France Dimanche > Actualités > Salvatore Adamo : Sa descente aux enfers !

Actualités

Salvatore Adamo : Sa descente aux enfers !

Publié le 24 novembre 2020

.photos:bestimage
© BESTIMAGE -

Cela faisait des mois que Salvatore Adamo préparait son 77e anniversaire, hélas, c'était compter sans ce terrible coup du sort…

Il y a encore quelques semaines, Adamo tenait bon. Comme beaucoup de ses compatriotes, il tentait de maintenir le cap, malgré les importantes dispositions sanitaires qui touchent la Belgique, rudement éprouvée par l'épidémie de coronavirus. Pourtant, la mort de Delizia, l'une de ses cinq sœurs, partie à l'âge de 67 ans au début de l'année, l'avait terriblement meurtri… Tout comme l'a anéanti la disparition, en septembre dernier, de son amie et marraine de chanson, Annie Cordy, avec qui il avait débuté sa carrière : c'est elle qui, en 1963, lui avait ouvert les portes de la télévision belge.


Mais, jusqu'ici, le chanteur avait fait contre mauvaise fortune bon cœur, espérant être plus fort que ses chagrins, pensant revenir sur le devant de la scène pour accomplir ce qui lui procure le plus plaisir dans l'existence : chanter pour son public. Hélas, aujourd'hui, ce doux projet n'est plus du tout d'actualité. Chanter, se rassembler, partager ensemble des moments de musique dans une salle, tout cela est désormais interdit. En France, comme on le sait, depuis l'instauration d'un deuxième confinement, mais aussi en Belgique, où les établissements culturels, festifs et sportifs sont fermés. Un crève-cœur pour Adamo qui espérait que sa vie reprendrait enfin son cours… et retrouverait tout son sens.

Et dans cette terrible débandade, une nouvelle encore plus grave vient de frapper le chanteur. Et de le frapper là où il est le plus fragile, le moins défendu : son cœur ! En effet, c'est ce qu'il a de plus profond en lui, en tant qu'homme, qui est aujourd'hui touché. Et, cette fois, rien ne pourra probablement consoler l'artiste de cette déception terrible, qui réduit à néant un événement qu'il préparait depuis des mois, des années même. Un événement qui le portait véritablement et pour lequel il aurait tout donné.

Adamo avait en effet projeté de célébrer son 77e anniversaire, le 1er  novembre dernier, en compagnie des siens, de toute sa famille, qui est pour lui le fondement de sa vie. Or, comme vous le savez sans doute, si Adamo vit en Belgique, il est né dans le village de Comiso, en Sicile. Une partie de lui qui lui importe tout autant que sa tribu belge… Pour son anniversaire, il avait prévu de faire venir ses parents siciliens à Uccle où il réside, puis d'effectuer un pèlerinage en famille à Comiso… Hélas, terrible déception : à cause de l'épidémie qui sévit partout en Europe, ces réunions ont été compromises ! Et cette mauvaise nouvelle aurait véritablement ébranlé le chanteur, qui aurait passé son anniversaire avec un terrible sentiment de solitude. Car personne n'est plus « famille » que lui. Pour bien comprendre à quel point ce renoncement a été une tragédie à ses yeux, il faut se souvenir qu'il a vu le jour en Sicile, en 1943, entouré d'amour par son père, Antonio, puisatier, et sa mère, Concetta. Mais la vie est difficile. Quatre ans après la naissance du petit garçon, Antonio part en Belgique où il a trouvé un emploi de mineur.

Trouille Quelques mois plus tard, sa femme et son fils le rejoignent à Ghlin, puis la famille s'installe dans la cité minière de Jemmapes. Deux rivières la traversent, aux noms très évocateurs : la Haine et la Trouille… Même si les parents Adamo ont eu le courage de tout quitter, espérant une vie meilleure, l'existence est dure : le père de Salvatore descend chaque jour au fond des puits pour y trouver du charbon, et le racisme est ambiant. « À notre arrivée en Belgique, mes parents et moi avons vécu trois ans “à l'écart”, au purgatoire si j'ose dire, dans une cité de baraques en bois, aux toits en tôles ondulées, à un jet de pierre de la mine où trimaient mon père et ses amis émigrés. Ils ont broyé du noir, au sens propre et sale. Le charbon était partout. Il noircissait le ciel, le vert des arbres, les prairies, les nuages, les mineurs, leurs femmes, leurs enfants, leurs repas, et sans doute leur esprit », avait-il écrit en préface de la bande dessinée Macaroni !, signée Thomas Campi et Vincent Zabus.

