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Valentin Montand : Son douloureux secret !

Publié le 20 juin 2021

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À 32 ans, amoureux et père d'une petite fille, Valentin Montand, le fils du célèbre acteur disparu en 1991, révèle les traumatismes de son enfance…

Valentin Montand a 32 ans. Heureux et amoureux d'une jolie brune nommée Florence, avec qui il a créé une école de jeux vidéo à Montpellier, le fils du célèbre acteur disparu en 1991 est le papa d'une petite Margot, née en 2019. Un bonheur et un équilibre que ce jeune homme jovial aurait pu ne jamais atteindre tant son parcours a été envahi de malheurs et de souffrances. Un passé douloureux, qu'il vient de raconter à Paris Match.


Mais commençons par le début, c'est-à-dire avant même que le beau brun ne pousse son premier cri le 31 décembre 1988 ! C'est en 1986, un an après la mort de Simone Signoret, qu'Yves Montand rencontre Carole Amiel sur le tournage de Manon des sources où elle est assistante. La jeune femme est âgée de 26 ans et la star du film de Claude Berri a encore fière allure malgré ses 65 printemps. De ce coup de foudre improbable à l'automne de sa vie naîtra donc Valentin, le premier enfant de ce séducteur-né qui pense alors pouvoir profiter longtemps encore de sa belle idylle, mais aussi être présent pour son petit garçon qui lui ressemble tant. Hélas, cette histoire d'amour s'arrêtera brutalement le 9 novembre 1991 à 13 heures 50 exactement : le lendemain du dernier jour de tournage d'IP5, de Jean-Jacques Beineix, l'acteur s'effondre, victime d'un infarctus.

« Mon père a eu une vie incroyable et j'aurais aimé qu'il me la raconte, a confié le fils du grand comédien à nos confrères. Quand j'ai su que j'allais avoir un enfant, j'ai commencé à lui écrire une lettre qui lui restera. Mon père n'a pas pensé à la transmission, il voulait travailler jusqu'au bout. » Des propos pleins d'amertume et de frustration pour le rejeton de ce monstre sacré du cinéma, privé de son papa dès l'âge de 3 ans. « Chez nous, il y avait toujours des gens que je ne connaissais pas et des problèmes que je comprenais mal, a encore expliqué Valentin Montand à notre confrère. Il fallait faire bonne figure. Rien de dramatique mais c'était désagréable. Ma mère vivait un deuil, c'était difficile. »

« Fils de », le cofondateur d'IAD-3D, une école basée dans le sud de la France, ne le sera que de très loin, lui qui a choisi de ne pas vivre dans la lumière et qui évoque publiquement la mémoire de cet illustre paternel « pour la première et la dernière fois ». Hélas, si Valentin, sous la protection de sa maman, a préféré vivre le plus loin possible du showbiz et de ses paillettes, ce milieu va le rattraper alors qu'il n'est encore qu'un garçon d'une dizaine d'années, avec tout d'abord l'« affaire Anne Drossart ».

Cette ex-comédienne, qui assurait depuis 1989 avoir entretenu une relation suivie avec le héros de César et Rosalie, engage cette année-là une recherche en paternité au nom de sa fille Aurore, née le 6 octobre 1975. Une longue et éprouvante procédure judiciaire s'ensuit et aboutit, les 11 mars et 11 juin 1998 à l'exhumation de la dépouille d'Yves Montand au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Une épouvantable épreuve pour l'enfant de Carole Amiel. « Ce fut un moment difficile, s'est rappelé Valentin. Avant cela, vers mes 8 ans, on m'a fait, ainsi qu'à la sœur de mon père, des prélèvements pour des tests ADN. Je me souviens de neuf tubes de sang posés devant moi. Les analyses montraient que j'appartenais à 99,9 % à la famille Montand. Les analyses d'Aurore Drossart portaient la probabilité de ses liens avec nous à 0, 01 %. Mais sur les conseils de leur avocat Gilbert Collard, membre du Rassemblement national aujourd'hui, les Drossart ont voulu exhumer le corps de mon père. Les tests pratiqués à ce moment-là ont prouvé une nouvelle fois qu'elle n'était pas sa fille. »

Cette douloureuse affaire sera classée en 2001, avec le rejet de la demande de pourvoi en cassation des Drossart. Le fils Montand n'est pourtant pas au bout de ses peines…

Trois ans plus tard, la mémoire de son père est une nouvelle fois salie… En 2004, dans son livre, Maintenant, il faudra tout se dire, publié aux éditions Albin Michel, l'animateur Benjamin Castaldi soutient qu'il y aurait eu une relation amoureuse perturbante entre Catherine Allégret, sa mère, et l'interprète d'À bicyclette. Une affirmation reprise quelques mois plus tard par la fille de Simone Signoret et du réalisateur Yves Allégret, dans son ouvrage Un monde à l'envers, publié chez Fayard, dans lequel la comédienne écrit que son beau-père se serait livré sur elle à des attouchements lorsqu'elle était enfant, ajoutant qu'il aurait gardé plus tard « une attitude plus qu'équivoque » à son égard.

Des accusations choquantes pour Valentin Montand : « Je l'ai rencontrée une fois ou deux, a-t-il indiqué à nos confrères, évoquant Catherine Allégret. Mais depuis qu'elle accuse mon père, je ne souhaite plus la voir. Balancer des horreurs sur un homme mort qui ne peut plus se défendre, c'est terrible. […] Il est très important que la parole se libère ; dénoncer des faits graves devant un policier ou un juge, c'est primor-dial. Mais en parler publiquement, parce qu'on accuse quelqu'un de connu, et en tirer de l'argent en publiant un livre peut faire douter de la sincérité de celle qui se dit victime. C'est salir la personne sans rien prouver. Ça me paraît trop facile. »

Aujourd'hui, le papa de Margot ne veut retenir que le meilleur de son célèbre père : sa flamboyante personnalité, son engagement politique et surtout son immense talent… « Je lui fais écouter Les Feuilles mortes et Trois petites notes de musique. Je lui montrerai La Folie des grandeurs. Je lui parlerai de lui. Ça ne sera pas difficile, il y a tellement de belles choses à dire sur son grand-père… »

Clara MARGAUX

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