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Sheila : Son fils est toujours à ses côtés !

Publié le 5 juin 2018

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Battante infatigable, Sheila, qui a vécu l’horreur de perdre son enfant, chante encore pour Ludovic…

Plus solide que jamais, la tête haute et le regard tourné vers l’avenir…

Depuis la sortie de son premier grand tube, L’école est finie, il y a cinquante-cinq ans, Sheila est là, avec nous, malgré les épreuves jetées par on ne sait quelle puissance maléfique sur ce qu’elle appelle « son chemin de vie ».

Cette infatigable battante est même repartie sur les routes de France et terminera sa grande tournée salle Pleyel, le 28 décembre, à Paris.

Et comme si le fait de devoir monter sur scène presque chaque soir ne suffisait pas à combler son emploi du temps déjà bien chargé, l’interprète de Bang Bang prépare actuellement un nouvel album avec certains des plus grands musiciens américains, dont Bile Rodgers qui lui avait composé son tube Spacer.

Réincarnation

Mais si l’on comprend ce besoin de s’étourdir d’activités, il paraît difficile d’oublier que, le 7 juillet 2017, voilà tout juste onze mois, Sheila a éprouvé la pire des souffrances : la mort de son fils Ludovic…


« Par rapport à tout ce que j’ai vécu ces derniers temps, a-t-elle récemment confié dans Télé Poche, il était indispensable que je me jette dans le travail. […] C’est ce qui me tient debout. Si je ne me raccroche pas à ça, je me raccroche à quoi ? »

Cette question qui semble s’adresser à une force supérieure, elle parvient à lui trouver une forme de réponse.

Car pour surmonter cette douleur, passer outre cet incommensurable chagrin qu’est la perte d’un enfant, il paraît évident que la fuite dans le travail n’est pas l’unique ressource.

Il faut être doté d’une force de caractère exceptionnelle, mais aussi, peut-être, d’une foi en quelque chose de plus grand que soi : « Je ne suis pas de celles qui renoncent, a en effet déclaré Sheila, dans l’émission Bonjour la France, sur Europe 1. Soit on s’écroule, soit on continue. La vie est faite d’épreuves, plus ou moins difficiles, et la dernière que j’ai vécue est juste insupportable. Mais cela doit être mon destin, je dois sûrement en apprendre quelque chose. »

Pour elle, aussi incroyable que cela puisse paraître, Ludovic est encore là près d’elle, ainsi qu’elle l’a aussi confié au micro de Daphné Bürki, agrémentant ses propos d’une autodérision qui ne lui fait jamais défaut : « Je suis un peu perturbée de la tête, vous savez, je crois en la réincarnation, je crois au chemin de vie, donc ça me permet d’aborder les épreuves différemment. »

À tel point que peu après le décès du jeune homme, elle a surpris son monde, quitte à en offusquer certains, en offrant ce qu’elle a de meilleur : « Je me dis toujours que je peux faire du pire quelque chose de positif, a-t-elle encore expliqué. J’ai réussi, un mois après la disparition de mon fils, à chanter, le 16 août, le jour de mon anniversaire. J’avais fait pareil à la mort de mes parents. […] Je l’ai fait pour lui, il avait envie de m’entendre chanter, il m’a vue chanter. »

Une certitude viscérale pour celle qui vient même de confier dans Télé Loisirs qu’elle interpréterait durant toute sa tournée Aimer avant de mourir, chanson sortie en 1975, année de naissance de son fils : « Elle est désormais particulièrement chargée d’émotion. La naissance de Ludo, son enfance, sa jeunesse… tout cela fait partie de ma vie, il est présent partout dans ma maison. Mais quand je chante sur scène, je me sens en connexion avec lui. »

Ame

Une connexion qui semble lourdement parasitée par l’attitude de la dernière compagne du fils de Ringo, Sylvie Ortega Munos, qui était à ses côtés au moment de son décès.

Cette dernière a en effet accusé son ex-belle-mère d’être responsable de sa disparition.

Des propos relayés par la presse et les réseaux sociaux, jugés diffamatoires par la chanteuse qui, n’y tenant plus, après un an de silence, le 23 avril dernier, a saisi le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris.

Selon l’avocate de la star, Sylvie Ortega Munos n’a pas cessé, depuis la fin tragique de Ludovic, de mener une campagne contre sa cliente, allant même jusqu’à livrer un récit ne correspondant pas à la réalité des derniers instants du fils de Ringo, récit complètement démenti par les rapports officiels qui donnent notamment une tout autre version de l’heure et du lieu de l’overdose.

Pour ajouter à cela, l’auteure d’Entre océan et mer noire, sorti chez Pygmalion le 2 mai dernier, avance qu’elle s’était mariée à Las Vegas avec son compagnon.

Si le fait de perdre son enfant est la plus cruelle, la plus insurmontable des épreuves, on imagine l’horreur que cela doit être de devoir en plus faire face à ceux qui vous tiennent pour responsable de ce drame.

Pour l’artiste, montrer au monde son meilleur visage est une réponse pleine de bon sens et d’espoir : « J’ai reçu une éducation qui vous pousse à faire ce que vous avez à faire, confie-t-elle enfin, toujours à Daphné Bürki. Et cela vient aussi de mon âme de saltimbanque, un peu comme un clown qui amuse les gradins et qui rentre ensuite chez lui pour pleurer. »

Mère éplorée, mais aussi artiste dans l’âme, cette femme forte sait que, quoi qu’il arrive, le pire comme le meilleur, « le spectacle doit continuer »…

Clara MARGAUX

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