France Dimanche > Actualités > Sophie Davant : En guerre contre ses enfants !

Actualités

Sophie Davant : En guerre contre ses enfants !

Publié le 28 avril 2017

L’animatrice Sophie Davant supporte parfois mal d’avoir deux  Tanguy  à la maison.

Lorsque l’enfant paraît, nombreux sont les parents qui, tout en sachant que leur destin et celui de la chair de leur chair seront liés à jamais, angoissent par anticipation, en songeant au jour où leur progéniture finira par couper pour de bon le cordon ombilical, quittant le nid familial pour voler de ses propres ailes. Mais les années passent, et le point de vue de ces pères et de ces mères modèles a tendance à évoluer, voire à changer radicalement.

Cela semble être aujourd’hui le cas de Sophie Davant, à en croire ses confidences au magazine Gala. Et ses propos ne sont pas sans rappeler le scénario d’un film qui a marqué toute une génération : Tanguy, le long-métrage d’Étienne Chatiliez, sorti en 2001. Une comédie qui a dû son succès à sa pertinence, à la façon dont le réalisateur a su humer l’air du temps et séduire des spectateurs qui se retrouvaient tout à fait dans son conte moderne.

->Voir aussi - Sophie Davant : Son incroyable secret de beauté !

Pour ceux qui n’auraient pas vu ce must du cinéma français, cette œuvre raconte les mésaventures d’Édith Guetz (jouée à la perfection par Sabine Azéma) et de son mari (interprété par André Dussollier), dont le fils unique (incarné par Éric Berger) abuse pour le moins de l’hospitalité familiale. Diplômé de Sciences Po et de l’École normale supérieure, il pourrait sans problème décrocher un emploi et louer un appartement.

Mais alors que le jeune homme approche la trentaine, il préfère de loin jouer les coucous et rester chez papa-maman, qui n’en peuvent plus de voir ce grand gosse vautré dans leur canapé et feraient tout pour se débarrasser de ce fardeau. Des envies d’homicides leur viennent même à l’esprit.

->Voir aussi - Sophie Davant : Elle ne méritait pas ça !

Bien sûr, Sophie Davant est loin d’envisager de recourir à de telles extrémités. Mais le fait est que, ainsi qu’elle s’en est ouverte à notre confrère, la présence, voire l’omniprésence de ses deux grands gamins sous son toit a tendance à lui peser. « Ils quittent le nid très lentement, explique la journaliste. J’en arrive à un stade – et je culpabilise de le dire – où la cohabitation avec les jeunes adultes qu’ils sont est un peu pénible, parce qu’ils ont leurs habitudes, leur manière de vivre, et moi la mienne. »

Comme trop souvent, selon l’expression consacrée « le diable est dans les détails », il suffit de petits riens pour déclencher sinon la colère, du moins l’irritation de cette maman poule, toujours aussi attentionnée, mais néanmoins soucieuse de défendre son espace vital : « Je retrouve des bibelots déplacés pour faire la place à des platines, mes lampes poussées pour mettre des enceintes, j’ai comme objets de déco des chargeurs de portables dont les fils pendouillent un peu partout, des cannettes de bière qui traînent… Parfois j’ai l’impression non plus d’être chez moi mais d’habiter chez eux. »

Ainsi l’on aurait tendance à croire que Sophie est en guerre contre ses enfants. Nicolas, l’aîné, 23 ans, qui a entamé une carrière prometteuse de compositeur, et Valentine, 21 ans, qui, de son côté, poursuit des études de droit et de sciences politiques. Un garçon à la mentalité d’artiste et une fille dont le caractère n’est pas sans rappeler celui de sa mère, de l’aveu même de cette dernière. Et vous avouerez que ces jeunes gens sont encore loin d’avoir atteint l’âge d’un Tanguy.

Mais leur présence agace parfois néanmoins leur mère qui, de son côté, paraît vivre une seconde jeunesse, ainsi que le suggère le titre de l’ouvrage qu’elle vient d’écrire à quatre mains avec le psychiatre Christophe Fauré : Il est temps de choisir sa vie ! C’est la troisième fois que le praticien et la journaliste unissent leurs efforts.

Au départ, Elle avait contacté ce spécialiste du deuil pour une émission consacrée à la mort. Ils avaient sympathisé, et leur dialogue avait accouché, en 2010, d’un premier ouvrage, Au-delà… Grandir après la perte (paru chez Michel Lafon).

Armistice

Cette fois, les deux complices donnent sept clés pour affronter les épreuves que le destin sème sur notre route. L’idée est venue à Sophie lorsque son émission Toute une histoire a disparu de la grille des programmes de France Télévisions, événement que la fringante quinquagénaire confie avoir très mal supporté.

Reste à savoir si Sophie Davant pourra tirer profit de ses propres conseils et surmonter une situation délicate pour cette mère qui n’a jamais voulu être copine avec ses enfants, mais a dû les soutenir après sa rupture avec leur père, Pierre Sled, alors qu’ils avaient respectivement 18 et 16 ans.

Heureusement pour elle, les ponts sont loin d’être rompus avec Nicolas et Valentine : « Le dialogue est facile entre nous, précise l’animatrice, toujours dans Gala. On dîne régulièrement ensemble. Récemment ma fille m’a dit qu’elle mesurait à quel point nos discussions l’avaient fait grandir et qu’elle aimerait bien être une mère comme moi, car j’avais su leur laisser leur dose d’autonomie au moment où ils en avaient besoin, tout en étant présente. Ça m’a émue aux larmes. »

Bref, vous l’aurez compris, dans la guerre entre les générations, l’armistice est plus proche que jamais…

Claude Leblanc

À découvrir

Sur le même thème