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Stéphane Bern : Dévasté par une mort atroce !

Publié le 20 avril 2018

Stéphane Bern a laissé parler son cœur sur Twitter, en commentant la nouvelle avec ces mots : “Quelle honte !”

Triste nouvelle… Bouleversante, insupportable… La mort est inéluctable, certes.

L’animateur de 54 ans en a bien sûr conscience. Mais quand elle advient dans des conditions inadmissibles, inouïes de cruauté, et qu’en plus on se dit que toute la souffrance subie aurait pu être évitée, on est dévasté.

C’est ce qui arrive aujourd’hui à Stéphane Bern. Il n’a pas eu besoin d’aller chercher très loin en lui son dégoût, son écœurement et son indignation face à cette mort atroce.


En être humain, peut-être plus humain que les autres, il a juste ressenti, avec toute sa sensibilité, l’horreur de cet acte, qui, nous l’espérons de tout notre cœur, servira d’exemple pour éviter que d’autres crimes de cet ordre soient commis.

Crime

Car c’est bien d’un crime qu’il s’agit. Un crime dû à la bêtise.

Le lundi 12 mars, ce fléau a fait une nouvelle victime : un chiot sans défense, qu’une famille américaine avait accueilli en son sein. Ils l’avaient baptisé Kokito.

La propriétaire de cet adorable bouledogue français avait pris l’avion avec ses deux enfants, dont un bébé. Elle avait payé la place de son chien, Kokito, sur un vol de United Airlines qui les emmenait de Houston à New York. Le trajet devait durer environ quatre heures. Le chiot avait été installé dans un sac.

Une pratique courante quand on se déplace avec un animal de si petite taille, pesant tout au plus 5 kg. C’est donc avec une confiance bien légitime que la famille pensait pouvoir atteindre sa destination avec son charmant compagnon.

Hélas, comme l’a relaté Le Parisien mercredi 14 mars, les choses ne se sont pas du tout passées comme elles l’auraient dû. Un des membres du personnel de bord de l’avion a prié la propriétaire de Kokito de le ranger, dans son sac, à l’intérieur du compartiment à bagages.

Non, vous ne rêvez pas, il s’agit bien de cette espèce de boîte que les passagers ont au-dessus de leur tête, dans laquelle on ne doit déposer que des sacs ou des vêtements. Des objets, et non des êtres vivants. 

Selon une femme qui a tenu à témoigner de ce qu’elle a vu, la « maman » de Kokito aurait supplié le personnel de bord de ne pas l’obliger à placer l’animal dans cet endroit, qu’elle estimait parfaitement inadéquat.

« Elle disait : “Mon chien est dedans, non, c’est mon chien !” », a-t-elle raconté, comme l’a rapporté Le Parisien. Mais on lui a répondu que c’était impossible.

Selon le membre de l’équipage avec qui elle parlait, le sac de Kokito se trouvait sur le chemin d’une sortie d’urgence et représentait donc un danger pour les passagers, qui auraient pu « glisser » dessus… 

Ainsi, contrainte et forcée, sa propriétaire a dû se résoudre à enfermer Kokito dans le compartiment.

Aujourd’hui, on ne plaisante pas avec les règlements des compagnies aériennes. Un passager ne peut s’opposer aux ordres qu’il reçoit du personnel de bord.

Et, hélas, ce qui devait arriver arriva : Kokito a succombé à son voyage dans le compartiment à bagages. Lui qui aurait eu 1 an le 30 avril ne fêtera jamais cet anniversaire. Sans doute a-t-il suffoqué pendant de longues minutes avant de rendre l’âme, faute d’oxygène. À moins qu’il ne se soit cogné jusqu’à la mort dans sa minuscule prison.

Depuis, comme l’a révélé le site Buzzfeed News, la fille aînée des « parents » de Kokito ne cesse de pleurer, et tous ceux qui l’aimaient sont anéantis. Quand il a appris la nouvelle, Stéphane, que l’on sait être un grand amoureux des bêtes, un défenseur de la cause animale, s’est exprimé sur Twitter en relayant l’article du Parisien, avec cette légende : « Quelle honte ! »

Barbarie

Une honte, en effet, que ne pourront venir effacer les excuses présentées ensuite par la compagnie d’aviation : « C’est un tragique accident qui n’aurait jamais dû arriver », a communiqué United Airlines, joignant ses « profondes condoléances à la famille ».

Le porte-parole de la compagnie a ajouté qu’une enquête avait été diligentée et que les billets de la famille endeuillée avaient été intégralement remboursés.
Y compris celui qui avait été pris pour Kokito…

Le Parisien a rappelé dans ses colonnes que 18 animaux étaient morts l’an dernier sur les vols de United Airlines. Espérons que grâce à des réactions comme celle de Stéphane Bern, cette barbarie cessera enfin. Car il n’est plus à prouver que ces victimes sont des êtres vivants sensibles. Ajoutons qu’ils sont aussi souvent beaucoup moins bêtes que certains humains.

Laurence PARIS

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