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Sophie Tapie et Kiera Chaplin : “Cette aventure nous a liées à jamais !”

Publié le 2 mai 2019

Les deux jolies blondes Sophie Tapie et Kiera Chaplin ont vécu une expérience hors du commun. Elles nous racontent.

Classées 11es sur 207 lors de cette 29e édition du désormais incontournable Rallye Aïcha des Gazelles, sur la plage d’Essaouira, au Maroc, les pétillantes et fougueuses complices ont laissé exploser leur joie. Si Kiera, 36 ans, petite-fille de l’inoubliable Charlie Chaplin, y participait pour la troisième fois, c’était une découverte pour Sophie, 31 ans. « Et j’ai été sacrée meilleure pilote pour une première participation ! » s’est réjouie la fille de Bernard Tapie. Épuisées mais heureuses, les deux jeunes femmes avaient du mal à redescendre de leur petit nuage pour nous faire partager leur bonheur.

France Dimanche : Sophie, qu’est-ce qui vous a poussée à vous lancer dans cette aventure ?
Sophie Tapie :
C’est grâce à la radio Chérie FM, partenaire du rallye, qui savait que Kiera cherchait une copilote. Et comme j’adore les voitures, les bécanes, ainsi que la compétition, ça m’a tout de suite branchée ! Je trouvais le défi vraiment chouette.

FD : Comment vous êtes-vous réparties les rôles ?
ST : J’étais la pilote, car j’adore conduire et que je suis nulle en orientation. En revanche, je n’avais pas fait de stage avant, j’en avais juste discuté un peu avec d’autres concurrentes sur le bateau qui nous emmenait de Nice au Maroc. Il m’a fallu une petite heure d’adaptation afin de comprendre comment ça fonctionnait, et ensuite c’était comme si j’avais fait ça toute ma vie !
Kiera Chaplin : Quant à moi, comme pour les éditions précédentes, je me suis chargée de la navigation. Moi qui suis une fille de la ville, qui ne conduis jamais et prends des Uber, il était logique que je laisse le volant à Sophie.

FD : Vous êtes-vous tout de suite bien entendues ?
KC : Et comment ! Je suis ravie de cette rencontre, on a tellement rigolé. Sophie est devenue comme ma sœur et je pense qu’on va rester de grandes copines, pour toujours.
ST : C’est clair ! On est très différentes, donc super complémentaires. Moi qui suis très impulsive, plutôt rentre-dedans, je la boostais. Et elle, très calme et réfléchie, m’apaisait. Sinon, on a quand même un point commun : On est toutes les deux super rock’n’roll !

FD : Un moment inoubliable ?
KC : Il y en a eu tellement ! Peut-être cette nuit où on a dormi à la belle étoile, dans les dunes. Le ciel était si beau, c’était magique !
ST : Et aussi tous nos fous rires ! Le jour où l’on n’en pouvait plus de chercher ces foutues balises en plein désert. Ça faisait je ne sais pas combien de kilomètres qu’on roulait dans la caillasse, moi avec ma minerve, car, comme je n’avais plus de direction assistée depuis plusieurs jours, j’avais super mal au cou et au dos. Tout d’un coup, on s’est regardées et on a explosé de rire, en se disant : « Mais qu’est-ce qu’on fout dans cette galère ! »

FD : Pourquoi portiez-vous une minerve Sophie ?
ST : En voulant aider l’équipage d’une voiture coincée dans un trou, on a tapé fort sur une dune, ce qui a endommagé notre direction assistée. Imaginez donc ensuite la conduite d’un pick-up de sept mètres, méga lourd, sans assistance. L’enfer ! Je me suis ruiné le dos. Et je ne vous raconte pas ma dégaine, avec la minerve, qui me faisait un super double menton, le casque, les lunettes de vue… Tout ça en roulant sur cette foutue caillasse qui vous donne la sensation d’avoir la tremblote. Au vu de ce joyeux tableau, la fatigue aidant, on s’est mises à rire aux larmes, on ne pouvait plus s’arrêter.
KC : Les premiers jours, ça allait, mais au bout d’une semaine, on était épuisées, vidées. Pourtant, il fallait tenir, rester concentrée et continuer à se battre. C’était un vrai défi !

FD : Pensiez-vous que ce serait si dur ?
ST  : L’exercice est rude parce qu’il est long, sinon, ce n’est pas si compliqué. Mais, le fait qu’il dure huit jours le rend très éprouvant.
KC : Mais du coup, notre fierté en est décuplée. Si c’était juste une petite randonnée fastoche, ça aurait été sympa, mais sans plus. Alors que là, c’était «waouh »  !
ST : Je ne voulais pas laver notre voiture, pour que les gens voient tout ce qu’elle avait enduré. Et devoir m’en séparer à l’arrivée m’a fendu le cœur, ça m’a fait autant de peine que de quitter certaines « gazelles ». Parce que, pour nous, c’était comme un être humain, le troisième membre de l’équipage. On lui avait d’ailleurs donné un nom : « Madame Gros Gros Bertha ». 


FD : Qu’est-ce que vous vous êtes prouvées en faisant ce rallye ?
KC : Qu’il ne faut jamais baisser les bras, mais toujours y croire ! Quand la voiture était coincée dans la cuvette, on pensait ne jamais pouvoir s’en sortir. Mais on n’a rien lâché, continuant d’espérer un miracle, et on y est arrivées.
ST : Ah oui, là j’ai vraiment cru que c’était fini. On est tombées dans un trou ultraprofond, enfoncées dans au moins 70 centimètres de sable. Du coup, impossible de remonter les fesses de notre voiture. Plus on creusait, plus le sable retombait et plus on s’enfonçait. Et on est restées plantées là pendant des heures, sans voir âme qui vive. Dans un moment pareil, tu t’empêches d’appuyer sur le bouton de détresse, sachant pourtant au fond de toi que tu n’arriveras pas t’en sortir seule. De plus, on ne pouvait pas creuser à deux, car il en fallait toujours une de nous qui reste au sommet de la dune, afin de signaler notre présence et éviter qu’on se fasse écraser par un autre véhicule.

FD : Et alors, vous avez appuyé sur le bouton ?
ST : Heureusement, non ! On a finalement eu l’immense chance de tomber sur d’autres « gazelles », qui ont marché près d’un kilomètre avec leurs pelles pour venir nous aider. On était huit, et petit à petit, en constituant un chemin avec des plaques, au bout de deux heures, on a fini par y arriver.
KC : Cette solidarité entre nous est vraiment magique !

FD : Ça vous a donné envie de rempiler l’an prochain ?
ST : Tout dépendra de nos calendriers à cette date-là, mais pourquoi pas. Dans tous les cas, si je refais les Gazelles, ce sera uniquement avec Kiera. Je ne me verrais pas partir avec quelqu’un d’autre.

FD : Quels sont vos projets ?
KC : Je viens de designer des montres pour la maison Saint-Honoré, qui était d’ailleurs notre sponsor sur le rallye, et dont je suis l’égérie pour leur nouvelle campagne.
ST : Quant à moi, mon nouveau single We Love (Capitol) est devenu l’hymne des « gazelles ». J’en suis très fière ! Et l’album est pour bientôt.

Caroline BERGER

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