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Sylvain Augier : Il a écrit ses voyages extraordinaires !

Publié le 31 août 2015

Dans l'interview de Sylvain Augier à France Dimanche, il nous précise : “J’ai toujours l’impression qu’il va m’arriver une tuile !”

Sylvain Augier a fêté ses 60 ans en compilant ses souvenirs de voyages et de cascades. Une activité plutôt reposante pour cet ancien casse-cou qui nous a reçus, en boitillant…

France Dimanche (F.D.) : Vous teniez un carnet de bord lors de vos voyages ?

Sylvain Augier (S.A.) : Non, j’ai puisé dans mes souvenirs. J’ai opéré un tri, parce qu’il y en a beaucoup !

F.D. : Il y a aussi des souvenirs de jeunesse…

S.A. : Oui, cela me tenait à cœur. À 12 ans, je voulais faire comme Tintin ou Jacques Chancel. Je ne ratais aucune Radioscopie. J’avais envie de rencontrer des gens intelligents et les interviewer, comme je le fais aujourd’hui quotidiennement dans Qu’est-ce qui vous fait courir ? à 14 heures sur Sud Radio (qui vient d’être rachetée par le cabinet d’avocats Fiducial).

F.D. : Dans ce livre, on passe des sommets aux profondeurs. Où est votre plus grande ivresse ?

S.A. : L’altitude est vraiment super grisante !

F.D. : C’est sportif aussi…

S.A. : Avant mes accidents, je bougeais beaucoup, j’étais limite hyperactif.

F.D. : Quels accidents ?

S.A. : Il y a vingt-sept ans, j’ai fait une chute en parapente. Je testais une voile pour Ça m’intéresse et je me suis crashé à 2 000 mètres d’altitude. J’ai attendu l’hélico pendant deux heures alors que j’avais le pied arraché. On me l’a regreffé. J’ai toujours un genou et un avant-bras bousillés. Et puis, en 2003, j’ai eu un accident de moto. En Corse, une voiture a déboîté et m’a pris de face à 80 km/h. J’ai fait un bond de 20 mètres et suis retombé sur mon genou déjà abîmé. Depuis, je marche avec des semelles compensées. Je me suis habitué à cette douleur quotidienne…

F.D. : Vous avez toujours besoin de vitesse ?

S.A. : À 60 ans, on s’assagit. Même si, dans ma tête, je suis toujours le même.

F.D. : Vous n’avez donc jamais peur ?

S.A. : Ma recherche de sensations fortes a toujours surpassé ma peur, alors que je suis un grand anxieux dans la vie.

F.D. : De quel genre d’angoisses souffrez-vous ?

S.A. : Bébé déjà, j’étais stressé ! J’ai toujours l’impression qu’il va m’arriver une tuile. J’angoisse de ne pas savoir ce qui va se passer dans une heure.

F.D. : D’où la prise de risques ?

S.A. : Oui, pour surmonter ma peur obsédante, les sports extrêmes m’ont plus aidé que les différentes thérapies.

F.D. : Mais vos accidents ont dû accentuer vos craintes ?

S.A. : Pas sûr, car j’ai conçu sur mon lit d’hôpital Faut pas rêver et La carte au trésor. Et je me suis juré d’être pilote d’hélicoptère. C’est ce qui m’a fait tenir et avancer.

F.D. : Il y a des allusions à la religion dans votre livre, cela vous aide ?

S.A. : Je suis plutôt bouddhiste dans l’âme, je cherche la foi et l’amour dans l’instant présent. Et j’occulte l’avenir…

F.D. : Être en quête perpétuelle vous aide à aller mieux ?

S.A. : Je retrouve le goût de vivre à la radio. Et j’ai en projet un livre sur les rencontres que j’ai faites grâce à ce métier. Ainsi qu’une émission pour France Télévisions intitulée Faisons connaissance qui met en scène des enfants découvrant de beaux endroits en France.

F.D. : Vous voyagez toujours autant ?

S.A. : Oui, j’ai encore la bougeotte. Même si en vacances, j’aime rester tranquille sur une plage avec mes enfants.

F.D. : Aucun d’eux n’a hérité de votre goût pour l’aventure ?

S.A. : Ils font tous les deux une école de cinéma, une autre forme de rêve…

Augier livreAttention, sensations fortes !

Il a traversé six décennies comme dans un rêve, se lançant dans une quête d’aventures et de sports extrêmes pour échapper à son angoisse existentielle. Dans près de quatre-vingts chapitres, l’animateur de Faut pas rêver nous fait vivre
ses « voyages extraordinaires », version écolo-intrépide. Une carte aux trésors très intense.
"Faut rêver", de Sylvain Augier, aux éditions La Table Ronde, 16 €.

Yves Quitté

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