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Thierry Samitier : “La méditation m’a sauvé !”

Publié le 7 avril 2019

À l’affiche de la pièce mythique “Boeing Boeing”, Thierry Samitier avoue revenir de très loin…

Avant son one-man-show au théâtre de l’Archipel (Mes 15 meilleurs et mes 2 pires, du 3 au 6 avril), il triomphe dans Boeing Boeing (jusqu’au 31 mars au théâtre Daunou). Mais l’acteur, rendu populaire par la série Nos chers voisins sur TF1, avoue avoir longtemps douté de lui.

France Dimanche : Jouer Boeing Boeing constitue-t-il un tournant dans votre carrière ?
Thierry Samitier : Cette comédie signée Marc Camoletti a une longévité incroyable. Avec plus de 25 000 représentations dans 55 pays, c’est la pièce française la plus jouée dans le monde ! Vous imaginez la pression qui m’envahit chaque soir !

FD : Avant ce succès bien mérité, vous avez connu, il y a quelques années, une période où vous aviez perdu toute confiance en vous.
TS : Oui. Cela remonte à 2005, après la disparition de mon père et une rupture affective. J’étais complètement négatif ! Je ne croyais plus en rien, surtout pas en moi. C’était très difficile à vivre. J’étais en train de couler ! Et il y a eu, par le plus grand hasard, une étincelle au bout de ce tunnel…

FD : Que voulez-vous dire ?
TS : Je me suis mis à la méditation, ce qui m’a sauvé. Petit à petit, j’ai repris confiance en moi, j’ai retrouvé le goût des autres et surtout le désir de m’affirmer dans ce métier, dont mes parents ne voulaient pas entendre parler.


FD : C’est contre leur volonté que vous avez embrassé une carrière artistique ?
TS : Mon père et ma mère, instituteurs à Gargenville dans les Yvelines, avaient des idées bien arrêtées sur le métier d’artiste ! À leurs yeux, c’était un milieu de fauchés, de drogués et d’alcooliques ! Alors, pour ne pas les décevoir, j’ai été économiste, pendant un peu plus de trois ans, dans une grosse société. Je m’occupais des prévisions conjoncturelles. Un réel calvaire. Au point que j’ai tout mis en œuvre pour me faire virer ! Et ça a marché !
J’avais en tête cette citation de Jacques Brel : « Si j’étais resté là-bas, j’aurais vieilli très vite. »

FD : Et aujourd’hui, vous ne regrettez rien.
TS : Oh que non ! Mes partenaires féminines, toutes plus belles les unes que les autres, font de moi le plus heureux des hommes ! Au point que ma compagne a failli me faire une scène. Un soir, elle était dans la salle, et il se trouve que dans la pièce, j’embrasse l’une de mes partenaires. Et à la fin de la représentation, ma compagne me lance : « Ai-je du souci à me faire ? Vous avez l’air de bien vous embrasser tous les deux sur scène ! » Et sommes partis dans un grand éclat de rire… Mais j’ai pu déceler cependant une petite pointe de jalousie chez ma chère et tendre !

Bernard MONCEL

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