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Sylvie Vartan : Prête à se battre pour son fils

Publié le 14 mars 2018

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Sylvie Vartan ne peut pas croire que son Johnny aie déshérité ses enfants.

Voilà trois semaines qu’ils se déchirent autour des dernières volontés de Johnny : d’un côté l’épouse, Læticia, dont le rocker a fait son unique héritière, de l’autre, ses beaux-enfants, David Hallyday et sa demi-sœur, Laura Smet, qui s’estiment lésés.

Cette guerre autour du testament de l’homme qu’elle a aimé et dont elle a partagé la vie pendant quinze ans, Sylvie Vartan ne l’a bien sûr pas souhaitée.

L’idée qu’elle soit aujourd’hui devenue une affaire publique, s’étalant dans tous les médias, lui fait encore plus horreur.


Pourtant, la chanteuse, qui est actuellement à Paris, en vue de son prochain concert au Grand Rex, a décidé de prendre la parole.

Son but ? Rétablir, preuves à l’appui, la vérité, et honorer la mémoire de la star, qu’elle estime salie par toute cette histoire. Au Figaro, dans les colonnes du Parisien, au micro d’Europe 1, sur le plateau de 19 h le dimanche, sur France 2, l’interprète de J’ai un problème, s’est donc exprimée, remettant au passage quelques pendules à l’heure…

L’amour de sa vie n’aurait jamais pu spolier la chair de sa chair, de cela Sylvie est certaine : « Je ne peux penser une seule seconde qu’il ait pu les déshériter de son plein gré », affirme-t-elle.

Alors qui est responsable ? La chanteuse n’accuse personne, mais tient à rappeler que, contrairement à ce que prétendait Johnny dans son testament, David n’a jamais reçu de donation.

« Lors de mon divorce à l’amiable d’avec Johnny, notre seul bien commun était notre maison à Paris [une superbe propriété située villa Montmorency dans le XVIe arrondissement, ndlr]. Il a été convenu que je gardais ma part, soit 50 %, et qu’il me laissait la sienne. À l’époque, par principe, la maison revenait à l’épouse pour qu’elle ait un toit. David était notre fils unique et mineur. J’ai préféré que Johnny lui donne directement ma part. »

Elle précise aussi n’avoir jamais perçu la pension mensuelle de 20 000 francs que son ex-mari devait lui verser pour élever leur enfant. Et prévient : « Tous les documents sont chez les avocats. Si le testament de Johnny est déclaré nul et que la loi française s’applique, alors j’entrerai dans la procédure pour aider David. »

Autre cheval de bataille : le fait que ce dernier, pourtant chanteur et compositeur à succès, n’ait aucun droit de regard sur le patrimoine artistique de son père. Une chasse bien gardée par Læticia et sa grand-mère élyette Boudou, alias Mamie Rock. « La grand-mère a l’air très sympathique, je ne sais pas quel est son passé artistique. Mais c’est comme si moi, j’allais diriger les Galeries Lafayette ! C’est quand même insensé ! », s’est insurgée Sylvie sur Europe 1.

Si elle affirme avoir toujours entretenu des relations courtoises avec la maman de Jade et Joy, la chanteuse précise tout de même qu’elles ont « un peu évolué » ces derniers temps. Une façon élégante de dire que leurs rapports se seraient sérieusement tendus ?

Lorsque le journaliste du Figaro lui demande si elle ne craint pas que la veuve l’empêche d’utiliser des images de Johnny sur scène ou d’interpréter ses titres, la réponse de Sylvie claque comme un avertissement : « J’ai chanté avec lui toute ma vie, je vois mal quelqu’un me l’interdire. »

“Sang pour sang” classe

Et dans son combat pour que vérité soit faite et justice soit rendue, Sylvie n’est pas seule, loin s’en faut. Son interview sur France 2, dimanche soir, a été chaleureusement saluée par Michel Polnareff, qui a écrit sur son compte Twitter : « Tu as été parfaite, digne, sincère et émouvante. Ta peine sera ressentie par les millions de gens qui, comme moi, mais moi je le savais déjà, ont senti ton intelligence à employer les mots qu’il faut dans un contexte on ne peut plus malsain. Tu as été “sang pour sang” classe. »

Après Eddy Mitchell, qui apportait il y a quelques jours son soutien à sa filleule Laura, Jacques Dutronc, d’ordinaire peu loquace, s’est à son tour exprimé dans les colonnes du Parisien en des termes sans équivoque : « On ne déshérite pas ses enfants ».

Autre vieil ami du rocker, le compositeur Jean-Jacques Debout a lui aussi partagé son étonnement sur BFMTV : « Il m’a toujours dit un bien fou de ses enfants. Il les adorait. Dutronc, comme moi et Eddy Mitchell, ne comprenons pas du tout, du tout, ce qu’il s’est passé. »

Le 16 mars, lendemain de la convocation de David, Laura et Læticia devant la justice, Sylvie sera au Grand Rex pour un concert à guichets fermés où elle rendra un vibrant hommage à son premier amour. Nul doute que ce soir-là, sur scène, l’émotion et les souvenirs prévaudront. Enfin…

Lili CHABLIS