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Valérie Damidot : "Je voulais être écuyère de cirque !"

Publié le 11 février 2011

La déco est une passion qui a commencé dès 6 ans quand elle refaisait les murs de sa chambre... avec l'accord de ses parents ! Une méthode d'éducation que Valérie Damidot a poursuivie avec ses propres enfants !La déco est une passion qui a commencé dès 6 ans quand elle refaisait les murs de sa chambre... avec l'accord de ses parents ! Une méthode d'éducation que Valérie Damidot a poursuivie avec ses propres enfants !

Pour sa 14e édition, le Festival international du film de comédie de l'Alpe-d'Huez s'était mis sur son trente et un, nous présentant un Village du Festival entièrement décoré et mis en scène par une spécialiste en la matière : Valérie Damidot.

Nous avons rencontré, à cette occasion, la pétillante animatrice de l'émission à succès D & CO (M 6) qui nous a parlé de l'époque où, petite fille, elle taguait les murs de sa chambre, et évoqué ses premiers pas de comédienne dans la nouvelle série de M 6, Victoire Bonnot...

->Voir aussi - Valérie Damidot : La comédie dans le sang !

France Dimanche (F.D.) : Vous souvenez-vous comment est née votre passion pour la décoration ?

Valérie Damidot (V.D.) : Toute petite ! Lorsque j'étais enfant, il n'y avait pas vraiment de choix en matière de déco. Les grandes enseignes d'aujourd'hui, proposant des papiers peints originaux ou des meubles rigolos, n'existaient pas encore. Vous aviez juste le choix entre une chambre rose pour les filles et une bleue pour les petits mecs ! Moi, je partageais ma chambre avec ma cousine, et toutes les deux, on avait demandé à ma mère si on ne pouvait pas la décorer. Elle nous avait répondu : « Faites ce que vous voulez ! » Que n'avait-elle pas dit là ! On s'était fait une joie immense de repeindre les murs, faire des dessins, décorer les meubles... À 6-7 ans, c'était vraiment chouette de créer son univers. On n'avait pas beaucoup d'argent dans la famille et mon père était le roi de la récup et de la brocante. Donc, on essayait toujours de faire des trucs sympas avec pas grand chose. Finalement, je me rends compte que j'avais des parents assez cool. Ils ne m'ont jamais interdit de dessiner sur les murs de ma chambre ou de la décorer comme je le souhaitais. Du coup, j'ai fait la même chose avec mes enfants. Je les ai laissés peindre eux-mêmes les murs de leur chambre, car je trouve que c'est important pour un petit d'avoir son espace, un endroit dans la maison où il puisse s'exprimer. Je ne les ai bien sûr jamais laissés repeindre le salon, mais leur chambre, c'est leur chambre ! Et si on en a assez de leurs œuvres, il suffit de passer un coup de peinture blanche et le tour est joué ! Mais, au moins, ils s'expriment et c'est chez eux. J'ai été élevée ainsi et je trouve que c'est une vraie chance !

F.D. : Pensiez-vous alors faire de la décoration votre métier ?

V.D. : Pas du tout ! Je faisais juste ça par plaisir. Moi, je voulais être écuyère de cirque. Quand j'étais petite, j'allais beaucoup au cirque et je regardais à la télé La piste aux étoiles, en noir et blanc bien sûr, présentée par Roger Lanzac. J'étais fan des écuyères. Quand je voyais ces filles, en collant et tutu, faire des acrobaties incroyables sur la croupe de chevaux au galop, ça me fascinait. Et, comme je faisais moi-même de l'équitation, je me rêvais ainsi. De plus j'ai toujours aimé l'esprit de groupe. J'ai eu des parents qui recevaient beaucoup, faisaient énormément de fêtes à la maison et j'adorais ce joyeux bordel ! Donc, pas de déco, mais plutôt du cirque ou du théâtre. Faire partie d'une troupe et partir sur les routes... Finalement, je me suis retrouvée à faire plein de choses, avant de devenir journaliste, donc rien à voir. Et si je n'avais pas une peur bleue de l'avion, j'aurais aussi adoré être reporter aux quatre coins du monde.

F.D. : Comment êtes-vous finalement arrivée aux manettes de l'émission D & CO ?

V.D. : Par le plus grand des hasards ! À l'époque, j'étais journaliste chez Mireille Dumas, lorsque deux de mes amies qui bossaient sur le projet ont pensé à moi. Elles savaient que j'adorais la déco, du coup, un jour, elles m'ont appelée pour me proposer D & CO. Je m'en souviendrai toute ma vie : j'étais à la projection du film d'Isabelle Mergault, Je vous trouve très beau, lorsqu'elles m'ont appelée pour me dire : « Il y a un projet d'émission pour M6, on pense que tu es la bonne personne. » On a donc fait un pilote. À la production, ils se sont dit : « Mais qui est cet ovni, débordant d'énergie, qui tutoie les gens ? » Je crois qu'au début, ils ont été, comment vous dire, un peu surpris. Mais plutôt agréablement, puisque je suis là aujourd'hui.

F.D. : Quelle place tient la décoration dans votre vie ?

V.D. : C'est un toc ! Même avant d'animer D & CO, je ne pouvais pas m'empêcher de donner des conseils de déco. Et maintenant, évidemment, on m'en demande. Dès que j'arrive chez un pote, on me dit : « Tu aurais mis ça là, toi ? » J'adore ! Néanmoins, c'est un vrai travail d'équipe. Moi, je n'ai qu'un don, c'est de voir le potentiel que peut avoir une pièce ou un meuble. Souvent d'ailleurs, je fais halluciner l'architecte avec qui je bosse qui me dit : « Tu es dingue ! », mais qui finit toujours bluffé ! C'est mon seul vrai talent.

F.D. : Vous incarnez aussi Victoire Bonnot, l'héroïne de la nouvelle série d'M 6...

V.D. : Oui, j'adore les nouvelles expériences ! De plus, ma fille, Roxanne, 18 ans, y a un rôle, et mon fils de 16 ans, Norman, y fait un peu de figuration. Comme ça, je les ai à moi. Et comme le tournage a lieu à Angoulême durant l'été, du coup, on passe les vacances ensemble. On aime partager des choses, on est très famille.

Caroline Berger

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