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The Voice : Clément Verzi “Je veux donner du bonheur !”

Publié le 1 avril 2016

Dans le � métro � ou sur les plateaux, ce qui compte pour ce chanteur-compositeur de 3 5 ans, Clément Verzi de The Voice, c’est de partager son amour de l’humanité.

Certains le trouveront sans conteste idéaliste. À 35 ans, ce rêveur, qui a grandi en Bretagne, Clément Verzi chante dans le métro parisien de jolies ballades de sa composition. Pour vivre, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Une vie de galère ? Pas pour lui !

En troubadour des temps modernes, il donne de la voix pour délivrer un message de paix et d’amour. Lors des auditions à l’aveugle, il a ému les coaches en reprenant, tout en douceur, Je te promets – créée par Johnny Hallyday et écrite par Jean-Jacques Goldman – et a rejoint, à l’instinct, l’équipe de Zazie.

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Il participe à The Voice dans l’espoir de partager avec le plus grand nombre cette part d’humanité qu’il porte en lui. Franchira-t-il l’étape des battles ?

France Dimanche (F.D.) : Comment vous est venue cette passion pour la musique ?

Clément Verzi (C.V.) : A 6 ans, je voulais faire du foot. Mais comme j’étais turbulent, ma belle-mère – mes parents avaient déjà divorcé – a préféré m’inscrire à la chorale de Mont-Dol, le village près de Saint-Malo où j’ai grandi. Elle était dirigée par un pompier fan de Francis Cabrel, et j’y ai vite pris goût ! À la maison, je reprenais tous les artistes que j’entendais sur Radio France Armorique : Cabrel, bien sûr, mais aussi Hallyday, Sanson, Goldman… J’adorais aussi les chants celtiques car, en famille, on fréquentait les fest-noz, les fameux bals bretons.

F.D. : Et puis, changement de décor, à l’adolescence, vous débarquez en banlieue parisienne…

C.V. : Oui. À 14 ans, je pars vivre chez ma mère. Au lycée, au cours d’un stage d’audiovisuel, je sympathise avec des potes qui font de la musique. Ensemble, on monte un groupe de rock, les « Deux stations après la Lune ». Au début, je me contentais de chanter puis je me suis mis à la guitare. Au micro, je revisitais Nirvana, Prince ou Radiohead en essayant d’apporter de la fantaisie.

F.D. : Vous souvenez-vous de votre premier concert ?

C.V. : Et comment ! J’avais 16 ans et un trac ­monstrueux. C’était à la MJC de Saint-Michel-sur-Orge. Quand je suis arrivé sur scène, je me suis cogné malencontreusement la tête contre le micro. Le public croyait que c’était un spectacle comique ! Déstabilisé, j’ai eu un peu de mal à remonter la pente. J’ai entonné Pas assez de toi, de la Mano Negra, la boule au ventre. Puis, les gens se sont mis à frapper dans leurs mains, et je me suis dit : « C’est gagné »…

F.D. : Vous avez ensuite poursuivi votre carrière en solo…

C.V. : Oui. Après huit ans en groupe, j’ai choisi de me produire seul sous le nom de scène « Kid with no Eyes ». J’ai écumé les petites salles parisiennes pendant plusieurs années. Plus question de faire des reprises, je ne chantais plus alors que mon répertoire, des ballades folk.

F.D. : Aujourd’hui, à 35 ans, où en êtes-vous ?

C.V. : J’ai souvent été approché par des maisons de disques. Mais, à chaque fois, ça ne collait pas car on voulait me formater. En ce moment, j’enregistre mon premier album chez moi avec mon propre matériel et mes musiciens…

F.D. : Parvenez-vous à vivre de votre musique ?

C.V. : Pas vraiment, c’est pourquoi je suis veilleur de nuit dans un hôtel parisien. La journée, je chante dans le métro à la station Pigalle ou Bastille. (...)

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Véronique Dubois

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