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Sylvie Vartan : “J’ai tellement pleuré !”

Publié le 29 juin 2018

Après une tournée épuisante de dix mois en France, en Bulgarie et au Japon, Sylvie Vartan, âgée de 73 ans, s’est empressée de voler au secours de son fils tant chéri.

«Quand on a aimé les gens, on les porte toujours en soi. »

En prononçant cette phrase, si douce, si vraie, rapportée dans une interview de notre confrère Le Parisien du 18 juin, Sylvie Vartan a, une nouvelle fois, dit à quel point des sentiments forts la liaient encore et toujours à Johnny Hallyday, l’homme de sa vie durant quinze ans. 

Et elle a une nouvelle fois montré combien ce lien était toujours vivant, en lui rendant un bouleversant hommage au Grand Rex, à Paris, lors de deux concerts diffusés sur France 2, ce mardi 26 juin, à 23 h 15.

« J’ai tellement pleuré à chaque répétition. C’était très dur », a-t-elle confié, aussi heureuse que bouleversée de chanter à nouveau au côté de Johnny lors d’un incroyable duo virtuel.

Ses sentiments sont d’autant plus puissants que l’idole des jeunes et des moins jeunes était aussi, et sans doute avant tout, le père de son fils, David.

Conflit

Sylvie a beau être une superstar, une grande chanteuse autant qu’une grande amoureuse, c’est sa fibre maternelle qu’elle a toujours choisi de privilégier.

Il semble donc normal qu’aujourd’hui, en cette période si triste et si douloureuse de guerre autour de l’héritage de Johnny –  qui voit s’affronter David et Laura, à la veuve du chanteur –, Sylvie dise ce qu’elle ressent.


Pas en tant qu’ex-épouse, mais en tant que mère.

Et ce n’est certes pas de gaieté de cœur qu’elle est entrée dans ce conflit, elle qui aurait tellement souhaité ne jamais le voir exposé sur la place publique…

Mais la peine qu’elle ressent à l’idée que le père de son fils ait pu, de son plein gré, décider de ne rien lui laisser de ses biens et de le priver de tout droit de regard sur son œuvre l’a incitée à se mêler au drame.

En février dernier, elle est donc sortie de son silence, s’exprimant dans plusieurs médias, dont Le Figaro : « Le Johnny que j’ai aimé était généreux et sensible, avait-elle déclaré. […] Ce testament ne correspond en rien à l’homme dépeint aujourd’hui. Je ne peux penser une seule seconde qu’il ait décidé de les déshériter de son plein gré », avait-elle dit, en parlant de David et Laura. 

Si, le 13 avril, la justice a pris la décision de geler les biens immobiliers français du rocker et de mettre sous séquestre ses droits d’auteur en attendant de statuer définitivement sur la question de son héritage, elle a refusé à David et Laura ce droit de regard qu’ils espéraient obtenir sur l’album posthume de leur père.

Une décision à laquelle Sylvie a réagi dans les colonnes de Gala : « Quand, depuis qu’on est enfant, on écoute les disques de son père, quand les premières chansons sur lesquelles on apprend à jouer de la batterie sont celles de son père, et qu’on vous dit que, désormais, il va falloir lever le doigt et demander l’autorisation pour les écouter. Ce n’est même plus une affaire d’héritage, c’est juste inimaginable, impensable ! »

À l’époque, déjà, la mère de David avait laissé entendre dans cette interview que, même si elle aurait préféré parvenir à s’accorder avec Læticia, cette dernière n’avait pas fait preuve de bonne volonté : « Il faut toujours essayer de se rapprocher. Mais encore faut-il être deux à le vouloir », avait-elle lâché.

Mais aujourd’hui, ce désir d’entente avec Læticia ne semble plus du tout d’actualité. Elles ont beau vivre toutes les deux à Los Angeles, Sylvie n’est pas prête à se rapprocher de la veuve de Johnny. Elle lui a même littéralement claqué la porte au nez !

En effet, dans la même interview au Parisien, Sylvie Vartan a été on ne peut plus directe. À la question de savoir si elle serait prête à essayer d’intervenir auprès de Læticia, afin de tenter d’arranger la situation, elle a répondu : « Non, je n’ai pas envie de frapper à sa porte. Je ne frappe à aucune porte. »

On ne saurait être plus clair.

Justice

On peut se dire que cette répartie, très ferme, ne ressemble pas à la personnalité de Sylvie qui se montre d’ordinaire très pondérée.

Mais pour comprendre son point de vue, peut-être faut-il garder en tête que c’est avant tout à son fils qu’elle pense dans cette triste affaire.

Son fils, qui, comme elle l’a encore expliqué, se sent aujourd’hui « blessé », même s’il fait preuve d’une « grande force mentale ». 

Blessure d’amour avant tout, comme elle tient à le préciser : « David et Laura ne sont pas intéressés par l’argent, mais par le côté artistique de leur père. Quand on est artiste, comme David, c’est la moindre des choses d’avoir son mot à dire sur l’œuvre de son père, c’est tellement logique, évident. Notre fils est né Hallyday et a commencé à jouer de la batterie à 5 ans. J’ai le film. »

Et puis, la chanteuse paraît aussi vouloir signifier que si elle a décidé de ne pas aller vers Læticia, c’est que la mère de Jade et Joy pourrait être moins prête à souhaiter trouver un arrangement que ce que l’on peut croire.

Quand Le Parisien lui demande si elle regrette qu’il n’y ait pas eu d’accord à l’amiable, Sylvie fait cette réponse sibylline : « On lit tellement de choses. Il y a beaucoup de mains tendues, mais la réalité est toute autre. »

Il faudra attendre le mois de novembre prochain, date à laquelle la justice se penchera sur le fond de cette affaire de famille, pour en savoir plus.

Et d’ici là, certaines portes risquent encore et encore de claquer.

Laurence PARIS

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