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Sophie (Koh-Lanta) : “J’ai eu peur que ma fille m’oublie !”

Publié le 17 mai 2019

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© Philippe Le Roux/ALP/TF1/Starface Sophie

Récemment divorcée, la professeure de kitesurf est partie dans l’aventure en laissant à regret sa petite Anita derrière elle.

La faim, la pluie et l’absence de ses proches ont grandi spirituellement cette professeure de kitesurf. De retour au Portugal où elle habite et travaille, la jeune femme de 34 ans souhaite désormais développer au quotidien ce nouvel aspect de sa personnalité.

France Dimanche : Qu’étiez-vous venue chercher dans l’aventure Koh-Lanta ?
Sophie : J’avais besoin de faire quelque chose pour moi. Je donne pas mal de ma personne au quotidien et je vis seule avec ma fille, Anita, qui a 5 ans. Je me suis dit que Koh-Lanta était parfait pour ça. Ce n’était pas vraiment un rêve, mais une idée qui me trottait dans la tête depuis un certain temps. Cette année, je me suis séparée du papa de ma fille et ça a provoqué une sorte de déclic. C’était quelqu’un de très important dans ma vie. On a vécu sept ans ensemble et construit des projets comme lancer mon magazine féminin de kitesurf. Cette séparation a été un choc, comme si un des piliers qui me tenait debout s’était effondré. Mais en m’encourageant à vivre mon aventure à fond, il m’a libérée. Il connaît mes failles et sait que j’ai parfois des problèmes de confiance en moi.

FD : Qu’est-ce qui a été le plus dur pour vous dans l’aventure ?
S : Etre loin de ma fille… J’ai l’habitude de partir en voyage sans elle pour mon travail, mais être sans nouvelles, ne pas savoir comment elle se sent ni si elle a fait un cauchemar, c’était terrible. Je n’avais qu’une crainte : qu’elle m’oublie. J’ai aussi beaucoup souffert de la solitude… Quand on est sur l’île, on a de nombreux moments à nous. Alors, je m’isolais et gambergeais. Sans le vouloir, je devenais vraiment solitaire. Le pire, c’était aussi l’isolement et l’ennui.

FD : Dans le dernier épisode, vous avez confié détester l’ambiance de stratégie qui règne sur l’île de la Réunification.
S : Ce n’est pas du tout ma tasse de thé ! Je suis quelqu’un de très émotif. J’ai tendance à faire passer d’abord les sentiments. J’ai conscience que c’était un jeu, mais je ne vous cache pas que c’est l’aspect de Koh-Lanta que je n’aime pas du tout ! Les stratégies des uns et des autres ne sont pas toujours faciles à accepter, humainement parlant.

FD : Qu’est-ce que Koh-Lanta a changé dans votre vie ? 
S : Ce jeu m’a grandi spirituellement. Aujourd’hui, j’ai envie de développer cet aspect dans mes cours de kitesurf, de montrer aux gens que le bien-être, autant dans sa tête que dans son corps, est important. Je suis d’ailleurs en train de me former à l’hypnose !

FD : Est-ce que votre famille vous a reconnu dans le jeu ?
S : Mes parents sont extrêmement surpris de voir à quel point je me suis apaisée. J’ai toujours été d’un tempérament très impulsif et sanguin. Et tout ce qui ressort, c’est le contraire ! J’apparais extrêmement calme et j’arrive à prendre sur moi. Je préfère largement cette image d’une personne un peu en retrait et fidèle à ses valeurs, que celle de quelqu’un qui me ferait honte en regardant l’émission.

FD : Comptez-vous garder des contacts avec les autres candidats ?
S : Des liens très forts se sont noués. Ensemble, nous avons vécu des moments qu’on ne pourrait pas vivre ailleurs. On est devenus très proches. Surtout Steeve et moi. Il m’a permis de tenir. Le soir où Carinne est partie à cause de son problème médical, il a plu énormément. J’étais à bout. J’ai regardé Steeve et je lui ai dit : « Je n’en peux plus. » Il a mis ses deux mains sur mes épaules et m’a répondu : « Écoute-moi bien. S’il y a une personne dans le jeu qui ne peut pas abandonner, c’est toi. Tu ne peux pas rentrer chez toi, regarder ta fille, ton ex-mari et leur dire que tu as abandonné. S’il y a bien une chose que je ne vais pas te laisser faire, c’est ça. ». Il m’a redonné un énorme courage ! Cette force de caractère m’a accompagnée tout au long du reste de l’aventure. Il avait raison, abandonner aurait été le plus gros échec de ma vie.

FD : Comment a réagi votre fille à votre retour ?
S : Elle était à l’école quand je suis revenue. Je ne l’avais pas prévenue. Je suis entrée dans sa classe et elle était de dos. Ses copains m’ont reconnue et lui ont dit : « Regarde, ta maman est là. » Anita m’a vue. Elle s’est rapprochée de moi et a mis ses mains sur mon visage, se demandant si j’étais bien réelle. Elle m’a serrée très fort et s’est mise à pleurer de joie. Un moment intense !

FD : Si vous gagnez, que comptez-vous faire avec les 100 000 euros promis au vainqueur ?
: J’aimerais m’acheter une petite maison où j’organiserais des retraites sportives et spirituelles. Entre mes cours de yoga, je passerais derrière les fourneaux pour cuisiner de la nourriture saine !

Julia NEUVILLE

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