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The Voice : Fabian "Pour la première fois 
de ma vie, je vis ma passion !”

Publié le 22 avril 2017

Incompris 
et harcelé 
au collège, 
le chanteur 
en herbe 
Fabian a beaucoup travaillé 
et a intégré une école 
de comédie musicale, afin de participer au télé-crochet de TF1 The Voice.

Depuis sa plus tendre enfance, Fabian est passionné par le chant et la danse. Originaire de Seine‑et-Marne, près de Melun, il se lance à 19 ans dans l’aventure The Voice pour réaliser un rêve, qui pourrait bien se concrétiser ce samedi 8 avril prochain…

France Dimanche (F.D.) : Comment est née votre passion ?

Fabian (F.) : J’avais 5 ans quand j’ai regardé la première saison de Star Academy. J’ai aussitôt craqué pour Jenifer. Alors j’ai pris des cours de chant et de danse dans mon village. Je me souviens de ce spectacle de fin d’année où j’avais le rôle du Petit Poucet. Il y avait une scène, des jeux de lumières et un public.

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F.D. : Pourquoi vous êtes-vous inscrit à The Voice ?

F. : Depuis que je suis petit, j’attends de réaliser ce rêve, qui me tient vraiment à cœur. Au début, j’espérais participer à la Star Academy. Et puis l’émission a été remplacée par The Voice. Si Jenifer avait encore été membre du jury, c’est elle que j’aurais choisie comme coach, sans hésiter.

F.D. : Qu’attendez-vous de ce télé-crochet ?

F. : Quand j’étais au collège, j’avais perdu confiance en moi parce qu’on me répétait que je n’arriverais jamais à rien dans la vie. Notamment dans les disciplines artistiques, que j’adore. Je voudrais démontrer que je suis capable de réussir. J’ai beaucoup travaillé, et je voudrais prouver à certaines personnes que c’est possible. Même quand on est un souffre-douleur à l’école, qu’on est harcelé ou maltraité, il est très important de continuer à croire en ses rêves. Le travail finit toujours par payer. La preuve ? C’est ma présence à The Voice.

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F.D. : Heureusement, vous avez pu ensuite intégrer une école de comédie musicale…

F. : J’ai passé les auditions à 14 ans. L’année suivante, je me suis, enfin, senti à ma place. Pour la première fois de ma vie, j’ai pu vivre ma passion d’une façon plus légère, sans que l’on se moque de moi. Ce n’est pas facile de vivre dans un village, avec des gens qui manquent d’ouverture d’esprit. Tous les petits garçons autour de moi voulaient devenir joueurs de foot, et les filles, maîtresses d’école. Alors quand un gosse veut chanter et danser, on le regarde de travers.

F.D. : Comme dans le film Billy Elliot ?

F. : Oui, l’histoire de ce garçon de 11 ans qui se bat pour devenir danseur étoile et non pas boxeur m’a beaucoup touché. Billy vit dans un monde où personne ne le comprend. Pourtant il persiste et finit par y arriver. Il me ressemble un peu. Mais, contrairement à lui, mes parents m’ont toujours soutenu dans mes choix.

F.D. : Ils vous accompagneront samedi prochain ?

F. : Oui, même si, au début, assez discrets, ils préféraient rester dans le public et éviter la family room. Je sais bien qu’ils me soutiennent quoi qu’il arrive, mais c’est très important qu’ils soient avec moi. J’ai un peu insisté, et ils ont accepté. Je suis très heureux que mon grand frère, Allan, et ma petite sœur de 15 ans, Clémentine, viennent aussi. La présence d’Allan m’a beaucoup ému, car il habite Bordeaux et travaille énormément. D’habitude, je ne le vois que deux fois par an. Il a dû prendre deux jours de congé pour venir me voir sur cette grande scène.

F.D. : Qui préférez-vous dans le jury ?

F. : J’ai de l’estime pour Zazie et pour sa carrière. À l’époque de son album Zen, ma mère l’écoutait en boucle dans la voiture. Je le connais aussi très bien. Avec l’âge, j’ai appris à apprécier ses textes. Pour moi, ses chansons permettent de s’exprimer et de faire passer des émotions.

F.D. : Quels sont les chanteurs que vous admirez ?

F. : J’aime beaucoup le jazz et la soul. Je suis fan de Michael Dudley, de Nina Simone, de Frank Sinatra, évidemment, et dans un autre style, de Rihanna. Chez les Français, j’appréciais Grégory Lemarchal, pour sa voix puissante, son charisme et sa présence scénique. Petit, ses prestations m’impressionnaient, il m’a vraiment beaucoup inspiré.

F.D. : Quelle chanson interpréterez-vous aux auditions à l’aveugle ?

F. : Quand c’est ?, une chanson de Stromae. J’aime cet artiste pour ses mélodies et pour son intelligence d’écriture, si forte.

F.D. : Y a-t-il des artistes dans votre famille ?

F. : Mon arrière-grand-père était peintre. Mais il n’existe aucun musicien et aucun chanteur, à part moi.

Anita Buttez

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