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Top chef : Jean-Philippe Watteyne “Je vais tout faire pour mériter cette seconde chance !”

Publié le 8 avril 2013

Éliminé, puis rattrapé, lors de l’épreuve de la dernière chance de Top chef, le sympathique Belge est plus motivé que jamais.

Voici le rescapé de la saison ! Éliminé la semaine dernière, Jean-Philippe, 33 ans, vient de réintégrer les cuisines de Top chef en brillant lors d’une ultime épreuve de rattrapage. Une bonne nouvelle pour les téléspectateurs, séduits par son talent et sa bonne humeur depuis le début de l’aventure.

France Dimanche (F.D.) : Vous êtes le miraculé de cette édition…

Jean-Philippe Watteyne (J.-Ph.W.) : C’est vrai ! Je n’aurais jamais cru avoir une seconde chance. J’étais d’abord très déçu de partir car je ne pensais pas le mériter… Ensuite j’ai appelé ma femme pour lui dire que j’étais éliminé, mais finalement, je n’ai pas eu à prendre le train pour rentrer chez moi. Alors que je prenais un dernier verre avec les autres candidats, la production m’a appelé pour m’informer de cette nouvelle épreuve pour les éliminés. Et le surlendemain, je la remportais et réintégrais le concours ! C’était aussi magique qu’inespéré. Désormais, je suis encore plus motivé qu’au départ pour aller jusqu’au bout. Je ne compte pas laisser s’échapper cette opportunité.

(F.D.) : Vous semblez être particulièrement fier d’être le seul Belge de l’aventure…

(J.-Ph.W.) : Oui, car je sais que tout le pays – et surtout les Wallons – suit de près mes performances. C’est une grande fierté. Que ce soit dans la rue, dans mon restaurant, et même sur les réseaux sociaux, je bénéficie d’un soutien sans faille. Et je ne veux surtout pas les décevoir !

(F.D.) : Parlez-nous un peu de la cuisine de votre pays.

(J.-Ph.W.) : Je sais que pour les Français, le Belge c’est « des moules et des frites » et rien de plus… Mais notre cuisine va bien plus loin ! Nous avons beaucoup de spécialités, comme celle de ma ville, Mons, le porc « à l’berdouille ». Il est préparé à partir d’un cochon venu d’Irlande, le Duke of Berkshire, que nous élevons beaucoup en Belgique. Cette race est nourrie aux châtaignes et aux truffes et élevée en plein air… Pour vous donner un ordre d’idée du luxe de ce produit : son prix tourne autour de 20 euros le kg, contre 6 euros pour un porc classique. Le secret est de le déglacer à la bière… c’est délicieux !

(F.D.) : Comment se porte votre restaurant ?

(J.-Ph.W.) : Depuis le début de l’émission, nous sommes complets à tous les services ! Mais ce n’est pas encore très rentable car un restaurant gastronomique implique d’avoir beaucoup de personnel, et d’utiliser des produits très onéreux. Au mois d’avril, j’en ouvrirai un autre juste en face, style bistrot, avec une carte plus accessible. Mais si je remporte Top chef, j’essaierai de déplacer le premier à la campagne, car pour l’instant nous sommes en pleine ville et ce n’est le cadre idéal.

(F.D.) : Votre garçon de 6 ans semble prêt à prendre la relève !

(J.-Ph.W.) : C’est vrai que la cuisine est déjà sa grande passion. Dès que Hugo arrive dans mon restaurant, il fonce vers les fourneaux ! Je n’ai même pas eu besoin de le pousser, ça lui est venu naturellement. Il est très curieux et il a toujours envie d’apprendre de nouvelles choses. À 4 ans, il préparait déjà des tartes lui-même. Mais pour ce qui est d’une éventuelle succession, c’est encore un peu tôt ! Quant au plus petit, à 3 ans, il ne cuisine pas encore, mais c’est déjà un bon mangeur !

Interview : Florian Anselme

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