France Dimanche > Actualités > Vaimalama Chaves : “Je m’aime, et ça me suffit largement”

Actualités

Vaimalama Chaves : “Je m’aime, et ça me suffit largement”

Publié le 14 juillet 2019

Pour attirer l’attention du public sur une course de pirogues polynésiennes, Vaimalama Chaves a sauté en parachute sur la plage des Sables-d’Olonne. Confidences de Miss France 2019.

Portée par l’amour de sa Polynésie natale, Miss France 2019 s’est rendue au départ de la 10e édition du Vendée Va’a le 30 mai dernier, une course de pirogues organisée aux Sables-d’Olonne. L’objectif de la jeune femme de 24 ans ? Partager des instants privilégiés avec les membres de sa communauté, tout en mettant en lumière ce sport qui a bercé son enfance.

France Dimanche  : Pourquoi est-ce si important pour vous d’être là aujourd’hui ?
Vaimalama Chaves : C’est primordial pour moi car le va’a est le sport polynésien par excellence. Quand j’étais au collège à Tahiti, cette discipline était obligatoire. Autrefois, c’était d’ailleurs le seul moyen de transport dont on disposait pour aller d’île en île. Cette compétition me permet donc de renouer avec ma communauté, de me replonger dans ma culture. Ici, je retrouve la chaleur et la proximité qui caractérisent mon île. Je suis fière de voir tout cela ici, aux Sables-d’Olonne.

FD  : Pour apporter encore plus de poids à cet événement, vous avez même fait le grand saut !
VC : C’était mon premier saut en parachute ! Ce matin, je me suis réveillée tôt car j’avais besoin de respirer avant de me lancer dans le vide. À 4 000 mètres d’altitude, je n’avais d’ailleurs plus envie de sauter ! Une fois dans l’air, j’ai crié de toutes mes forces ! Mais si c’était à refaire, je le referais.

FD  : Être si loin de votre famille, à 15 000 kilomètres, c’est dur ?
VC : Ce n’est pas évident. Mais grâce à Internet, j’arrive à rester en contact avec eux… Le plus dur pour moi, c’est plutôt le rythme auquel s’enchaînent mes apparitions. Il faut savoir faire preuve d’endurance ! Miss France, c’est un véritable don de soi. D’autant plus que je ne peux pas me permettre d’être fatiguée, malade ou même triste, car les personnes qui viennent me voir sont tellement heureuses de me rencontrer.

FD  : S’aimer soi-même, c’est votre devise. Est-ce le message que vous souhaitez qu’on retienne de votre mandat ?
VC : Oui. Pendant, mais surtout après ! Je suis là pour le rappeler constamment. Après, j’aimerais que les gens le gardent au fond d’eux. Le fait de s’aimer soi, c’est là que tout commence. Lorsqu’on m’a attaquée parce que j’avais pris un peu de poids, ça ne m’a d’ailleurs pas affectée. Ce n’est pas que j’ai les chevilles qui enflent, mais j’ai de l’amour-propre. Si quelqu’un ne m’aime pas, ce n’est pas grave. Je m’aime, et ça me suffit largement.


FD  : Le 24  mai dernier, Miss France 2007 s’en prenait à vous, en assurant que vous recherchiez le buzz. Avez-vous quelque chose à répondre à Rachel Legrain-Trapani ?
VC : C’est son point de vue. Si ma capacité de réflexion est pour elle synonyme de buzz, ça en dit long sur son environnement et sur ce qui compose sa vie. Je vais continuer à être celle que je suis, c’est-à-dire loquace et toujours intéressée par les débats. Je suis profondément comme ça.

FD  : Avez-vous encore le temps de gratter votre guitare « pour sortir ce que [vous] avez sur le cœur » comme vous le confiiez avant votre élection ?
VC : J’ai deux ukulélés à la maison ! À Tahiti, on vit au rythme du soleil. Alors tant que la nuit ne s’est pas montrée, je continue à jouer. Et en métropole, le soleil se couche plus tard. Je m’excuse pour mes voisins d’ailleurs !

FD  : Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?
VC : À la fin de mon mandat, je vais saisir toutes les opportunités professionnelles qui se présenteront ! De nombreux projets arrivent. Comme celui d’être l’égérie d’une marque, par exemple. Mon objectif de carrière n’a pourtant pas changé. Je souhaite toujours devenir professeure de marketing en Polynésie, seulement ce sera dans un peu plus longtemps que ce qui était prévu !

Julia NEUVILLE

À découvrir