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Sylvie Joly : "Cette maladie, c'est vraiment un cauchemar !"

Publié le 4 octobre 2010

Atteinte depuis quatre ans d'un syndrome parkinsonien, l'humoriste Sylvie Joly tente de dompter le mal. Avec sa meilleure arme : l'humour.

Depuis le triomphe de son dernier spectacle, La cerise sur le gâteau , en 2006, et une apparition remarquée, l'année suivante, dans le film L'auberge rouge , la comédienne s'était faite rare. Une attitude qui ne ressemblait guère à cette boulimique de travail qui, depuis ses débuts en 1972, avait enchaîné les succès.

Au cinéma, tout d'abord, où Sylvie Joly a tourné avec les plus grands, comme Bertrand Blier, Henri Verneuil ou Claude Lelouch, mais surtout sur scène. Et cette reine du one-woman-show a été plutôt précoce : « Ma mère me disait que, même dans mon berceau, je faisais déjà rire, avait-elle confié dans Télé Star . Je n'ai jamais eu le physique d'une ingénue. Le rire a donc été mon arme de séduction massive. »

Sylvie Joly endure un "Calvaire"

Une arme qu'elle a, hélas, désormais bien du mal à utiliser. Car dans son recueil de souvenirs, C'est votre vrai nom ? , paru le 13 octobre dernier aux éditions Flammarion, Sylvie Joly confirme qu'elle souffre depuis plusieurs années maintenant d'une terrible maladie. Après avoir évoqué son enfance heureuse au milieu de six frères et une soeur, sa rencontre avec Pierre Vitry, son mari depuis plus de cinquante ans, leurs deux enfants, Mathilde et Grégoire, et une carrière passionnante, l'humoriste parle de son calvaire dans les dernières lignes de l'ouvrage.

En 2004, en vacances à l'île de Ré, elle décide de prendre son vélo pour une petite virée en famille. Mais, sur ce trajet d'une douzaine de kilomètres qu'elle connaît par coeur, Sylvie constate sa faiblesse inhabituelle : « Je ne peux m'empêcher de mettre vingt fois pied à terre. » Par ailleurs, Pierre lui signale que, depuis un certain temps, elle traîne souvent des pieds.

Autant de petits signes qui poussent la comédienne à consulter. Le diagnostic tombe : syndrome parkinsonien, qui, précise-t-elle, « s'est mis à m'attaquer sec ( en 2006 ), après que je me suis cassé le col du fémur... » Comme certains de ses proches l'ont expliqué au Parisien , ce mal neurodégénératif irréversible contraint, depuis quelques mois, la comédienne à ne se déplacer qu'en fauteuil roulant, lui provoquant également de nombreuses pertes de mémoire. « Cette maladie, ce n'est pas drôle du tout, confie-t-elle au quotidien. On tremble comme une feuille, on claque des dents... C'est vraiment un cauchemar. Ça fait très peur quand on vous dit ça. J'avais été pas mal servie en catastrophes, je pensais que ça suffisait ...»

« Cette maladie, ce n'est pas drôle du tout. On tremble comme une feuille, on claque des dents... C'est vraiment un cauchemar. Ça fait très peur quand on vous dit ça. J'avais été pas mal servie en catastrophes, je pensais que ça suffisait ...»

En effet, en plus d'avoir subi plusieurs opérations, Sylvie a eu la douleur de perdre deux de ses frères, dont Thierry, disparu en 1997, qui lui a écrit bon nombre de ses spectacles et qui était la personne qui la faisait le plus rire, à en croire ses propos dans Gala .

Si la maladie l'affaiblit un peu plus chaque jour et la contraint à « avaler des kilos de médicaments », la comédienne tente de rester optimiste et confie : « Il faut que j'arrive à dominer cette saloperie ! » Pour, un jour peut-être, remonter sur scène et jouer La cerise sur le gâteau . Un spectacle qui, déclare-t-elle, la « remplit de bonheur et de rigolade »

Elle a aussi connu la douleur de perdre deux frères, dont Thierry en 1997, qui lui écrivait de nombreux spectacles
Laura VALMONT


Sylvie Joly sketch - Catherine par CyberPeople

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