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Thierry Samitier : “Avec Gil Alma, on a un lien karmique !”

Publié le 30 janvier 2017

Le comédien Thierry Samitier et son partenaire Gil Alma de “Nos chers voisins” sont
 de vieux complices.Le comédien Thierry Samitier et son partenaire Gil Alma de “Nos chers voisins” sont
 de vieux complices.

Du faux spectateur qui posait des questions farfelues dans Nulle part ailleurs sur Canal +, il y a quinze ans, à Aymeric, le banquier de Nos chers voisins, Thierry Samitier a toujours interprété des personnages décalés.

Il continue, avec son one-man-show, Parcours du (con)battant, tous les samedis jusqu’au 11 février sur la scène de La comédie Saint-Michel à Paris. Dans la peau de Billy, il se met à nu avec tendresse et férocité, pour regagner le cœur de sa belle.

Confessions d’un artiste attachant qui cultive le pire pour nous donner le meilleur.

->Voir aussi - Thierry Samitier de Nos chers voisins : "J'ai eu une aventure amoureuse avec une voisine !"

ComédieFrance Dimanche (F.D.) : D’où vous est venue l’idée de Billy, ce personnage qui tente toutes sortes de thérapies pour reconquérir la femme qu’il aime ?

Thierry Samitier (T.S.) : Billy, c’est moi avec mes failles. J’ai toujours été intéressé par la spiritualité, la guérison, les chamans. Je me suis rendu compte que rien n’arrive par hasard. Si on rencontre un psy ou un guérisseur, c’est qu’on en a besoin.

F.D. : Avez-vous déjà été prêt à tout par amour ?

T.S. : J’ai déjà fait des trucs dingues. Comme prendre une voiture et faire 500 kilomètres pour rejoindre une copine. Mais depuis, je me suis soigné ! Ce que j’aime, c’est la poésie de l’amour.

F.D. : Vous interprétez souvent des personnages décalés. L’êtes-vous dans la vie ?

T.S. : Oui. J’ai eu le déclic le jour où j’ai rencontré un coach. Elle m’a montré que je pouvais être marrant sans tricher. Elle m’a fait comprendre que mes failles pouvaient être des atouts.

F.D. : Qu’est-ce qui attend Nos chers voisins en 2017 ?

T.S. : On devrait quitter Saint-Ouen, pour tourner à la neige, à la mer et à la montagne des fictions de 90 minutes. C’est génial pour nous !

Avec Gil Alma
Avec Gil Alma

F.D. : Comment se passent les tournages ? Et les pauses ?

T.S. : C’est dur physiquement. On a souvent tourné en maillot de bain par 3 °C et en anorak et après-skis par 40 °C. Mais comme tout le monde est très pro, l’ambiance est légère. Et puis il y a les moyens d’un long-métrage : techniciens, maquilleuses, coiffeurs, nous formons une équipe de quatre-vingts personnes vivant ensemble tous les jours dans un studio au milieu d’un terrain vague. Je partage ma loge avec Gil Alma. Tous les deux, on a un lien karmique : il y a six ans, on a joué ensemble dans la série Tongs et paréo, sur M6, on a pratiqué le rugby, et on s’adore. Quand on ne tourne pas, on se retrouve à attendre, allongés sur le même plumard ! Se connaître par cœur nous aide beaucoup. Comme dans cette scène où il est à 10 cm de moi, et me déclare, en slip, torse nu : « Aymeric, je crois que vous aime. […] Aymeric, je vous aime vraiment. »

F.D. : Il doit souvent vous arriver d’avoir des fous rires…

T.S. : Ou des crises de nerfs ! Mais c’est vrai, on s’amuse beaucoup. Un jour, avec Gil, on a eu un tel fou rire, que le réalisateur a dit : « Stop ! on ne tourne pas ». Il y a aussi cette scène inspirée par Belle et le clochard, où Gil et moi mangeons une nouille et, à un moment, on s’embrasse. Pour moi, c’était compliqué. Mais pas pour lui. Il m’a dit : « Moi, je pourrais embrasser le cul d’une poule, vraiment ça ne me dérangerait pas du tout ! »

F.D. : Vous voyez-vous en dehors des tournages ?

T.S. : Oui. Récemment, Martin Lamotte, dit M. Lambert, est venu dîner chez moi. On forme une vraie famille !

F.D. : Votre spectacle, la série… vous n’arrêtez pas !

T.S. : Depuis septembre, je fais aussi une chronique sur France Musique. Pour moi, c’est un retour aux sources. Clarinettiste, j’ai fait le conservatoire de Versailles et je suis passionné de musique classique. J’aime bien la radio ! Même si, au début, certains auditeurs ne voyaient pas arriver d’un bon œil un mec de TF1 !

F.D. : Vous avez plaqué votre boulot d’économiste pour celui d’artiste. Pas de regret ?

T.S. : Aucun. J’adore ce métier mais je sais qu’il faut être vigilant. Sinon, au moment où tu décroches, comme par hasard, ta nana te plaques et tes amis s’éloignent de toi. C’est pour ça qu’il est important de se respecter, de faire du sport, d’être équilibré, de savoir s’entourer des bonnes personnes.

Lili Chablis

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