histoire. Comme le raconte Sarah Briand : « Elle ne pense qu’à cette passion intense qui la hante et aux moments qui suivent ceux où le réalisateur dit “Coupez !” »


Les deux comédiens prennent de moins en moins de précautions pour dissimuler les sentiments très forts qui les unissent. Ainsi, lorsque Romy apprend que les techniciens sont logés dans un hôtel sans charme tandis qu’elle et Jean-Louis dorment dans un luxueux établissement, l’actrice, fâchée, décide de séjourner avec l’équipe technique. Aussitôt son partenaire à l’écran se rallie à sa cause… et rapatrie ses valises dans le même hôtel ! Mais, comme dans le film, ce dernier est déjà marié à Nadine et père de famille. Il ne faut donc pas que leur aventure s’ébruite trop. Du moins pas encore. 

En effet, Romy espère bien que son nouvel amoureux quitte tout pour être à elle, rien qu’à elle. Elle peut heureusement compter sur une personne de confiance pour jouer les alibis et servir de messager : Daniel Biasini. Ce régisseur, rencontré sur le tournage de César et Rosalie, est depuis quelque temps son secrétaire particulier. Entre ses mains habiles, tous les problèmes du quotidien disparaissent comme par enchantement. Et surtout il sait y faire avec David qui, à 6 ans, est parfois un peu perdu entre la séparation de ses parents et ce métier qui accapare tant sa maman. En présence de cet homme chaleureux et pragmatique, le petit garçon semble rassuré. Pour la mère inquiète qu’est Romy, c’est un atout de taille…

Très vite, Daniel devient presque comme un frère pour la comédienne. Elle ne lui cache rien et compte de plus en plus sur son aide précieuse. Sur le tournage, il arrive même, pour éloigner les soupçons, qu’elle lui demande de tenir la chandelle lors des tendres soirées passées avec Jean-Louis. Intense, vibrant, plein d’espoir, c’est sans doute le souvenir que Romy a gardé de cet été 1972. Trois mois de bonheur fou, absolu, qui, hélas, font place dès la fin du tournage à la déception et à l’amertume… Une fois encore, fiction et réalité se rejoignent. Comme dans Le Train où Julien décide finalement de rester avec sa femme et sa fille, Jean-Louis choisit lui aussi la famille qu’il a fondée avec Nadine, laissant sa partenaire désespérée.

L’actrice n’est cependant pas tout à fait seule. Elle peut en effet compter sur la présence apaisante de Daniel qui, une fois de retour à Paris, continue de gérer son quotidien et l’aide à s’occuper de David. Le tournage de L’important c’est d’aimer, deux ans plus tard, ne vaut pas seulement le César de la meilleure actrice à Romy. Une fois de plus, elle est tombée amoureuse de son partenaire, Jacques Dutronc, une fois de trop elle y a cru, pour au final, se retrouver seule. Ou presque.

Car Daniel, lui, est toujours là. Ce secrétaire si particulier ne veut qu’une chose : faire sourire à nouveau cette femme merveilleuse. Cet été 1974, Romy loue une maison à Saint-Tropez, où Daniel passe lui aussi des vacances. Un soir, ils décident de dîner ensemble, finissent la soirée en discothèque. Et c’est au petit matin face au soleil qui se lève sur la baie des Caroubier qu’ils échangent leur premier baiser…

Lili CHABLIS

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