France Dimanche > Actualités > Spleen de The Voice : “J’aurais aimé qu’ils diffusent ce qui s’est vraiment passé !”

Actualités

Spleen de The Voice : “J’aurais aimé qu’ils diffusent ce qui s’est vraiment passé !”

Publié le 31 mars 2014

Vous n’avez pas vu l’altercation� entre le chanteur et Mika ? Normal, la production a coupé ce moment où le ton est monté entre les deux artistes.

Dès les auditions à l’aveugle, il a fait sensation avec son interprétation surprenante de Toxic de Britney Spears. À 31 ans, ce chanteur d’origine camerounaise est un artiste hors pair et un candidat atypique ! Il a en effet laissé une petite fille dans le public décider de son coach à sa place ! Du jamais vu dans The Voice ! Après sa battle, il a même souhaité quitter l’aventure ! Que s’est-il réellement passé entre Mika et son « élève » ? En exclusivité pour France Dimanche, Spleen s’explique…

Spleen 1France Dimanche (F.D.) : Comment avez-vous atterri dans la musique ?

Spleen (S.) : J’ai remporté le concours CQFD 2005 des Inrocks et ensuite j’ai sorti un premier album, She Was a Girl, qui a connu un certain succès. Entre-temps, j’ai rencontré deux chanteuses américaines à Paris qui m’ont fait connaître le groupe CocoRosie, avec qui j’ai tourné dans le monde entier. Puis, après avoir collaboré avec pas mal de groupes, j’ai monté mon propre label indépendant, The Black and White Skins. En octobre dernier, j’ai sorti mon troisième album autoproduit, qui s’intitule Voices.

F.D. : Est-ce pour la promotion de cet album que vous vous êtes présenté à The Voice ?

S. : Non. En fait, l’agent de l’émission m’a repéré dans un festival et m’a sollicité plusieurs fois. Je n’étais pas très chaud, mais j’ai fini par accepter. Finalement, ça se passe plutôt bien. J’essaye d’être moi-même et les gens semblent m’apprécier. Ce à quoi je ne m’attendais pas du tout.

F.D. : Pourquoi n’avoir pas choisi vous-même votre coach ?

S. : Je n’étais pas sûr de moi, aussi ai-je préféré laisser les blanches mains d’une enfant décider à ma place. Les enfants ont une certaine vérité et une pureté que l’on perd avec l’âge. Je trouvais le geste beau et symbolique…

Mika était intrigué de l'interprétation de Spleen
Mika était intrigué de l'interprétation de Spleen

F.D. : Est-il vrai que vous avez voulu partir après la battle ?

S. : J’ai dit que Pierre méritait plus que moi de rester. Il a un bébé et une femme à nourrir, il vient de Russie et il avait plus besoin de continuer l’aventure que moi… Mais les membres du jury m’ont dit que ce n’était pas à moi de décider.

F.D. : Que s’est-il passé ensuite ? Y a-t-il eu un clash ?

S. : Je ne parlerais pas de clash. Il n’y a pas eu d’altercation. Pour dire la vérité, j’ai dit que je voulais me barrer car j’estimais ne pas être au niveau. Je trouvais Pierre beaucoup plus fort que moi dans cette prestation, et puis j’avais l’impression d’avoir déjà fait le tour ! Et Mika m’a dit « Ta gueule ! », mais dans un sens affectueux. Il ne voulait pas que je me sabote, car il avait envie que je poursuive l’aventure… Du coup, sa réaction m’a tellement surpris que ça m’a calmé, et il a pu exposer ses arguments. C’est dommage qu’ils aient coupé cela au montage… J’aurais aimé qu’ils diffusent ce qui s’est réellement passé.

F.D. : Au final, vous étiez quand même content d’être sauvé ?

S. : Je ne sais pas. La télévision, ce n’est pas ma vie, même s’il est agréable de voir les gens réceptifs à ce que l’on propose. C’est une émission assez complexe avec de nombreux paramètres qu’on ne contrôle pas du tout… Je suis quelqu’un d’assez sincère et je n’aime pas trop le fait qu’il y ait des règles drastiques à respecter. Quand on me laisse parler, j’ai tendance à dire ce que je pense. À la télévision, il y a un jeu à jouer, et moi je ne sais pas tricher. Du coup, je ne pense pas que j’arriverai à tenir longtemps dans l’émission…

Spleen 2F.D. : Pour la sortie de votre album Comme un enfant, à l’émission On n’est pas couché, sur France 2, vous avez dit à Éric Zemmour qu’il vous faisait penser à la violence et à la méchanceté d’un enfant…

S. : Oui, c’est vrai. Quand on est gosse, on peut parfois être méchant car on parle sans penser aux répercussions… La plupart du temps, quand je m’exprime, j’essaie d’avoir un discours plus ou moins construit. Cette émission a pour principe de proposer un débat, et j’avais juste envie de défendre une certaine idée que j’ai du monde, et qui n’est pas forcément la sienne. Finalement, Éric Zemmour était assez d’accord avec ce que j’ai dit.

F.D. : Vous avez déclaré faire The Voice pour retrouver une certaine Mélanie…

S. : Il y a quelques années, j’ai rencontré cette fille sublimissime un soir en sortant d’un bar. On a parlé longuement et elle m’a laissé son numéro de téléphone. On devait se revoir le week-end, mais le soir même j’ai perdu mon portable ! Je me suis toujours dit qu’il fallait que je trouve un moyen de la retrouver… Donc, lorsque j’ai réalisé que j’étais devant des millions de téléspectateurs, j’ai pensé que ça serait beau et magique de lancer cet appel. Malheureusement, cela n’a pas marché. J’ai fini par me faire une raison et me dire que Mélanie, c’est l’histoire d’une hallucination d’un soir !

Vanessa Attali

À découvrir