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Stéphane Bern : Le successeur de Pascal Sevran, c’est lui  !

Publié le 17 mai 2013

Sur les quinze personnalités proposées, les Français ont donné une large avance à l’animateur. Lorsque nous avons annoncé à Stéphane Bern le résultat de notre sondage, il n’y croyait pas !

Il y a deux semaines (voir notre n° 3479), France Dimanche vous annonçait un grand sondage. But du jeu ? Savoir qui, pour vous lecteurs de notre magazine, était le plus qualifié pour succéder à Pascal Sevran comme ambassadeur de la chanson française. Et le vainqueur est Stéphane Bern. Avec 20 % des votes, le sémillant animateur n’a laissé que des miettes aux quatorze autres nominés. Derrière Stéphane, on trouve Dave (15 %) et Patrick Sabatier (13 %). Avec la modestie qui est la sienne, le lauréat tente d’expliquer les raisons de ce plébiscite.

France Dimanche (F.D.) : Pour nos lecteurs, l’héritier de Pascal Sevran c’est vous !

Stéphane Bern (S.B.) : Oui et j’en suis très surpris et très flatté ! Je ne pensais pas avoir cette image, ce label chanson française. D’autres, comme Daniela Lumbroso, me paraissaient plus aptes à occuper ce créneau. Et Dave et Patrick Sabatier sont des amis. Mais, j’accepte avec bonheur l’augure de votre sondage. La récompense du public est la seule qui compte dans ce métier.

F.D. : Connaissiez-vous Pascal ?

S.B. : Je m’entendais très bien avec lui. Il avait un caractère difficile et nous n’étions pas si nombreux à pouvoir se dire de ses amis. Notre première rencontre date d’une douzaine d’années quand je l’avais invité au Fou du roi que je présentais sur France Inter. Nous avions beaucoup d’amis en commun, comme le producteur Jean-Louis Remilleux, Bertrand Delanoë ou Marc-Olivier Fogiel. On se retrouvait pour des dîners dans son appartement parisien donnant sur les quais de Seine. Il était toujours extrêmement brillant.

F.D. : Vous avez toujours défendu sa mémoire…

S.B. : Bien sûr ! On a réduit Pascal à La chance aux chansons, mais c’était surtout un grand écrivain. Il était à la fois en empathie avec le public et à l’aise avec les grands de ce monde. Je me reconnais modestement en lui. Je sais aussi faire le grand écart, être considéré par les puissances de l’esprit et le grand public. J’ai le chromosome populaire, je suis issu du peuple et à l’aise avec les gens. Pascal ne supportait pas la médiocrité. Il estimait qu’il n’avait pas de temps à perdre avec les gens qu’il n’aimait pas. Pour cette raison, il avait des ennemis. Je me suis exprimé quand on a annoncé prématurément sa mort car c’était indécent. De la même manière, on l’a prétendu raciste, ce qu’il n’était pas.

F.D. : Comme lui, vous êtes un amoureux de la chanson française.

S.B. : J’écoute en boucle Aznavour, Ferré, Ferrat et je préside toujours le conservatoire de musique du IXe arrondissement de Paris. J’aimais quand Pascal invitait des gens comme Mireille ou Georgette Plana. Lui et Jean-Claude Brialy avaient cet art de rendre hommage aux gens à temps. Pas comme ceux qui pleurent leur disparition sans s’être occupé d’eux de leur vivant. J’invite Annie Cordy dans mes émissions, et je prépare un documentaire sur Nana Mouskouri. Il ne faut pas laisser tomber les gens parce qu’ils ont moins de succès qu’à une époque. Pascal chantait juste et écrivait avec talent. Moi, en revanche, le meilleur service que je puisse rendre à la chanson est de ne pas chanter !

F.D. : France 3 arrête Chabada. Vous voulez reprendre le flambeau ?

S.B. : Je ne prétends à rien, car je ne sais pas si la place est vacante. Je suis déjà très pris et ne veux pas occuper davantage le petit écran pour le moment. En même temps, il faut être disponible pour la chaîne qui vous emploie.

Stéphane Bern publie "Le bel esprit de l’Histoire", ouvrage de citations historiques, chez Albin Michel.

Benoît Franquebalme

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