Et si le chanteur a totalement adopté – et été adopté ! – par la Belgique, il est resté très attaché à ses racines italiennes. C'est à l'âge de 11 ans qu'il est retourné pour la première fois en Sicile, la terre de ce grand-père paternel, Salvatore, dont il porte le prénom. Et depuis, il y était souvent revenu, comme on retourne chez soi. Il y a même chanté !

Aussi, pour lui, rassembler l'ensemble de sa famille pour son anniversaire était capital…C'est d'ailleurs le plus symboliquement du monde qu'il avait acquis, en 2019, la nationalité belge qu'il n'avait pas jusque-là ! « Par gratitude pour la Belgique, je vais devenir Belge, avait-il déclaré à VSD, et par fidélité à mes parents, je veux rester Italien. Double nationalité donc. » Un changement qu'il avait demandé à la seule condition de pouvoir conserver l'Italie sur ses papiers.

Aujourd'hui, avec cet interdit qui l'empêche de célébrer les deux parts de lui-même, Adamo n'a jamais été aussi malheureux. Tout ce que l'on espère, c'est que l'épidémie se termine enfin et que chacun puisse à nouveau former de beaux projets. Pour Salvatore Adamo, peut-être celui de fêter ses 78 ans auprès de tous les siens…

Le comédien vient de sortir un livre, C'est l'heure des contes, publié aux éditions Flammarion, dans lequel il réécrit à sa façon les histoires pour enfants que l'on nous racontait quand nous étions petits. Avec son humour coutumier mais aussi avec une bonne dose de noirceur, il pose un regard très critique sur toutes les violences que subit notre société, des pesticides au harcèlement, en passant par le dérèglement climatique.

À 69 ans, celui qui soutient activement l'association Le Rire médecin – dont le but est de faire entrer des clowns à l'hôpital afi n de redonner le sourire aux enfants malades – semble se porter à merveille. Une jolie prouesse, quand on pense qu'il est déjà mort… trois fois !

La toute première, c'était en 2008. À cette époque, une rumeur insistante dit que l'acteur a péri en tombant d'un balcon, se fracassant sur des rochers en contrebas. Trois ans plus tard, en 2011, rebelote : cette fois, Gérard Jugnot aurait été victime d'une crise cardiaque ! Mais la série noire ne s'est pas arrêtée là… On ne meurt que deux fois, vous vous en souvenez peut-être, était le titre d'un long métrage de 1985, signé Jacques Deray. Pour le comédien, il faudrait tourner un nouveau film qui s'intitulerait On meurt au moins trois fois !

En effet, au début du mois de février dernier, un message posté sur Internet avait alarmé ses proches. L'interprète de Pinot simple fl ic aurait, dit-on, succombé à un infarctus ! « J'ai appris ma mort par un copain hier, avait-il déclaré, pince-sans-rire, lors de l'émission Les Grosses Têtes, sur RTL. Je serais mort hier à quatre heures du matin… Moi qui ai peur de la mort, je suis rassuré car ce n'est rien du tout. » Il avait même ajouté, avec beaucoup d'humour et un sourire en coin : « Ma femme a essayé de se trouver une robe noire, mais elle n'a pas eu le temps… »

Mais si Gérard a tenté de prendre les choses avec légèreté, il n'en a pas été de même pour sa famille. Eux ont été terriblement angoissés ! « Mon fils et ma femme ont été un peu secoués. Et puis Arthur s'est dit que, si j'étais mort, je l'aurais appelé… Blague à part, faire courir ce genre de bruit dénote un certain état d'esprit. Comme ces vagues d'insultes anonymes qui fl eurissent sans cesse, quoi que vous fassiez. Bref, les réseaux sociaux…», vient d'expliquer l'acteur à Paris Match.

Espérons que les prochains messages qui parleront de lui seront pour évoquer son livre ou son fi lm, Le Petit Piaf, qui doit sortir dans quelques mois !

Laurence PARIS

À découvrir