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The Voice : Valentin “À 16 ans, ma voix était déjà grave !”

Publié le 28 avril 2017

Avec sa voix de basse, ses quatre octaves et son regard perçant, 
cet Alsacien de 25 ans, Valentin est l’un des grands favoris de cette édition de The Voice.

Il est né il y a 25 ans en Alsace. Après une licence de musicologie à l’université et des études au conservatoire de Strasbourg, Valentin s’est installé depuis un an et demi à Paris. On retrouvera la voix de basse de cet auteur-compositeur-interprète dans la Battle de The Voice, le 29 avril.

France Dimanche (F.D.) : Pourquoi, aux auditions à l’aveugle, avez-vous choisi la chanson Pull marine ?

Valentin (V.) : Pour Gainsbourg, et pour ce titre que j’adore. Je trouvais aussi intéressant de prendre le contre-pied du timbre d’Isabelle Adjani.

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F.D. : Votre voix est fascinante et incroyablement grave…

V. : Je m’y suis habitué, mais ça a été compliqué ! Avec ceux qui me connaissaient avant ma mue, je monte dans les aigus, car je n’assume toujours pas mon timbre. C’est inconscient, mais je crois que les gens ne l’acceptent pas. Quand je parle à mes amis, avec ma voix normale, ils trouvent ça bizarre et me disent « Arrête de faire ta grosse voix ! ». Plus jeune, j’avais des difficultés à chanter dans les graves. Du coup, j’ai beaucoup travaillé les aigus. à 16 ans, ma voix était déjà grave mais instable. Elle est toujours en train de changer. C’est pourquoi, j’ai encore quelques petites difficultés techniques.

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F.D. : à 13 ans, vous étiez déjà dans un groupe de rock ?

V. : Oui, j’ai commencé comme guitariste, puis chanteur. Au lycée, j’ai monté une deuxième formation. C’est à cette époque que j’ai décidé d’entrer en fac de musicologie. Mon troisième groupe, Jim, remonte à l’université, et a très bien marché.

F.D. : Quand avez-vous envisagé la musique comme un métier ?

V. : En entrant au conservatoire de jazz où, en parallèle, j’ai coécrit et co-composé avec Guillaume Schleer, le spectacle musical Firmin & Hector qui raconte la vie de deux croque-morts. Grâce à ces représentations, nous avons touché nos premiers cachets d’intermittents. Nous étions à Paris en novembre dernier et avons d’autres dates partout en France (voir le site : www.firminhector.com).

F.D. : Quels sont vos artistes référents ?

V. : J’aime les voix particulières et les chanteurs qui sont dans l’émotion, comme Jim Morrison, David Bowie, Serge Gainsbourg, Alain Bashung, Philippe Katerine…

F.D. : Pourquoi vous êtes-vous inscrit à l’émission ?

V. : Je cherchais des cachets pour mon statut d’intermittent et j’ai répondu à une annonce pour faire de la figuration dans une comédie musicale. Ma voix bizarre a plu au directeur de casting Bruno Berberes, qui m’a proposé The Voice. Au départ j’ai dit non, puis j’ai pensé que ce serait une bonne plateforme pour montrer ce que je faisais.

F.D. : Avez-vous ressenti du trac sur la scène de The Voice ?

V. : Oui, car même si j’ai l’expérience de la scène, face aux caméras, ce n’est pas pareil. C’est particulier de chanter devant des personnes qui vous tournent le dos.

F.D. : Avez-vous une anecdote ?

V. : Je pensais que The Voice était un programme de TF1 avec des artistes formatés. En fait, il y a de vrais musiciens. Pour Pull Marine, on m’a laissé écrire les arrangements. J’ai pensé que c’était une marque d’ouverture d’esprit d’accepter mes trucs bizarres, à l’heure d’une grande écoute. J’ai rencontré de vrais talents et j’ai changé d’avis sur cette émission.

Anita Buttez

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