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Stone : "J'ai été séduite par un chamane !"

Publié le 3 mai 2021

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Si son cœur ne bat que pour Mario, cela ne l'empêche pas de tenter d'autres expériences. À 73 ans, Stone continue de s'offrir “l'aventura”…

Bientôt cinquante ans qu'elle nous fait danser sur ses tubes et qu'on ne s'en lasse pas. Elle non plus, d'ailleurs. Vivant depuis plusieurs années maintenant près de Montluçon, dans la maison de vacances de son enfance, Stone affectionne tout particulièrement cette existence proche de la nature et souvent « en bande ». Avec Mario, ils sont en effet toujours heureux d'y accueillir leurs nombreux enfants, petits-enfants et amis, pour des moments inoubliables.


Afin de savoir comment s'était passée cette année terrible, nous avons contacté la mythique chanteuse. Et quelle ne fut pas notre stupeur d'apprendre qu'elle et les siens venaient tous d'être frappés par le Covid, dont Mario, qui a dû être hospitalisé en urgence…

France Dimanche : Comment avez-vous traversé cette année bien mouvementée ?

Stone : Pas trop mal, merci. Même si, comme pour tous mes camarades du spectacle, elle a été sacrément tristou-nette. Enfin, avec Mario, on ne se plaint pas trop, car on a la chance d'être des retraités du showbiz ! Alors, même si on est ravis de faire encore des petites choses, à l'occasion, ce n'est plus primordial. On connaît pas mal de monde qui nous invite régulièrement à venir chanter. Il y a les salons de livre où, en temps normal, la grande lectrice que je suis adore se rendre pour rencontrer d'autres auteurs et dédicacer ma bio Complètement Stone [parue en 2017 chez Robert Laffont, ndlr]. Chaque année aussi, nous allons normalement en famille à Avignon, pour le festival dans lequel notre fils Martin, comédien, est très investi. Depuis quinze ans, nous louons donc une maison dans le coin avec tous nos enfants et petits-enfants.

FD : Combien de fois êtes-vous grand-mère ?

S : Quatre fois ! Baptiste, mon aîné, est papa de Romy, 7 ans, Nino, 4 ans, et Sybille, 5 mois. Quant à Martin, il a une petite Iris de 3 ans. Que des filles ! Pour le moment… Elles m'appellent « Nany », et Mario, c'est « Mayo ». Nous sommes toujours très partants pour les garder, et du coup, nous ne manquons pas d'occupation. Il y a tout ce qu'il faut chez nous et les petites adorent venir. Je peux vous dire qu'on est équipés en balançoires, toboggans et j'en passe… Elles ont de quoi s'amuser.

FD : Vous êtes où exactement ?

S : À 130 kilomètres de Paris, tout près de Montluçon, dans l'Allier. Dans une maison de famille où je venais déjà quand j'étais toute petite, celle de mes arrière-grands-parents. Je passais toutes mes vacances ici et j'y ai des souvenirs formidables. Ma mère l'avait, elle, un peu délaissée, préférant partir vivre dans le Midi. Et lorsque nos enfants étaient plus jeunes, on ne venait pas trop non plus, car ils trouvaient qu'il n'y avait rien à y faire. Mais aujourd'hui qu'ils sont parents, ils sont ravis d'y revenir et c'est merveilleux d'y être tous réunis. On a aussi pas mal d'amis qui passent régulièrement nous voir et nous laissent même leurs affaires. Cette maison est un merveilleux lieu de rendez-vous et on y est toujours une bonne bande. Aux dernières vacances de février encore, on était une quinzaine, et c'est d'ailleurs là que nous avons tous attrapé le Covid !

FD : Ah flûte, pas trop grave, j'espère ?

