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Stéphane Bern : Il a travaillé à l’usine !

Publié le 17 septembre 2018

Stéphane Bern est aussi à l’aise avec les ouvriers qu’avec la reine d’Angleterre.

L’homme de Secrets d’histoire, son émission à succès sur France 2, a aussi une histoire secrète.

Du moins l’était-elle jusqu’à ce que Stéphane Bern décide de dire la vérité et rien que la vérité sur son passé dans l’hebdomadaire Télé 7 Jours.

Ce n’est pas que l’animateur ait voulu cacher à son public certains épisodes de son existence – il est connu pour être un adepte de la transparence –, mais tout simplement que notre homme n’avait auparavant jamais eu l’occasion de les évoquer.


Il n’en reste pas moins vrai que les révélations faites par les journalistes à notre confrère pourraient bien laisser sans voix bon nombre de ses fans.

Car ce roturier aux manières impeccables, ami des têtes couronnées, dont il narre pour nous les destins sur le petit écran (du baptême jusqu’aux obsèques), semble avoir été éduqué dans les plus grandes écoles, celles où l’on ne badine pas avec la discipline.

On l’imaginerait très bien sortant d’un des collèges d’Oxford ou de Cambridge.

Réussite

Eh bien, notre imagination nous jouerait des tours, car Stéphane n’a pas grandi à l’ombre d’un chêne centenaire dans un jardin à la française, feuilletant le Who’s Who à l’heure du thé.

Son grand-père a été salarié chez Lip, la célèbre entreprise d’horlogerie basée à Besançon.

Et dans sa jeunesse, Stéphane n’a pas fréquenté que les salles de classe ou les bureaux : « J’ai été éduqué pour être à l’aise dans tous les milieux, a-t-il confié, aussi bien avec les ouvriers, comme lorsque j’ai travaillé en usine à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, qu’en entretien avec la reine d’Angleterre. Mes origines sont modestes. »

Celui qui cite volontiers une phrase du philosophe Gustave Thibon : « Être dans le vent est une ambition de feuille morte », se moque de la mode et ne se prend pas pour un autre, malgré son indéniable réussite.

Un choix qui, de son propre aveu, expliquerait sa popularité : « Je suis resté moi-même en toutes circonstances. Peut-être que les gens apprécient chez moi cette part de sincérité. »

S’il est sincère, le journaliste de 54 ans confesse aussi se montrer parfois naïf.

Ainsi n’a-t-il créé que l’an dernier sa société de production, Kisayang (« belle histoire » en Balinais), après s’être tardivement rendu compte n’avoir aucun droit sur toutes ses interviews réalisées pendant trente ans.

Bref Stéphane a beau être diplômé de l’École de commerce de Lyon, il n’a pas vraiment le sens de l’argent, une valeur qui n’est pas essentielle à ses yeux.

Ce qui le rend encore plus furieux d’entendre qu’il aurait accepté de se lancer dans une nouvelle croisade par appât du gain : « Je tiens à préciser que, contrairement à ce qui est colporté, la Mission patrimoine ne me rapporte rien. Je paie même mes frais sur mes propres deniers. »

C’est dire si cette cause est chère à son cœur !

Claude LEBLANC

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