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Stéphane Bern : “J’ai été battu !”

Publié le 27 avril 2021

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Stéphane Bern livre de rares confidences sur son enfance douloureuse et ses terribles blessures intimes.

Il est adoré des Français. Stéphane Bern, animateur emblématique du petit écran, passionné d’histoire et des têtes couronnées, a conquis le cœur des téléspectateurs par sa gentillesse, son humour et son intelligence fulgurante. Reconnu de tous, il s’est battu pour être accepté tel qu’il est. Stéphane est aujourd’hui un homme épanoui, en adéquation avec ses envies, sa façon de vivre, mais cela n’a pas toujours été le cas...



C’est en 2018, sur le Divan de Marc-Olivier Fogiel, sur France 3, que le spécialiste des familles royales s’est épanché sur son enfance malheureuse. Une enfance marquée par une mère tyrannique, par des coups, par une absence cruelle de tendresse. Il explique alors : "J'ai été battu, mais je méritais mes gifles. J'étais rebelle à tout..."

Prêt à tout pour un peu d’amour et de douceur de la part de sa mère à l'époque, il confie également la détresse qu'il rencontrait face au stoïcisme de cette dernière : "La tendresse, quand vous ne savez pas ce que c'est, cela ne peut pas vous manquer. Je me souviens, j'allais me jeter dans les bras de ma mère, elle me disait : 'Oh, écoute, Stéphane, pas d'épanchement !' Et vous faites tout pour mériter l'amour de votre mère. Elle vous dit : 'Tu auras un câlin si tu fais tes devoirs, ceci, cela'. Vous essayez de faire bien, sauf que vous, ça réussit moins que votre frère, donc, forcément, vous n'avez pas de câlins..."

L’enfance de Stéphane a donc été marquée par un désert affectif, mais sa relation avec Mélita, sa mère, s’est encore plus enfoncée dans le néant et l’incompréhension lorsque le présentateur a révélé son homosexualité : "C'était impossible d'en parler à ma mère. Elle me disait – je pense qu'elle ne le pensait pas, enfin, j'espère – qu'elle préférait me voir mort plutôt qu'homo...", raconte-t-il.

Une dureté et une inflexibilité qui ont eu de nombreux retentissements dans sa vie sentimentale. Il rapporte, résigné : "Ça vous vaccine. C'est une mère tellement castratrice que ça vous la coupe, quoi ! Je ne vois pas d'autres explications. Une mère tellement puissante, tellement lumineuse, mais qui mangeait ses enfants. Mon frère s'en est sorti. Moi, j'étais trop inféodé à elle, je voulais tellement qu'elle me regarde, qu'elle me parle, qu'elle m'aime..."

Si Stéphane évoque des mots terrifiants de la part de sa mère, il lui porte néanmoins, toujours à ce jour, un amour sans limite : "C'était une femme qui sortait de l'ordinaire. (...) Elle était l'intelligence faite femme, remarquablement cultivée, elle m'a éveillé à plein de choses, tout ce qui chatouillait l'esprit était valorisé. (...) C'était une femme que j'adorais.”

Puis il termine par cette phrase, lourde de sens : "On peut aimer son bourreau aussi..."

Mélissa Delphigué

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