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Tatiana Silva : Émue aux larmes par des orphelins

Publié le 8 juin 2018

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Tatiana Silva, la miss météo de TF1, ambassadrice de l’Unicef, a revécu son douloureux passé au milieu des enfants malgaches marqués par le destin.

La ravissante présentatrice météo, qui officie le week-end sur TF1, ne se contente pas de guetter les mouvements des dépressions, des nuages et du soleil sur une carte du ciel.

Elle est aussi une ambassadrice de l’Unicef, très impliquée dans sa mission.

Déjà engagée aux côtés de l’organisation en Belgique, Tatiana Silva a souhaité sensibiliser le public français aux effets du changement climatique et insister sur la menace qu’ils représentent pour les enfants, avant qu’il ne soit trop tard.

Consciente qu’ils sont les principales victimes de ce phénomène, dont l’ampleur ne cesse de s’aggraver, la Miss Belgique 2005, âgée de 33 ans, est partie en mission à Madagascar, où elle a rencontré les gamins qui ont récemment vu de nombreux cyclones dévaster leur île.

Message

Pendant ces trois jours passés à l’autre bout du monde, la superbe jeune femme est passée par toute une palette d’émotions, en rencontrant des familles à l’avenir fragile : «Peu de gens savent que 66 millions d’enfants, soit à peu près la population de la France, sont touchés chaque année par les conséquences des changements climatiques, à cause de la sécheresse, des inondations, des cyclones, des typhons, des ouragans à répétition, etc. C’est une problématique mondiale qu’il va falloir résoudre, trouver des solutions en changeant nos habitudes mais aussi dans la prévention. Et la prévention, c’est ce que fait l’Unicef auprès des populations à risques », a-t-elle déclaré sur le site de l’agence des Nations unies pour l’enfance, créée en 1946.

Tatiana a été émancipée à l’âge de 16 ans, au décès de sa mère, en 2001.

À 14 ans, quand elle apprend que cette dernière est atteinte d’un cancer du sein, la légèreté de l’adolescence la quitte à tout jamais.

Son père, cap-verdien, est depuis longtemps reparti vivre au pays.

Tatiana se retrouve seule, sans personne pour la consoler.


Ce destin douloureux permet de comprendre l’empathie de la belle brune pour le sort des orphelins de Madagascar.

Au point qu’elle a voulu raconter à ces gosses son propre parcours : « C’était important pour moi de faire passer ce message, a-t-elle déclaré dans Télé 7 Jours. […] Mon histoire fait écho à la leur. Ils doivent aussi avoir un terrible manque d’amour. D’amour inconditionnel, le plus important. J’espère juste que mon témoignage a pu résonner chez l’un d’entre eux. »

Celle qui a un temps songé à faire des études de sciences politiques avant de se lancer dans l’humanitaire a eu beau changer de voie, elle n’en a pas pour autant oublié ses idéaux : « Je suis née du bon côté de la barrière, a confié Tatiana au même hebdomadaire. J’ai tellement de chance d’avoir reçu que je me dois de rendre ce qui m’a été donné. […] Avec un fond d’égoïsme, car cela contribue aussi à mon équilibre personnel. »

Et dans un bidonville de Toamasina, la remplaçante de Catherine Laborde n’a pas pu retenir ses larmes, quand elle a rencontré une famille de cinq personnes avec un enfant handicapé, aidée par l’Unicef, et résidant dans une maison de 9 m2, sans eau courante.

« Tu te sens impuissant, tu voudrais leur donner de l’argent, mais ce n’est pas la solution, a-t-elle expliqué dans les colonnes de Télé 7 Jours. Les ONG travaillent sur le long terme, intelligemment, en profondeur. Ces gens luttent pour leur survie et, surtout, celle de leurs enfants. Ils m’ont donné une grande leçon de vie. »

Nina COLLOMBE