S : La maman de Mario, qui allait fêter ses 100 ans et vivait avec nous depuis 2014, nous a quittés il y a quelques jours, mais ce n'est pas le Covid qui l'a emportée. Aussi fou que cela puisse paraître, nous l'avons tous contracté, sauf elle. Elle s'est éteinte tranquillement. Pour ma part, j'ai eu la chance d'être complètement asymptomatique. Quant aux enfants, ils ont, eux, eu une forme heureusement assez légère. Non, le seul qui a vraiment dégusté, c'est Mario. Lorsqu'il a commencé à ne pas être bien du tout, à avoir très mal au crâne, à tousser énormément et à rencontrer des difficultés respiratoires, on a contacté le médecin qui a dit : « Hôpital direct ! » Il est donc parti en urgence à Montluçon. Là, j'ai ressenti une vraie angoisse, surtout quand on sait à quel point l'état de certains s'aggrave et dégénère brutalement. Mais, plus de peur que de mal. Après avoir été extrêmement bien soigné pendant une semaine par un personnel très compétent et bienveillant, il est rentré. Nous étions heureux et soulagés de le retrouver. Bien secoué toutefois, il doit encore se reposer, et je peux vous dire que, pour l'hyperactif qu'il est, ce n'est pas une mince affaire. Mais, ça va. Là, nous prenons le soleil et, même si ce n'est pas les grosses chaleurs, ça reste très agréable.

FD : D'autre part, que pensez-vous de l'euthanasie dont on parle beaucoup en ce moment ?

S : Je suis partie prenante et depuis bien longtemps déjà. Voilà une vingtaine d'années que je suis engagée auprès de l'ADMD, Association pour le droit de mourir dans la dignité, et je sillonne les routes de France avec Jean-Luc Romero pour sensibiliser. Comme je suis également déléguée du IIe arrondissement de Paris, énormément de gens viennent me solliciter. Des personnes qui sont dans des situations épouvantables et réclament le droit de mourir, ce qui est malheureusement impossible chez nous. Une dame qui souffre depuis des années d'une sclérose en plaques est même venue hier me demander de l'accompagner pour mourir en Suisse. Elle a déjà fait toutes les démarches avec Dignitas, Vivre dignement, mourir dignement, et compte sur moi pour l'emmener. On va donc essayer d'organiser ça, même si on est dans l'illégalité totale. Être contraint de s'exiler, ou même de se suicider pour certains, est monstrueux. Cinq mille personnes partent chaque année mourir à l'étranger, donc ce n'est pas rien… Il faut vraiment que ça change !

FD : Après une augmentation mammaire à 30 ans, une liposuccion à 40 et un peu de Botox à 50, vous aviez confié vouloir faire refaire un petit quelque chose tous les dix ans… Que vous êtes-vous donc offert pour vos 60 et 70 ans ?

S : Eh bien, à 60 ans, pour être toute belle sur la tournée Âge tendre, j'ai fait un lifting ! Convaincue par deux copines qui l'avaient fait avant moi et m'ont d'ailleurs envoyée chez leur chirurgien, j'ai sauté le pas. C'était parfait, très naturel, il a fait exactement ce que je souhaitais. Mais depuis, stop, ça va bien comme ça.

FD : Vous avez dû être touchée par la récente disparition de Patrick Juvet ?

S : Bien sûr. On se connaissait bien, on a tant de fois tourné ensemble. Mais bon, Patrick souffrait d'un profond mal-être et d'une terrible addiction à l'alcool. Le producteur de la tournée Âge tendre lui avait même expressément demandé d'arrêter de boire, ce qu'il avait fait. Je me souviens d'ailleurs d'un soir où l'on offrait un petit verre pour fêter l'anniversaire de Mario, mais Patrick avait préféré s'éclipser pour ne pas être tenté.

FD : Quels sont vos projets ?

S : Oh, pas grand-chose vu les circonstances. Tout ce qui était prévu l'an dernier est en suspens. Le 30 mai, il y a en principe le salon du livre de Montargis, on va voir… Pour patienter, je m'occupe en participant à pas mal de cours dans la région, de reiki, de yoga, etc. Le week-end dernier, j'ai même assisté à un atelier chamanique. On était une dizaine de personnes avec un vrai chamane. On a chanté, dansé, joué du tambour, j'ai vraiment été séduite. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et j'ai appris plein de choses.

Recueilli par Caroline BERGER

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