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Serge Lama : Dévasté par le chagrin !

Publié le 15 janvier 2020

Avec la perte de sa femme adorée en novembre 2016, Serge Lama est à nouveau frappé par un deuil intime…

L’interprète de Je suis malade n’a pas été épargné, ces derniers temps, par les épreuves. La pire de toutes est la tragique disparition de sa femme.

Le 24 octobre 2016, Michèle, avec qui il avait partagé quarante-six ans de vie, la mère de leur fils Frédéric, s’éteignait, le laissant désespéré.

Et le temps n’a pas pansé son mal autant qu’on aurait pu l’espérer. Un an et demi plus tard, le chanteur était toujours aussi meurtri, ainsi qu’il s’en ouvrait à notre confrère Gala : « Quand vous prenez un coup pareil sur la tête, il n’y a rien qui peut vraiment apaiser. Le temps soulage un peu, mais ce sont des blessures qui ne se ferment jamais. Michèle et moi, c’était un vieux compagnonnage. Ce qui nous a liés pendant 46 ans est difficile à expliquer, on n’a jamais vécu ensemble, mais c’était une complicité totale, absolue », expliquait-il à notre confrère, toujours très éprouvé.


Avec le départ d’Alain Barrière, c’est un nouveau bleu à l’âme qui marque l’interprète de Mon ami mon maître. En effet, les deux hommes se sont connus, et même « reconnus » au tout début de la carrière de Serge. Alors que ce dernier n’était qu’un jeune chanteur débutant, Alain Barrière, déjà vedette, le prenait sous son aile pour faire sa première partie en 1969. Ce genre de chose, on ne l’oublie jamais. Les liens que les deux hommes avaient tissés, à cette époque bénie de la chanson française, n’ont, semble-t-il, jamais cessé, malgré le temps passé et les épreuves de l’existence. On se souvient qu’en 2000, Lama avait rendu un magnifique hommage à son aîné, en reprenant, aux côtés de Jean-Jacques Goldman et Marc Lavoine, le titre dont Barrière avait fait un tube en 1963 : Elle était si jolie…

Et c’est avec émotion qu’il a rendu hommage à son camarade dans les colonnes du Parisien. à lui, et à son talent qui a véritablement marqué toute une génération : « Ma vie [titre sorti en 1964, le plus grand succès d’Alain Barrière ndlr], c’est le dernier grand slow, l’incontournable des dancings », a-t-il confié, avant d’ajouter : « Ses chansons étaient ravissantes, mais il était tellement torturé avant de monter sur scène qu’il picolait et tournait comme un lion en cage. Il m’avait dit : “J’ai peur tous les soirs.” Il était complexe, communiquait peu et était bourru et têtu comme un Breton. Il s’est battu contre lui-même. Et ça l’a perdu. »

Laurence PARIS

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