France Dimanche > Actualités > The Voice : Akasha "Je voue un culte à Piaf"

Actualités

The Voice : Akasha "Je voue un culte à Piaf"

Publié le 4 mars 2016

La jeune Corse a la musique dans le sang. Normal quand on sait que l'arrière-grand-père de Akasha (The Voice) a créé Chez Tao, le piano-bar le plus réputé de l’île !

Logo The Voice«Zen, soyons zen », chantait Zazie. Zen, Akasha, 22 ans, aspire à l’être de toutes ses forces. Mais, à l’idée de se présenter devant le jury du télécrochet The Voice, cette jolie Corse ne peut s’empêcher de paniquer, bien qu’elle ait mis toutes les chances de son côté.

Elle s’est choisi un nom de scène qui dans l’hindouisme signifie « lumière astrale », de quoi lui assurer une certaine aura. Et surtout, elle pratique intensément la sophrologie. Formée à la dure école du piano-bar, elle s’y connaît aussi pour capter l’attention du public.

->Voir aussi - The Voice : Anahy "J'ai deux passions : la musique et le foot !"

Avec sa voix surnaturelle, parviendra-t-elle à mettre les coaches de The Voice (diffusé sur TF1, le samedi à 20 h 55) en apesanteur ?

France Dimanche (F.D.) : À quel âge avez-vous commencé à vous passionner pour le chant ?

Akasha (A.) : Vers 8 ans. J’ai perdu mon père très tôt et c’est mon beau-père, un chanteur amateur, qui m’a donné le goût de la musique. À la maison, on a toujours eu beaucoup de matériel, dont un karaoké avec lequel je fredonnais des airs d’Édith Piaf. C’est après avoir chanté Non, je ne regrette rien dans un bar à Calvi que j’ai compris que je voulais en faire mon métier. J’avais 15 ans. J’ai adoré l’adrénaline que ça m’a procuré. Je me suis mise à travailler, seule à la maison. Moi qui n’osais pas, qui avais une voix toute contenue, j’ai développé une puissance à la Janis Joplin ! Ensuite, des groupes rock de Calvi m’ont proposé de me joindre à eux. Peu à peu, je me suis fait un nom en Balagne. Puis, à 19 ans, quand je me suis sentie prête, j’ai pu débuter dans le cabaret familial de mon arrière-grand-père.

F.D. : Vous avez la musique dans le sang alors !

A. : En fait, je tiens ça de ce même arrière-grand-père, un Russe blanc du Caucase qui a fui la révolution bolchevique et a fini par s’installer à Calvi, en 1928. Quelques années plus tard, il y ouvrait un piano-bar qui est aujourd’hui très réputé : Chez Tao. Pas mal de stars y sont venues y faire la fête : Johnny Hallyday, Michel Sar­dou, Claude Nougaro, Serge Gainsbourg… À sa mort, ses fils ont pris la relève. L’été, j’y monte sur scène tous les soirs. J’y mélange tous les styles. Eric Clapton, Pink Floyd, Édith Piaf… Comme vous pouvez le constater j’ai un répertoire plutôt varié !

F.D. : Vous portez d’ailleurs une robe noire comme Piaf…

A. : Quelle artiste ! Je lui voue un véritable culte ! Quant à mon apparence, je ne cherche pas à suivre la mode. J’ai mon propre style, très glamour. J’ai toujours porté des robes sombres avec des talons hauts. Mais, pour la coiffure, pas question de faire des chignons. Mes cheveux que j’aime avoir très longs sont toujours lâchés. Je suis une vamp un peu négligée !

F.D. : Est-ce que vous composez ?

A. : J’ai toujours écrit des poèmes. Avec un ami compositeur, on va les mettre en musique pour faire un album. Je rêve aussi de monter un spectacle musical qui mêlerait sonorités orientales, rock et littérature. J’y danserais aussi…

F.D. : Parce que vous dansez aussi ?

A. : Oui, j’ai découvert la danse orientale il y a un an. Je pratique assidûment, parfois jusqu’à trois heures par jour ! Sandra, ma professeur à Nice, me dit que je suis douée. J’adore ça !

F.D. : À quelques jours des auditions à l’aveugle, vous avez le trac ?

A. : Ne m’en parlez pas ! Je suis dans un tel état de stress ! Par chance, j’ai un compagnon qui me comprend. Il est batteur et guitariste, il sait ce ­qu’affronter un public veut dire. Et puis, j’ai découvert la sophrologie. C’est génial pour calmer les tensions. Après une année en psychologie à la fac de Nice, j’ai décidé d’intégrer une école spécialisée. J’aurai au moins un métier si je ne parviens pas à vivre de ma passion, la musique…

Sophie Marion

À découvrir