France Dimanche > Actualités > The Voice : Anahy “J’ai deux passions : la musique et le foot !”

Actualités

The Voice : Anahy “J’ai deux passions : la musique et le foot !”

Publié le 18 février 2016

La jeune Suissesse de 25 ans se prépare à intégrer l’école de police � de Genève, ce qui n'empêche pas Anahy (The Voice) de composer des ballades, d’apprécier la douceur de la voix de Carla Bruni.

À 14 ans à peine, Anahy avait déjà enregistré trois albums et fait pas mal d’apparitions à la télévision. Mais, à l’âge adulte, cette Suissesse un brin casse-cou décide de s’imposer de nouveaux challenges, comme tenter de percer dans le football féminin.

Cette jeune femme de 25 ans, actuellement agent de sécurité, s’apprête même à intégrer l’école de police de Genève. Aujourd’hui, si elle continue à chanter et à composer, c’est seulement pour le plaisir.

Sa participation à The Voice va-t-elle changer le cours de son destin ?

->Voir aussi - The Voice : A 15 ans, Ana Ka sillonnait La Lorraine avec son orchestre de bal !

France Dimanche (F.D.) : Comment avez-vous attrapé le virus de la musique ?

Anahy (A.) : C’est maman, originaire du Paraguay, qui m’a donné très tôt le goût des belles mélodies. Depuis l’enfance, elle joue de la guitare et chante avec un groupe paraguayen de musique folklorique, Los Latinos Paraguayos. Elle continue à se produire dans la pizzeria familiale, « La maison du bonheur », que mon père, italien, a ouverte à Genève, où j’ai grandi. Je baigne dans les rythmes sud-américains depuis toute petite. Maman m’a tout appris…

F.D. : Jusqu’à chanter devant un public, puisque vous étiez très tôt à ses côtés…

A. : Durant ses spectacles, ma mère était obligée de me faire monter sur scène, sinon je piquais des colères… J’aimais tellement ça ! La première fois, à 2 ans seulement, j’avais entonné une chanson en italien d’Adriano Celentano pour faire plaisir à papa. Quatre années plus tard, je réalisais mon premier album, Boom. Puis un second disque a suivi, Jardin secret, toujours autoproduit. À 14 ans, j’ai décroché un contrat avec Warner, et fait mes premiers plateaux télé en France : C’est mon choix, Drôle de petits champions… Au collège, ma notoriété naissante suscitait pas mal de jalousie. Ça n’a pas toujours été facile.

F.D. : Quand avez-vous décidé de mettre votre précoce carrière entre parenthèses ?

A. : À 19 ans, j’ai fait un duo avec Diam’s, Dans le noir, puis avec le groupe de rap Sniper, Thérapie ; des expériences magnifiques. Mais peu à peu, j’ai ressenti le besoin de m’éloigner du milieu artistique. J’éprouvais juste l’envie de faire une pause. J’ai continué à composer, seule dans mon coin, sans pression. C’est une amie perdue de vue qui m’a contactée sur Facebook pour me prévenir que The Voice débarquait à Genève pour faire passer des auditions. Cette fille m’a motivée. Sans elle, je n’aurais jamais osé m’inscrire.

F.D. : Quels sont les artistes qui vous inspirent ?

A. : Quand j’écris mes chansons, je raconte mon vécu, ce qui m’entoure, en français, en espagnol ou en italien, selon l’humeur. Je saisis ma guitare et je me laisse aller. Du rock ou des ballades, ça dépend. J’aime beaucoup U2. J’ai aussi de l’admiration pour Whitney Houston, Céline Dion et Lara Fabian, qui possèdent des voix hors norme. J’apprécie aussi la douceur du timbre de Carla Bruni. Quand elle murmure C’est quelqu’un qui m’a dit, je trouve ça trop chou…

F.D. : Vous n’avez pas trop souffert de vous éloigner du milieu artistique ?

A. : Non, je n’éprouve aucune nostalgie. Mais il est vrai que j’exerce un métier très différent de cet univers, puisque je suis agent de sécurité à Palexpo, le Palais des expositions et des congrès de Genève. Et je dois bientôt intégrer l’école de police. Un défi ! Mais, si je poursuis l’aventure dans The Voice, j’enfilerai mon uniforme de policière municipale plus tard (rires). Vous voyez, je garde bien la tête sur les épaules.

F.D. : En dehors de la musique, quelles sont vos passions ?

A. : Le foot ! Je joue en amatrice dans l’équipe féminine de Neuchâtel. Je tiens ça de mon père. Au poste d’attaquante de pointe, sur le terrain, je suis très concentrée. J’admire Zlatan Ibrahimovic. Je le suis depuis longtemps. Avec papa, on allait en Italie en autocar, avec les supporters, voir jouer l’AC Milan…

F.D. : Vous ne seriez pas un peu garçon manqué ?

A. : Peut-être. C’est sûr, je ne suis pas comme ma sœur qui aime beaucoup se maquiller, mais je ne me sens pas moins féminine pour autant ! En fait, je n’aime pas trop ces préjugés. Les femmes ont pris confiance en elles et elles le prouvent. Elles peuvent désormais rivaliser avec les hommes, même sur un terrain de foot.

F.D. : Qu’attendez-vous de l’émission ?

A. : Je veux renouer le contact avec le public en savourant chaque instant. Bien sûr, j’aimerais devenir une grande artiste. Quand je chante, j’éprouve des sentiments si forts… Ça vient du cœur ! Je voudrais que les gens se disent : « Cette fille-là, elle est vraiment sincère »…

Véronique Dubois

À découvrir