France Dimanche > Actualités > Serge Gainsbourg : Une soirée très alcoolisée…

Actualités

Serge Gainsbourg : Une soirée très alcoolisée…

Publié le 1 juin 2015

L’artiste n’était pas connu pour son amour immodéré de l’eau minérale. Mais, à en juger par le récit que faisait le regretté journaliste Rémy Kolpa-Kopoul des ses 14 heures de bordée avec Serge Gainsbourg, en 1987, il fallait vraiment un foie à toute épreuve pour suivre le rythme de ses nuits d’ivresse.

Chaque semaine, notre journaliste Brice Moulin revisite l'actualité des gens célèbres.

Tout commence très tôt, vers 16 h, rue de Verneuil à Paris, au célèbre domicile de la star où il a donné rendez-vous au journaliste Rémy Kolpa-Kopoul -RKK- qui travaille alors pour Libération. L’échauffement a déjà de quoi faire jaunir les invités : quatre triple pastis ! Vers 20 h, tout le monde embarque dans la voiture du reporter, cap sur l’hôtel Raphaël, un palace situé à deux pas de l’Arc de Triomphe. “Gainsbarre” est un habitué du bar et du cocktail maison. Après deux verres de ce nectar, les estomacs commencent à crier famine : il est temps de passer à table. C’est le chanteur qui régale ! Des bouteilles de Pommard aident à faire glisser les plats en douceur, mais pour faciliter un peu plus sa digestion, Serge commande un whisky. Comme son invité se dit qu’un tel mélange des genres serait fatal à ses intestins, le chanteur lui commande une bouteille de champagne Roederer rosé. À cet instant déjà, l’haleine des commensaux pourrait décoller du papier peint, mais l’interprète du Poinçonneur des Lilas est toujours assoiffé. La bagnole redémarre et, par miracle, conduit la joyeuse troupe jusqu’au Drugstore Saint-Germain, pour faire le plein de Bailey’s et de Get 31, le tout accompagné d’un jambon de Parme! Des cadeaux pour les flics du commissariat du VIème arrondissement, où la star a ses habitudes. Godet à la main, tout le monde papote avec les policiers venus faire une pause charcuterie. Quand l’heure de la relève approche, l’auteur de You’re under arrest convie toute la patrouille à venir écouter son album chez lui, et offre un whisky à la cantonade. C'est là que le vaillant journaliste rend les armes. Des policiers le ramènent chez lui. Il se souvient de la sirène des voitures, s’endort vers 4h15, et n’émergera que le surlendemain. Toute honte bue…

Brice Moulin

Lire l'intégralité du récit de RKK sur le site de Nova

À découvrir