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Stéphane Thebaut : “C’est devenu un événement international !”

Publié le 7 mai 2018

Parrain de cette action caritative, Stéphane Thebaut, l’animateur
 de La maison France 5, a posé ses skis en Haute-Savoie.

Parrain historique de Glisse en cœur, c’est au pied des montagnes enneigées du Grand-Bornand, charmante station de ski de Haute-Savoie, que nous avons rencontré l’irremplaçable animateur de La maison France 5.

Avec son franc-parler habituel, Stéphane Thebaut, 55 ans, nous parle de cette cause qui lui tient à cœur.

                       

France Dimanche : Entre vous et Glisse en cœur, c’est une histoire qui dure ?

Stéphane Thebaut : Et comment ! J’ai l’immense chance d’être, depuis sa création il y a onze ans, le parrain de cette formidable opération caritative [24 heures de ski en relais et de concerts au profit d’une cause, ndlr]. Une vraie fierté ! Quand on a démarré, on ne pouvait pas imaginer l’ampleur que ça allait prendre. On espérait que ça marche, bien sûr, au niveau local, voire régional, mais là, c’est devenu un événement national et même international puisqu’on a des équipes belges. Pendant 24 heures, nous skions afin d’aider des associations qui œuvrent toute l’année en faveur des enfants malades. Et ce week-end, je n’ai croisé que des gens souriants ! ça fait du bien.

FD : Cette édition est particulière, puisque vous êtes aussi parrain de l’association TFA, pour laquelle on va skier ?

ST : En effet. L’objectif de TFA est d’offrir des moments de répit aux familles qui ont un enfant souffrant du trouble du spectre autistique ou d’un handicap mental. L’association veut donc former du personnel qui, durant quelques heures, prendra le relais des parents pour leur permettre de s’adonner à d’autres occupations, faire des courses, aller chez le coiffeur, etc. Des choses très simples mais qui, pour eux, sont juste exceptionnelles. Car quand on a un enfant comme ça, c’est quasiment impossible d’avoir du temps pour soi. Ce n’est donc pas simplement les malades qui sont concernés, mais aussi les accompagnants.FD : Pourquoi êtes-vous autant sensible à la cause des enfants ?ST : Sûrement parce que j’ai la chance d’en avoir quatre en très bonne santé, et que je côtoie depuis onze ans des gens qui n’ont pas un quotidien aussi facile que le mien. Donc si je peux mettre ma petite notoriété au service d’une association et faire en sorte que les gens se mobilisent, c’est la moindre des choses. Je le fais toujours avec beaucoup d’amour, de passion et d’énergie, et je finis à chaque fois ces 24 heures, rincé, épuisé, mais tellement heureux !

FD : Je crois que vous vivez ici depuis plusieurs années ?

ST : Parfaitement. J’étais tombé amoureux de ce coin en faisant mon service militaire au 27e bataillon des chasseurs alpins d’Annecy et, depuis douze ans maintenant, je vis sur les bords de son magnifique lac. Quel bonheur ! Comme je suis un fou de montagne et de ski depuis tout petit et que, durant des années, j’étais frustré de ne jamais pouvoir profiter d’une saison entière, un beau jour je me suis décidé à sauter le pas… Et il n’y a pas une seconde où je le regrette !

FD : Côté télé, vous remportez toujours plus de succès avec La maison France 5…

ST : Oui, on en est à la 17e saison et ça marche très fort ! L’émission rassemble près de 1,5 million de téléspectateurs chaque semaine. J’ai essayé d’instaurer un climat de confiance et, aujourd’hui, quand les gens me voient, ils me glissent toujours un petit mot sympa : « Oh, vous m’avez donné des idées, envie de refaire ma maison… C’est grâce à vous que je suis devenu architecte, ébéniste, souffleur de verre… » Comme, au lycée, les conseillers d’orientation nous parlaient toujours des mêmes métiers (informatique, publicité, marketing, finance), je me dis que si à travers l’émission, je peux faire découvrir à tous ces jeunes des métiers dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence, alors je remplis mon rôle.

FD : On vous sent passionné…

ST : Avec un père super bricoleur et un ex-beau-père compagnon tailleur de pierres et antiquaire, j’ai toujours baigné dans cet univers. Mon premier métier était la télévision, et quand, à un moment donné, j’ai pu l’associer à ma passion pour l’architecture et la décoration, j’ai foncé. Depuis, je me considère comme un enfant gâté ! J’insiste aussi sur le fait que, dans La maison France 5, nous disons la vérité aux téléspectateurs. À la différence de toutes ces émissions que j’exècre – je le dis haut et fort – qui, en faisant croire aux gens qu’on peut refaire l’intégralité de leur maison en huit jours, ont détruit l’artisanat français. Car c’est un mensonge absolu ! Si on veut faire de la merde, OK. Mais si on veut faire les choses bien, c’est tout bonnement impossible ! À titre d’exemple, le temps de séchage d’une dalle de béton, c’est une semaine par centimètre et demi d’épaisseur… Si vous posez du carrelage deux jours après avoir coulé la dalle, forcément, ça ne tiendra pas longtemps. Conclusion, on se moque des gens chez qui on a fait des travaux car, trois mois plus tard, tout finira par péter. Et surtout, l’artisan qui, lui, fait sérieusement son travail, en prévoyant de mobiliser dix personnes pour deux mois de travaux, se fait traiter d’escroc. J’exècre donc ces émissions qui cultivent le principe du cache-misère, simplement pour faire du spectacle.

FD : Vous avez quatre grands enfants, âgés de 17 à 23 ans… Arrivez-vous à concilier votre métier et votre rôle de père ?

ST : Même si je m’absente souvent, ils m’appellent encore papa quand je rentre à la maison, et non monsieur. Donc tout va bien !

Caroline BERGER

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