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Sheila : Condamnée à revivre la mort de son fils !

Publié le 10 juillet 2018

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Le calvaire de la perte de Ludovic n’aura pas suffi, la justice tient en plus Sheila pour responsable de son overdose. Un jugement insupportable.

«Mon monde s’est effondré. »

C’est avec ces mots que, un an après la tragique disparition de son fils unique, le 8 juillet 2017, due à une overdose de cocaïne et de médicaments, Sheila parlait de ce qu’elle éprouvait face à la mort de son garçon de 42 ans.

Elle expliquait à notre confrère Gala qu’il ne lui restait personne à qui se rattacher, ni parents ni enfant, et que sa seule véritable famille était devenue son public.

Raison pour laquelle elle était rapidement remontée sur scène malgré le drame.


En vérité, si le show devait continuer, c’était avant tout pour elle, pour qu’elle ne s’effondre pas.

« Je ne fais pas ça pour avoir de l’admiration, je fais ça pour survivre », expliquait-elle, bouleversante.

Mais la chanteuse n’a pas pu commencer à faire le deuil de son fils en chantant sa peine, dans la tranquillité qui lui aurait peut-être permis de se sentir moins malheureuse.

Car la dernière compagne de Ludovic, Sylvie Ortega Munos, a multiplié les déclarations après sa mort, sur les réseaux sociaux mais aussi dans la presse, accablant Sheila. L’accusant, purement et simplement, d’être responsable de sa disparition !

Monnaie d’échange

« Il n’a jamais été aimé, ni par son père ni par sa mère, confiait Sylvie Ortega Munos au magazine Ici Paris en avril dernier. Une mère qui refuse de voir son enfant pendant neuf ans mérite-t-elle d’être appelée maman ? Sa part de responsabilité dans la mort de Ludo est énorme… Il n’a cessé de lui lancer des appels au secours. C’est clairement de la non-assistance à personne en danger. Plusieurs fois je l’ai appelée pour lui dire : “Ludo va très mal, il a besoin de vous…” Elle n’est jamais venue. » Elle ajoutait encore : « Il y avait deux périodes très douloureuses pour lui, c’était autour de sa date d’anniversaire et celle de sa mère, car il savait qu’il ne la verrait pas – elle refusait de le voir depuis sept ans – et ça lui était insupportable. »

On peut imaginer à quel point la violence de ces propos a dû blesser Sheila, elle qui se sentait déjà anéantie par la disparition de son enfant…

La chanteuse décidait alors de ne pas laisser ce qu’elle considérait comme des mensonges envahir les médias.

Ainsi, le 23 avril, elle passait à l’acte, en attaquant la compagne de son fils en diffamation.

Début juin, Sheila justifiait son geste auprès de nos confrères de Télé-Loisirs :
« Je me suis tue pendant un an, mais il y a des limites au supportable. Ludo n’est plus là : j’aimerais qu’on le respecte en le laissant partir tranquillement. Que certaines personnes se servent de sa mort comme monnaie d’échange est déplorable. »

Mais si elle espérait que la justice lui reconnaîtrait le droit de ne pas être désignée comme étant coupable d’avoir laissé mourir son fils unique, ses espoirs ont été cruellement déçus.

Le 22 juin, la décision des juges tombait, tel un couperet : Sheila perdait son procès en référé contre Sylvie Ortega Munos !

À ses yeux, c’était sans doute comme si son fils était mort une seconde fois et qu’elle était, en tant que mère, responsable de ce drame !

À bout, certainement stupéfaite de la décision du tribunal, Sheila publiait ce jour-là un long message sur son compte Facebook.

Celui d’une femme épuisée, mais qui refuse de baisser les armes : « Aujourd’hui, le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a retenu que la dernière compagne de mon fils pouvait m’accuser librement et en toute impunité d’avoir ignoré ses appels au secours, ses dernières volontés et même qu’il “faut encore indiquer que la phrase ‘Même mort, Sheila continue à renier son fils’ est assurément du domaine du jugement de valeur” mais pas diffamatoire, explique-t-elle. Depuis un an, je suis quotidiennement traînée dans la boue par celle qui aurait partagé la vie de mon fils unique. […] Le juge estime que d’être décrite “comme une ‘mauvaise mère’, même si cela constitue une appréciation difficile à vivre pour moi” ne serait donc pas diffamatoire. Ce n’est pas difficile à vivre, c’est invivable. »

La chanteuse a décidé de faire appel de cette décision.

Il va lui falloir maintenant patienter avant de savoir si elle sera enfin entendue.

Et affronter avec courage ce deuil impossible…

Laurence PARIS

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