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Romy Schneider : Sa liaison secrète avec Simone Signoret !

Publié le 28 octobre 2018

On croyait tout savoir des amours de Romy Schneider. Sauf qu’elle aimait aussi les femmes… Une confidence livrée à une journaliste, six ans avant sa mort.

Chacun de nous a ses petits et ses grands secrets.

Dévoiler certains d’entre eux exige un immense courage, non parce qu’ils sont inavouables, mais à cause de la tempête médiatique que leur révélation ne manquerait pas de déchaîner.

Car lorsque, comme c’était le cas de Romy Schneider dans les années 60-70, l’on incarne la féminité, confesser sa bisexualité reviendrait à casser son image, briser un mythe bâti année après année en prononçant une seule phrase.

Surtout à une époque où, hélas, la tolérance envers les amours saphiques était bien moins grande qu’aujourd’hui.

Aussi l’actrice allemande n’évoqua jamais dans la presse des préférences qui, après tout, ne regardaient qu’elle.


Cependant, la star, par une nuit de décembre 1976, à Cologne, dans son pays natal, s’est livrée sans retenue sur ce qu’elle avait de plus personnel à son amie Alice Schwarzer.

Bisexuelle

Des confidences que la journaliste avait gardées pour elle, respectant peut-être ainsi la volonté de la comédienne, disparue en 1982 à tout juste 43 ans.

Suicide ou mort naturelle, on ne saura jamais…

Mais aujourd’hui, estimant sans doute que les mentalités ont évolué sur le sujet, Alice a décidé d’écrire toute la vérité et rien que la vérité sur celle dont elle fut si proche, dans Romy Schneider intime, publié aux éditions de l’Archipel.

Notamment sur son attirance pour les femmes en général et une en particulier : Simone Signoret.

Oui, vous avez bien lu ! L’héroïne des Choses de la vie, le film de Claude Sautet, et celle de Casque d’or, le chef-d’œuvre de Jacques Becker, se sont aimées.

Il ne s’agissait pas d’une simple aventure, d’une histoire d’un soir, mais d’une véritable idylle.

Selon sa biographe, Romy « a eu une liaison secrète avec Simone, qu’elle admirait beaucoup ».

Si l’auteur ne précise pas la date de la rencontre entre ces deux icônes du septième art, tout porte à croire qu’elle a eu lieu entre 1958 et 1963, soit entre l’arrivée de Romy à Paris au bras d’Alain Delon et son départ pour les États-Unis après leur rupture.

Comme le raconte Alice Schwarzer, sa venue dans l’Hexagone a changé du tout au tout le regard que ses admirateurs portaient sur elle.

Pour bon nombre d’entre eux, la « vierge Sissi » est devenue la « salope de Paris », passant d’un cliché à un autre, de la princesse un peu nunuche à la femme sûre de son pouvoir de séduction.

Si ses fans avaient su la vérité sur leur idole déchue, nul doute que Romy aurait dû subir des coups encore plus violents.

Mais, malgré son apparente fragilité et sa sensibilité bien réelle, l’actrice savait encaisser depuis l’enfance, après avoir grandi auprès d’une mère odieuse, Magda, très proche du haut dignitaire nazi Martin Bormann et d’Hitler lui-même.

Après avoir échappé aux griffes de cette maman indigne, la jeune femme était capable de tout assumer, sans pour autant éprouver le besoin d’aller crier sur les toits son faible pour le « beau sexe ». 

Quant à Simone Signoret, de dix-sept ans son aînée, elle était surtout connue pour souffrir des infidélités de son homme, Yves Montand, coureur de jupons invétéré.

De quoi, peut-être, lui donner envie de s’épancher auprès d’une épaule compatissante, que ce soit celle d’une femme ou d’un homme.

Si l’ouvrage d’Alice Schwarzer n’entre pas dans les détails de leur histoire d’amour, une chose est sûre : quand Montand essayera, plus tard, en 1972, sur le tournage de César et Rosalie, un autre film signé Claude Sautet, d’ajouter Romy à la liste de ses conquêtes, la comédienne repoussera ses avances.

Et tout porte à croire que ce refus est pour elle une façon de rester fidèle à Simone, de ne pas trahir celle qui avait tant compté à ses yeux.

Comme l’explique sa biographe, cette relation n’aura pas été la seule de ce genre pour Romy, qui, même lorsqu’elle pouvait serrer dans ses bras Alain Delon, incarnation de tous les fantasmes de ces dames, n’en demeurait pas moins bisexuelle et le sera restée jusqu’au bout.

Car selon Michael Jürgs, qui lui a également consacré un livre, sa dernière maîtresse aura été une Berlinoise, à qui la star aurait déclaré : « J’espère avoir un jour le courage de vivre avec une femme. »

Un vœu pieux, selon son amie et confidente : « Elle avait une si faible estime de soi qu’elle n’a jamais pu renoncer à chercher auprès des hommes la confirmation de sa valeur. »

Et si Romy aurait eu, toute sa vie durant, de longs épisodes amoureux avec des femmes, l’actrice a laissé très peu de place à ses amantes, cachant et refoulant ses relations en son for intérieur, persuadée que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.

Claude LEBLANC

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