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Sophie Marceau : Brisée par le chagrin !

Publié le 27 janvier 2019

En quelques mois, la vie a infligé à Sophie Marceau de violents coups qui la laissent K-O debout.

Une femme semblable à tant d’autres marche dans les rues de Paris. Sans maquillage, les joues creusées, elle avance en donnant l’étrange impression de n’avoir pas réellement de but. Comme si elle ne savait pas où elle allait vraiment, comme si personne ne l’attendait. Comme si, à ce moment de sa vie, elle se sentait aussi perdue que si elle découvrait les rues d’une ville étrangère… 

Cette femme, que peu de gens ont reconnue ces derniers jours dans les avenues de la capitale, c’est Sophie Marceau. La star de La boum, de L’étudiante, de Braveheart, celle que l’on appelait « la petite fiancée des Français » avec émotion. Ces derniers mois, son visage a changé. Son regard s’est durci. Le temps qui est passé a apporté à l’actrice un incroyable lot de souffrances, plus violentes les unes que les autres, au point de gommer sur son beau visage, les sourires radieux qu’on lui connaissait.

Lorsqu’on est trop sévèrement éprouvé, quelque chose se voit, qui n’apparaissait pas auparavant. Une lassitude, une solitude, un éloignement de soi, qui vide un peu les êtres de leur substance. Et ces dernières années, Sophie a été terriblement touchée. 

D’abord, avec la disparition de son grand amour, Andrzej Zulawski, en février 2016, avec qui elle avait vécu durant dix-sept ans. Autant dire une vie ! Ensemble, ils avaient connu le véritable amour, celui qui vous transporte au point de donner l’envie de faire un enfant… C’est par cet amour que Vincent était né, en 1995, et Sophie avait gardé pour le grand cinéaste une affection et une estime qui ne s’étaient jamais démenties. Profondément triste de la mort de cet homme, elle s’était rendue en Pologne, au cimetière de Gora Kalwaria, près de Varsovie, avec son fils, pour l’enterrement d’Andrzej.

à cette époque, le jeune homme, alors âgé de 21 ans, bien que très choqué par la mort de son père, avait impressionné ses proches en restant infiniment digne lors de la cérémonie… L’actrice, elle, n’avait pas réussi à retenir le chagrin qui la taraudait. Mais sans doute se disait-elle, que le temps allait œuvrer et qu’elle parviendrait à faire le deuil de cet homme tant aimé.

Mais hélas, comme si la fatalité voulait la punir du succès et du bonheur qui avaient toujours émaillé son existence jusque-là, le 18 décembre 2016, quelques mois après cette douloureuse perte, la comédienne devait dire adieu à l’un des êtres qui comptait le plus pour elle, sa mère qu’elle adorait, Simone. « J’admire Janis Joplin, Thelma et Louise, la Callas, Simone Veil, Marguerite Duras. Mais par-dessus tout, j’admire ma maman, la femme la plus merveilleuse du monde », avait-elle lancé avec une grande fierté, quelques mois plus tôt, le 8 mars 2016, lors de la Journée de la femme. Des semaines durant, Sophie lui avait rendu visite, en Corrèze, jusqu’à ce que le cancer ait raison de ses dernières forces…


Ce nouvel abandon avait littéralement saisi l’actrice qui ne savait plus comment gérer ses chagrins. Mais le destin continuait de vouloir lui reprendre tout ce qu’il lui avait donné… Sa belle idylle avec le chef Cyril Lignac, qui avait commencé presque un an plus tôt, s’achevait en cette fin d’année, laissant la jeune femme plus seule que jamais avec toutes ses souffrances… Un bien triste cadeau d’anniversaire pour ses 50 ans, le 17 novembre 2016.

Mais la vie n’en avait pas encore fini avec elle. Ni avec ses griffures au cœur. Comme toute mère, sa plus grande angoisse était bien sûr que ses enfants, Vincent, 23 ans et Juliette, 16 ans, connaissent eux aussi trop de souffrances… Et son fils, après avoir tout fait pour affronter la disparition de son père, a soudain perdu pied… Il vivait alors aux États-Unis, mais sa mère l’a fait revenir auprès d’elle, ayant appris qu’il n’allait pas bien. Hélas, une fois rentré à Paris, l’été dernier, et malgré l’attention soutenue de sa mère, il n’a pu continuer à contenir ce chagrin qui le minait… À bout, il a été pris d’un terrible accès de violence, au point que Sophie, la mort dans l’âme, n’a eu d’autres recours que de le faire hospitaliser en psychiatrie, à Saint-Maurice dans le Val-de-Marne, puis à Sainte-Anne, à Paris. Un endroit réputé pour soigner les douleurs psychiques et devenu dans le langage populaire synonyme de « maison des fous »…

L’on imagine sans peine quel drame a vécu ce jeune homme durant cette période d’internement, mais aussi la douleur éprouvée par Sophie, qui avait expliqué dans Elle quelques mois plus tôt les angoisses qu’elle ressentait quant à l’avenir de ses enfants : « C’est un mélange de joie et d’inquiétude. Mon fils se lance dans la vie, c’est une nouvelle étape qui appelle de nouvelles questions. Je me rappelle comment j’étais à 20 ans, je sais que ce n’est pas toujours évident mais, en même temps, il faut traverser cette épreuve », disait-elle, ajoutant : « C’est tout le problème d’être parent : on a envie de les protéger tout en sachant que les douleurs et les doutes sont nécessaires pour grandir. »

Mais quel que soit l’âge, un excès de malheurs ne fait jamais de bien. Et c’est hélas ce qui arrive aujourd’hui à l’actrice. Depuis peu, alors qu’elle était déjà à bout de forces, elle a appris que son père, Benoît, était lui aussi malade, comme l’a révélé notre confrère Public.

Face à tant d’adversité, à cette accumulation d’épreuves cinglantes, espérons que Sophie puisse trouver les ressources pour se battre. Il faut en tout cas qu’elle sache qu’elle fait partie de notre vie, de notre univers, et que nous sommes nombreux à lui souhaiter que cette année nouvelle lui apporte un peu de douceur, et beaucoup d’amour.

Laurence PARIS

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