France Dimanche > Actualités > Sylvie Vartan : Sa fille au plus mal !

Actualités

Sylvie Vartan : Sa fille au plus mal !

Publié le 15 mai 2020

.photos:bestimage

Depuis l'adoption de Darina en 1998, Sylvie Vartan redoutait plus que tout que ce jour arrive…

Lorsque l'on devient mère, un nouvel amour s'éveille. Cette émotion, Sylvie Vartan l'a vécue deux fois, puisqu'elle a connu la joie d'accueillir d'abord son fils, David, né en août 1966 de son union avec Johnny, puis, en 1998, quand elle a pris sous son aile ce petit être de 7 mois qu'elle adoptait, Darina.


Mais en même temps que cet amour se développait, un autre sentiment, tout aussi fort, grandissait à son côté. Une inquiétude, terrible, une peur fondamentale que quelque chose puisse arriver à ses enfants. Une angoisse de chaque instant, que rien, ni personne, jamais, ne pourra atténuer. Le métier de mère, s'il est merveilleux, porte aussi en lui son revers cruel

Longtemps, ayant sa fille auprès d'elle à Los Angeles, Sylvie a pu veiller sur elle, telle une mère poule, attentive aux moindres détails qui auraient pu révéler que Darina n'allait pas bien. Lorsque la jeune fille est entrée dans l'adolescence, Sylvie a pu redouter cette période souvent difficile. D'autant que l'on sait à quel point cet âge peut être ravageur pour les enfants qui ont été adoptés.

Mais heureusement pour Sylvie et son mari, le producteur de film Tony Scotti, Darina a passé ce cap sans sembler affectée, ni tourmentée. L'amour constant et fiable qu'ils lui ont tous deux donné, dont ils l'ont nourrie, a été bien reçu et bien compris par la belle Darina.

Aussi, quand elle a voulu vivre sa vie de l'autre côté de l'océan, à des milliers de kilomètres de la Californie, à Paris, la ville lumière, Sylvie a accepté de prendre ce risque. En femme intelligente, en mère compréhensive, elle a pu concevoir son existence privée de la présence quotidienne de sa fille, et ainsi lui offrir l'indépendance dont elle avait besoin. Darina savait que sa « mamouche », comme elle l'appelle, serait là, quoi qu'il arrive…

Certes, en la laissant choisir sa voie, sa mère n'a pas, du jour au lendemain, lâché sa main. Toujours, de loin comme de près, elle a continué à lui parler, à l'écouter, à la conseiller si elle en avait besoin.

Et jusque-là, tout s'était très bien passé. Même quand, en 2017, alors qu'elle était âgée d'à peine 20 ans, la jeune fille avait posté des photos d'elle que certains avaient trouvées un peu trop sexy, et qu'elle s'était fait violemment critiquer.

Confiante, Sylvie déclarait dans Télé Star que ce genre de cliché était fait par « toutes les filles de son âge ». « Toutes ses amies font des photos, ajoutait-elle. C'est la folie des photos. » Histoire de clouer le bec aux esprits chagrins une fois pour toutes, elle concluait : « Elle est majeure maintenant, elle décide de la façon dont elle veut se montrer. »

Mais ce soutien indéfectible, s'il a pu longtemps porter Darina, ne semblerait plus suffisant aujourd'hui.

Depuis quelques semaines en effet, la fille de Sylvie ne montre plus la joie de vivre qu'elle manifestait auparavant Son sourire paraît figé. Oui, la jeune fille semble malheureuse, et personne ne peut dire quand elle retrouvera la légèreté qui l'habitait.

La raison de cette tristesse, c'est bien sûr ce confinement qui, s'il permet de sauver des vies, n'en est pas moins un crève-cœur pour tous ceux dont l'existence ne fait que commencer.

Tous ces jeunes gens qui n'ont qu'une envie : sortir, rentrer tard, rester ensemble de longues heures, tomber amoureux… Ces vies si pleines de désirs, forcées à se cantonner dans leurs quatre murs, alors que l'aventure les appelle au dehors.

Comme tous ceux de son âge, Darina mesure le poids de cet interdit qui la fragilise chaque jour un peu plus. Bien sûr, elle partage des moments avec ses amis sur les réseaux sociaux, mais ses proches lui manquent cruellement.

Comme sa complice Romy, à qui elle s'est adressée avec une grande tendresse, le 27 avril : « Joyeux anniversaire à ma meilleure amie au monde, ma première copine, la sœur que je n'ai jamais eue, l'amour de ma vie, mon âme sœur, a-t-elle écrit en anglais. Je t'aime plus que tout au monde entier, ne l'oublie jamais. »

Après ces mots enthousiastes, elle n'a pu 'empêcher de lui exprimer à quel point lle souffrait d'être éloignée d'elle.

« Je n'aurais rien voulu de plus au monde que d'être avec toi pour ce 23e  anniversaire. Tu me manques tous les jours et je suis si pressée de te voir », a-t-elle encore écrit.

Souhaitons que rapidement, des masques et des tests soient à la disposition de tous. Pour que ceux qui souffrent de ne plus voir leur famille, leurs amis, puissent retrouver une vie, une vraie vie.

Laurence PARIS

À découvrir