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Thomas Dutronc : Son combat pour arrêter l’alcool

Publié le 17 septembre 2019

À 11 ans déjà, Thomas Dutronc préparait des cocktails pour son papa.

Alors qu’il enflamme les festivals de l’été avec son jazz manouche si festif, le musicien semble toujours prendre autant de plaisir à revisiter le style indémodable de Django Reinhardt dont il est un fan absolu. Le 31 juillet, sur la scène du Jazz in Marciac, le fils de Françoise Hardy et de Jacques Dutronc, qui avait chaussé les lunettes noires comme papa, avait bien du mal à renier sa filiation. Même voix désinvolte, même mèche rebelle et même nonchalance appliquée, l’ombre de Jacques n’était pas loin. De J’me fous de tout à J’aime plus Paris, le fiston n’a pas démérité. Ce digne fils de son père a même adopté depuis un bout de temps déjà le mode de vie paternel. Il fut un temps où il était impossible de sortir la nuit à Paris sans croiser le beau Thomas.

Du Bus Palladium à Castel, tous les clubs de la capitale, qu’ils soient branchés rock ou plutôt sélects, pouvaient se targuer d’accueillir ce fêtard infatigable. Avant de sortir, Thomas avait même un rituel. Derrière le comptoir de bar qu’il a fait installer dans son salon, il concoctait pour toute sa bande différents breuvages bien tassés. Si bien qu’à la troisième tournée, la joyeuse troupe débarquait en boîte dans un état d’euphorie avancé.

Il faut dire qu’il a été à bonne école. Quand il était enfant, à 11 ans à peine, il jouait déjà au barman dans la maison familiale, en Corse.


Déjà très doué pour manier le shaker, il préparait Mauresque, Blue Lagoon et Bloody Mary pour les amis de son père. Sans oublier le cocktail préféré de Jacques, la Soude, champagne et tequila frappée. En 2015, il avouait sans honte avoir besoin d’un « petit booster », Ti-punch et whisky, avant chaque concert, pour se mettre en forme. Et après le show, il remettait ça ! Des excès qui lui auraient forgé, selon lui, une « voix de velours ».

C’est en tout cas l’analyse à laquelle il s’est livré au micro de RTL, le 31 juillet dernier. «J’ai beaucoup exagéré… J’avais 35 ans, à l’époque », a-t-il avoué tout repentant. Mais tout ça, c’est du passé ! Il a pris conscience que l’alcool pouvait gravement nuire à la santé… sans devenir abstinent pour autant !

À 46 ans, l’oiseau de nuit n’est donc pas prêt à renoncer aux sorties. Une vie d’éternel célibataire qui ne dit jamais non à un verre, qui le culpabilise un peu : « Je crois qu’il va falloir que je fasse un peu plus attention aux abus nocturnes », a-t-il conclu, soudain conscient qu’il dépassait souvent les bornes. Une sage résolution

Valérie EDMOND

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