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a l’esprit de famille !

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Super Mamie 2018-2019 : Elisabeth Preira 
a l’esprit de famille !

Publié le 16 janvier 2019

Cette Marseillaise 
de 83 ans, gagnante 
du concours 
Bel Âge, est une maman d’élite.

C’est une maman modèle que Marseille a élue le mercredi 26 septembre lors de sa foire annuelle. Car Élisabeth Preira, 83 ans, sept enfants, vingt-deux petits-enfants et vingt-cinq arrière-petits-enfants, sait bien ce que pouponner veut dire. Organisée par l’ES 13 (Entraide solidarité des Bouches-du-Rhône), l’association présidée par Marie-France Ouret et dirigée par Philippe Gentet, cette élection a vu défiler six candidates toutes aussi méritantes les unes que les autres.

Ce qui a fait la différence ? « Peut-être ma danse avec une bouteille de champagne sur la tête, sur un air de zouk. J’obtiens toujours un franc succès auprès de mes amis pendant nos petits baléti, comme nous appelons ici les thés dansants », a modestement expliqué Élisabeth.

Mais cette Super Mamie phocéenne doit aussi son écharpe à son parcours de mère au foyer, à l’affection de sa grande famille et à l’amitié de ses voisins, fidèles du loto du quartier Saint-Joseph, auquel elle donne de son temps en qualité de bénévole, les lundis et vendredis.

« Née à Dakar, je suis arrivée à Marseille à 17 ans. J’ai suivi mon mari, mécanicien sur un navire de marine marchande. Il avait 24 ans. Quand j’ai débarqué, le 22 décembre 1953, j’ai été saisie par le froid. Je n’avais qu’une petite marinière sur les épaules. Mon époux partait longtemps en mer, et quand il a embarqué, la première fois, j’ai voulu l’accompagner, pour qu’il me ramène chez moi. Je ne supportais pas le climat. Finalement, je suis restée, parce que j’ai eu mon fils aîné, le 1er mars 1954, puis un autre enfant chaque année : deux garçons et cinq filles. La dernière est née le 1er mars 1962 ! » nous a encore raconté Élisabeth.

Marie-Hélène, née en 1961, et son aînée, Alexandra, ont brossé son portrait. « C’était beau, s’est émue l’heureuse grand-mère. Ce qu’elles m’ont dit m’a donné le frisson. Je ne m’y attendais pas. »

Veuve depuis vingt-neuf ans, Élisabeth évoque son conjoint avec tendresse : « Il me secondait beaucoup, faisait la cuisine et se montrait très patient. En 1975, il m’a proposé de garder les enfants pour me permettre de revoir ma famille à Dakar. Il y a consacré son mois de congé. Quand il repartait en mer, les petits pleuraient. Moi, je leur disais : “Il va me manquer.” »

Celle qui a travaillé jusqu’en 2000 comme agent de propreté dans un cabinet médical peut depuis se consacrer aux réunions de famille, qui exigent un sacré boulot et un espace très vaste…

Dominique PREHU

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