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Satya Oblette : Que devient le célèbre ancien mannequin aux cheveux blonds ?

Publié le 13 août 2018

En quête d’authenticité depuis plusieurs années, Satya Oblette a mis son énergie au service des enfants malades…

A 42 ans, Satya Oblette est un homme du cœur. Après avoir arpenté les podiums des plus grandes marques entre 1990 et 2000, le plus célèbre mannequin homme – reconnaissable à sa crinière peroxydée qui contraste avec sa peau matte – se lance en 2006 dans l’émission de télé-réalité « Je suis une célébrité, sortez moi de là » pour l’association SOS Hépatite. Depuis, le combat humanitaire de celui qui s’est fait découvrir par Jean-Paul Gautier n’a pas faibli…

Lundi 9 juillet, Satya Oblette participait à l’Étape du Cœur sur le Tour de France, à Cholet, au profit de l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque. Depuis 2011, celui qui est devenu l’ambassadeur de cette association se bat pour récolter les fonds nécessaires à l’opération d’enfants cardiaques venant de pays défavorisés…

L’objectif qu’il poursuit aujourd’hui ? Donner un sens à sa nouvelle vie.

France Dimanche : Pourquoi est-ce important pour vous d’être ici aujourd’hui ?

Satya Oblette : J’ai choisi de m’associer à Mécénat Chirurgie Cardiaque pour plusieurs raisons… Après avoir été contacté par l’association, j’ai rencontré le professeur Francine Leca [la fondatrice de l’association, Ndlr.] qui m’a convaincu de rester. J’aime savoir avec qui et pour qui je travaille. Ici, je connais le fonctionnement. Par rapport au nombre de bénévoles, il y a peu de salariés car l’association fait tout pour conserver un maximum d’argent pour sauver les enfants. De plus, il me semble important de m’impliquer auprès d’associations qui prônent l’autonomie d’un pays. C’est ce que fait Mécénat Chirurgie Cardiaque en développant un programme qui permet de former les médecins sur place. Même si j’habite en Suisse aujourd’hui et que je ne peux plus en faire autant qu’avant, j’essaye de répondre présent dès que je suis disponible… C’est une mission que je fais vraiment avec le cœur.

FD : Il y a quelques années, vous confiez être en quête d’authenticité…

SO : C’est juste. C’est pour ça que je suis parti de la France pour la Suisse du jour au lendemain. Cette quête d’authenticité vient du fait que je suis adopté et que mes parents sont Français. On est partis vivre dix ans en Afrique. J’ai fait mes études en France, un peu aux Etats-Unis. Ensuite, on est revenus en France mais ces différents voyages font que je ne suis pas du tout un citadin… Quand j’habitais à Paris, je commençais à me sentir mal car je voyais naître en moi une attitude parisienne qui ne me convenait pas. Je commençais à devenir mesquin, désagréable et m’as-tu vu. Mon quotidien et mon hygiène de vie ne m’allaient plus… C’est pour ça que j’ai quitté Paris. Pour pouvoir réaliser cette quête, pour pouvoir donner aux autres, il faut bien avec soi-même. Et je ne l’étais plus.

FD : Vous avez quitté les podiums depuis quelques années maintenant… Qu’est-ce que vous faites aujourd’hui ?  

SO : J’ai lancé une société dans le digital marketing stratégique. Puis, ma société s’est faite racheter par une entreprise Suisse du nom de Marville 56. Aujourd’hui, elle fonctionne sur un modèle très différenciant : à gauche, il y a une société digitale éducative et stratégique. À droite, j’ai créé la fondation M56. À travers les coûts financiers générés par l’entreprise, la fondation récupère un pourcentage qu’elle va redistribuer à plusieurs associations et ONG comme le Programme des Nations Unis pour le développement ou Mécénat Chirurgie Cardiaque. L’objectif est de créer quelque chose de pérenne et de donner du sens à ce qu’on fait et à ce que font nos clients.

FD : Vous deviez épouser votre ancienne compagne. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

SO : Cela fait maintenant deux ans qu’on est séparés. Je ne l’ai pas crié sur tous les toits, mais voilà… À l’époque, j’avais tatoué son prénom sur mon doigt. Là, je suis en pleine phase de détatouage… À cause de ma peau matte, je dois y aller doucement. Malgré tout, nous ne sommes pas en mauvais termes car nous nous nous voyions de temps en temps.

FD : Vous avez un fils. Il vivait avec sa mère aux Etats-Unis et c’était difficile pour vous de garder contact. Comment va-t-il aujourd’hui ?

SO : J’ai réussi à revoir mon fils. Il vit seul aujourd’hui. Là, je l’ai eu au téléphone ce matin. Il va bien. Pour se payer ses études en commerce international, il travaille pour une marque de valises qui s’appelle Samsonite. En parallèle, il a fait un court métrage qui a été primé aux USA. Aujourd’hui, il a même le premier rôle dans un long métrage qui porte le nom de « The French American ».

FD : Vous êtes reconnaissable entre tous grâce à vos cheveux blonds… Pourquoi avoir choisi de vous teindre les cheveux ?

SO : Je me suis teint les cheveux après un voyage en Inde. À l’époque, j’habitais à Montmartre. Je prenais un coup avec des amis quand j’ai vu un vieil indien à la chevelure blanche et à la barbe mal taillée. Il me rappelait ces sages que l’on peut croiser dans les temples indiens. Je me suis dit « wahou, je veux être comme lui ». Je ne savais pas trop comment faire. J’ai pris mon composite, j’ai mis du tipex et je suis allé voir mon coiffeur. Le lendemain, je débutais les défilés. Aujourd’hui, c’est devenu mon ADN. C’est ce qui me permet de continuer à faire ce qui m’est cher. 

Julia NEUVILLE

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