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The Voice : Dièse “Je rêve d’aller vivre en Afrique”

Publié le 6 mai 2013

Sage sous ses dehors intrépides, elle a d’abord obtenu ses diplômes. Master de management en poche, elle peut suivre sa passion : la chanson.

D’abord membre de l’équipe de Jenifer, puis « volée » par Florent Pagny, Dièse fait partie des seize derniers candidats toujours en lice à The Voice. Samedi dernier (13 avril 2013), cette Parisienne de 25 ans avait fait forte impression en interprétant avec talent et conviction, un titre de Charles Aznavour. Son rêve pour la suite de l’émission ? Chanter du Jacques Brel en finale…

France Dimanche (F.D.) : Quel est votre parcours dans la musique ?

Dièse : J’ai commencé à 2 ans et demi. Mes parents m’avaient inscrite au jardin musical, puis, dès 5 ans, j’ai suivi une formation musicale classique avec beaucoup de solfège. À 6 ans, j’ai pris des cours de guitare. Adolescente, j’ai démarré la scène lors de diverses occasions telles que la fête de la musique. J’ai toutefois mis entre parenthèses ma passion pour la chanson durant une dizaine d’années, pour me consacrer à mes études, histoire d’assurer mes arrières avec un bagage. Après avoir passé mon bac au lycée militaire de Saint-Cyr (Yvelines), j’ai obtenu un master en management et une licence en marketing. Même si un diplôme n’assure pas forcément un emploi, ça me sécurise un minimum pour la suite. Je peux dès lors me consacrer plus sereinement à mon métier d’artiste. C’est un risque mesuré dans le sens où j’ai une « roue de secours » au cas où je n’y arriverais pas.

F.D. : Pourquoi avez-vous décidé de participer à The Voice ?

Dièse : J’ai beaucoup hésité avant d’y aller, parce que la médiatisation me fait un peu peur. Mais je pense que cette émission ne peut être que bénéfique pour moi. C’est un magnifique tremplin.

F.D. : Vous parle-t-on souvent de votre coiffure ?

Dièse : Oui, mais je ne me suis pas fait la boule à zéro pour me faire remarquer. J’ai toujours aimé changer de coupe de cheveux, me transformer dans des styles complètement différents. Je passe régulièrement des cheveux longs à courts, du blond au brun. Là, ça fait plus d’un an que j’ai adopté ce look particulier. Comme beaucoup de filles, il m’arrive souvent d’en avoir marre de passer des heures dans la salle de bains à essayer de me faire une tête correcte. Je m’étais alors juré de me raser le cuir chevelu un jour. Et j’ai tenu parole ! Je me sens très bien comme ça aujourd’hui…

F.D. : Vous nous avez surpris lors de votre premier live, presque méconnaissable avec une perruque…

Dièse : Oui, j’avais pour objectif d’aller au moins jusqu’à cette étape. C’est pourquoi ça fait des mois que j’avais préparé mon interprétation de "Comme ils disent", de Charles Aznavour. Cette chanson me touche profondément. D’abord parce que le texte est bien écrit et que la musique est splendide. Mais aussi parce qu’elle traite au premier abord de l’homosexualité de manière infiniment subtile, et finalement de la différence en général. Ayant été moi-même victime de ma différence, notamment par rapport à mes origines, c’est quelque chose qui trouve un écho en moi, qui résonne… Je considère d’ailleurs, que cette chanson colle parfaitement à l’actualité, avec le « mariage pour tous » ou encore, la question sur l’immigration.

F.D. : Outre Charles Aznavour, quels sont les chanteurs qui vous inspirent ?

Dièse : Cela va de Daniel Balavoine à Michael Jackson, en passant par Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, Boney M., Abba…

F.D. : Savez-vous déjà ce que vous allez interpréter lors des prochaines étapes ?

Dièse : J’ai une vague idée, mais rien n’est encore décidé. Si je me retrouve en finale, j’aimerais vraiment que cela soit sur une chanson de Jacques Brel.

F.D. : Quels sont vos rêves les plus fous ?

Dièse : J’aimerais évidemment pouvoir vivre un jour de la musique. Sinon, mon rêve ultime, ce serait d’aller vivre dans la savane en Afrique, dans un pays comme le Kenya ou la Tanzanie, au milieu d’animaux sauvages. J’ai toujours eu des animaux autour de moi. Mon grand-père possédait une ferme au Maroc. J’ai donc grandi dans la bouse de vache [rires]. Aujourd’hui, à défaut d’être en couple, j’ai quatre petits furets qui me tiennent compagnie à la maison.

Interview : Philippe Callewaert

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