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Thomas Dutronc : Son père a mis sa vie en danger !

Publié le 29 mars 2020

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C'est la passion du chanteur pour le cigare qui a bien failli coûter la santé de Thomas.

Il vit depuis longtemps, entouré de ses neuf chats, dans sa propriété de Lumio, près de Calvi, en Corse, où son fils, Thomas, a lui aussi fait l'acquisition d'une belle maison… Pour rien au monde, cet artiste aux mille talents ne quitterait cette terre si justement nommée île de Beauté où il coule des jours tranquilles et heureux loin de l'agitation de la capitale ! Malgré un cœur qu'il sait malade et une santé quelque peu fragile, le talentueux chanteur, qui a cessé de boire en 2017, continue toutefois à tirer sur son sempiternel cigare, ce compagnon de longue date qui, au fil du temps, est quasiment devenu un prolongement de sa main, un accessoire sans lequel Jacques ne serait pas… Dutronc !

Malgré ses 76 ans, le compositeur de Cactus ne songerait pas un seul instant à se passer de cet irrépressible goût pour les « barreaux de chaise ». Il est cependant clair aujourd'hui que son addiction a mis en danger la vie de son unique enfant !

Il faut dire que ce génie de la musique et des mots, qui a donné à la chanson française certaines de ses plus belles pépites, a toujours mené une existence hors norme. Profitant à l'extrême de certains plaisirs, ce tendre épicurien concevait la famille d'une façon qui n'avait rien de traditionnelle !

Une philosophie qui n'a sans doute pas toujours été facile au quotidien pour Françoise Hardy – celle-ci ayant dû commencer par élever seule leur fils Thomas, né le 16 juin 1973, durant la première année de son petit bout de chou. Pourquoi Dutronc n'a-t-il pas assisté à ses premiers sourires, ses premiers rires ? Pourquoi a-t-il attendu si longtemps avant de poser ses valises auprès des deux amours de sa vie ? Son métier d'artiste et sa carrière qui, à l'époque, était à son apogée, l'auraientils empêché de s'investir davantage dans ces mois si importants de la vie de son cher bambin ? Pas du tout !

C'est ce papa original et farceur qui l'a lui-même récemment confié dans les pages de Paris Match : « Je devais m'occuper de Sumo, mon guépard. D'autant qu'il dormait avec moi, on lui avait fait une bambinette avec un trou pour la queue, comme Mickey. Sinon il pissait au lit. La nuit il rêvait, toussait, ronflait fort : je ne pouvais pas m'occuper de lui et de Thomas. »

Certes. Mais connaissant l'esprit facétieux de cette « vieille canaille », on peut facilement douter de cette incroyable confidence ! Et pourtant, il semble que ce choix de préférer son animal à son nouveau-né était bel et bien réel… « Il a fini par mourir en 1974, sûrement parce que je lui préférais Thomas, a aussi expliqué, le plus sérieusement du monde, le père du chanteur de 46 ans. Il est mort de tristesse pendant que j'étais en tournée. Ça n'a jamais été le cas de Thomas, ce qui prouve donc qu'il est plus robuste ! Formulé autrement, Thomas m'a attendu. Il a bien fait. » Vraiment ? Peut-être que le jeune musicien et chanteur, qui sortira le 20 mars prochain un nouvel album de reprises intitulé Frenchy, l'a toutefois regretté…

Car ce fumeur invétéré n'a jamais lâché son fameux cigare et cette sale habitude abien failli être fatale à son fils : « C'était vraiment les années 1970, personne ne pensait que c'était un problème, a déclaré, philosophe, Thomas. Quand j'ai eu 7 ans, j'ai été pris d'une toux permanente. Ma mère se demandait d'où ça venait. Alors j'ai eu des piqûres dans les fesses pendant des semaines. Normal. Récemment, en en reparlant avec maman, on s'est dit : “Mais oui, bien sûr, c'était le cigare !” » Et l'auteur de Comme un manouche sans guitare d'ajouter : « Je me rappelle aussi qu'en voiture on luttait. On était asphyxiés par le cigare. »

Une sensation d'étouffement que le petit ange devait sans doute également ressentir lorsqu'il se trouvait en présence de son parrain adoré, Serge Gainsbourg, lui-même grand fumeur de Gitanes !

Il est vrai que les dangers de la cigarette et autres terribles « encrasseurs » de poumons n'ont que très récemment été pointés du doigt et fait l'objet de restrictions. Jusqu'à la fameuse loi Évin, relative au tabagisme et à l'alcoolisme dans les lieux publics, votée en 1991, soit près de vingt ans après la naissance de Dutronc junior, nul n'aurait songé à s'émouvoir des risques de cette addiction !

Avant que l'on prenne des mesures pour en réduire la consommation, ce sont plusieurs générations d'enfants qui ont subi, sans broncher, les vapeurs bleutées que leurs parents exhalaient en tous lieux, même les plus exigus, et en toute occasion, ignorant les méfaits que cela pourrait causer sur la santé de leurs chers petits.

Des manies que Jacques lui-même a dû supporter de la part de ses propres géniteurs : « Ayant moi-même été élevé dans la fumée, ça ne me semblait pas un souci, a en effet expliqué la star. Ils fumaient du matin au soir dans notre petit appartement de la rue de Provence. Ma mère les enchaînait. Quand j'allais voir mon père jouer à la Bastille, on était comme dans les films, plongés dans un nuage de fumée. »

Les cigares de monsieur Dutronc n'ont finalement pas eu raison des poumons de son fils qui a, par chance, hérité du talent de son papa et de son amour de la musique.

Clara MARGAUX

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