France Dimanche > Actualités > Sylvie Vartan et Tony Scotti : Abandonnés par leur fille !

Actualités

Sylvie Vartan et Tony Scotti : Abandonnés par leur fille !

Publié le 18 février 2020

.photos:bestimage
© BESTIMAGE Sylvie Vartan et Tony Scotti

Sylvie Vartan et Tony Scotti doivent aujourd’hui faire face à la plus douloureuse des séparations.

Du haut de ses 75 ans, Sylvie Vartan peut se targuer d’avoir une vie bien remplie : une famille, des amis, une carrière, l’amour… Oui, l’existence a vraiment gâté la petite Bulgare déracinée, née à Iskretz, village situé dans la chaîne du Grand Balkan, autant dire le bout du monde. Alors pourquoi ce vague à l’âme, ce sentiment diffus de mélancolie qui lui donne, jour après jour, l’impression de n’être plus rien… Seule chez elle, entourée de souvenirs qui lui rappellent le bonheur des années passées, celles où tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Mais à l’heure du bilan, la chanteuse semble au bord du gouffre, incapable de réprimer cette profonde tristesse qui l’envahit lorsque, en pleine introspection, elle s’aventure à regarder en arrière…

Depuis la mort de Johnny, le 6 décembre 2017, rien ne va plus. Après la déchirure d’avoir perdu celui avec qui elle aura tout connu, le meilleur comme le pire, elle a senti qu’une page se tournait. Bien sûr, dans ce moment difficile, elle a pu compter sur Tony Scotti, son pilier depuis près de quarante ans, ce roc fait mâle, qu’elle a épousé en 1984. Un homme solide sur lequel elle s’est appuyée et reconstruite après une longue période de tumulte aux côtés de Johnny.

Être la femme d’une telle star était loin d’être facile ! Leur histoire passionnelle qui a fait tant rêver au temps des yé-yé a connu bien des hauts et des bas. Et en 1980, lorsqu’ils se séparent officiellement, ces quinze ans d’amour fou laissent à Sylvie un goût amer. Ne lui reste plus que leur fils David, son trésor, qu’elle entend protéger à tout prix de la célébrité et de ses pièges.

Cet enfant de l’amour, né au milieu du tumulte, a besoin de connaître enfin le calme. Pour cela, sa maman choisira de partir loin, sous le soleil de Californie. Un exil à Los Angeles qui va s’avérer salvateur.

Non seulement, il offrira au petit David un anonymat bienvenu, mais permettra aussi à la chanteuse de renaître dans les bras du beau Tony Scotti, producteur et acteur aux yeux de velours. Ils se croisent à Tokyo lors d’un festival de musique.

Il est grand, brun, viril et protecteur. « Honnêtement, j’ai eu un coup de foudre, se souvient-elle dans Gala. Je n’y croyais pas moi-même. Je me disais que j’affabulais certainement. Il avait quelque chose de sécurisant, c’était un bel homme. Il semblait droit, honnête, avec beaucoup d’humour et une grande bienveillance pour autrui. »


Nous sommes en 1981, cette maman courageuse qui élève David avec l’aide de sa propre mère adorée, Ilona, a l’intuition qu’elle vient de rencontrer celui qui saura vraiment la comprendre. Un homme providence avec qui elle va même réaliser un rêve fou, celui d’adopter, en 1997, une petite fille en Bulgarie. Un bébé qu’ils appelleront Darina, ce qui signifie « cadeau de Dieu » en bulgare. « Il est plus qu’un mari. Il est de mon sang. On s’est mariés trois ans après notre rencontre. Nous n’avons pas pu avoir d’enfants ensemble. Il y avait David puis nous avons adopté Darina… j’aurais aimé une grande famille », confiait-elle il y a trois ans, toujours dans Gala.

Mais aujourd’hui, tout est fini. Ce bonheur familial a bel et bien volé en éclat. Depuis qu’elle partage son temps entre Paris où elle donne régulièrement des concerts et les États-Unis, Tony n’est plus aussi présent. Ajoutez à cela l’inexorable usure des années et vous obtiendrez ce que bien des mariés au long cours vivent à leur corps défendant : une cohabitation sans saveur où tout n’est plus qu’ennui…

Ne lui restait plus que Darina, sa fille avec qui l’unissait une relation fusionnelle. Mais elle appréhendait ce que toutes les mamans louves redoutent le plus au monde : ce moment poignant où son « bébé » quitterait la maison pour prendre son envol. Un jour terrible qui a fini par arriver. Cette déchirante séparation, survenue il y a quelques mois, a laissé la chanteuse dans un état de prostration très inquiétant. Ce mal-être, qualifié par les psychologues de syndrome du nid vide, touche des milliers de mamans, confrontées à une solitude abyssale une fois les enfants partis… Après une période pleine d’excitation, il leur faut faire face au vide, au néant, aux sentiments d’inutilité, de morosité.

Pourtant, Sylvie ne peut qu’être fière du parcours de sa fille. À 22 ans, Darina, qui fait preuve d’une maturité impressionnante, se débrouille plutôt bien. Elle a décroché un travail dans le milieu de la télévision, en régie. Bien décidée à voler de ses propres ailes, elle a emménagé dans un petit appartement, loin du luxe de la Villa Montmorency dans le XVIe arrondissement de Paris, où elle réside avec sa mère lorsque cette dernière est de passage dans la capitale. « Je suis très indépendante, j’aime habiter seule », a d’ailleurs avoué la jeune fille sur Instagram. Des mots cruels qui ont dû faire l’effet d’un coup de poignard à sa mère.

Car voir s’éloigner Darina, c’est aussi rompre avec ses origines bulgares, pour ne pas dire son âme. Après avoir perdu sa propre mère, Ilona, il ne lui restait plus que son « cadeau de Dieu » pour la relier à ses racines slaves… Et voilà que l’oisillon de feu s’envole ! Pour la chanteuse, c’est vraiment la double peine… Lorsque cette épreuve survient à 50 ans, l’on peut encore avoir l’espoir de se reconstruire. Mais à 75 ans ? Comment ne pas s’empêcher de compter le peu de temps qui reste à vivre ? Lucide, la chanteuse sait que débute maintenant pour elle, la période la plus difficile de son existence, celle où l’inéluctable issue se profile à l’horizon et où chaque instant compte…

Valérie EDMOND

À découvrir