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Valérie Lemercier : Son père la prenait pour un garçon

Publié le 19 février 2020

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© BESTIMAGE Valérie Lemercier

Alors que ses sœurs avaient de longues chevelures, on envoyait Valérie Lemercier se faire couper les cheveux courts chez un coiffeur pour hommes!

Sans doute vous souvenez-vous du Derrière, le deuxième film que Valérie Lemercier avait tourné en tant que réalisatrice, en 1999. Elle y interprétait le rôle d’une jeune femme qui se travestit en garçon, dans le but de se rapprocher de son père. Mais d’où pouvait bien lui venir cette idée saugrenue ? Beaucoup se l’étaient demandé.

Aujourd’hui, alors qu’un hors-série de Psychologies Magazine republie une ancienne interview de la star, ce mystère n’en est plus un. Il est en effet clair que Valérie n’a pas eu à chercher très loin son sujet. Car, dans la vraie vie, son père la considérait réellement comme un garçon !

« être fille, ce n’était pas mon rôle chez moi. Nous étions quatre filles… mais moi j’étais le garçon », avait expliqué la comédienne à notre confrère en 2007.


Et de son propre aveu, ce n’était pas juste une façon de parler ! Valérie était en effet condamnée à porter les cheveux courts, alors que ses sœurs avaient le droit de profiter d’une longue chevelure ! Pire encore : non seulement elle avait une allure de garçon manqué, mais son père l’envoyait se faire couper les cheveux… chez un coiffeur pour hommes ! Ce qui fait qu’une fois rentrée chez elle, la malheureuse enfilait immédiatement un bonnet qui ne quittait plus sa tête. Pour couronner le tout, son père avait « masculinisé » son rapport à elle, ne l’appelant que « mon petit Valou » !

Certes, des années plus tard, la comédienne et réalisatrice avait compris que cette façon qu’il avait de la considérer pouvait être le signe d’une relation privilégiée : « J’étais peut-être le garçon que mon père aurait aimé avoir… », avait-elle confié à Psychologies Magazine.

Mais Valérie a dans l’idée que ce rapport particulier, qui a profondément marqué son enfance, a pu avoir des répercussions sur son psychisme, comme elle l’analysait elle-même : « Je devais sans doute être un peu perturbée, puisque j’ai fait pipi au lit jusqu’à l’âge de 14 ans. Ma mère m’avait acheté un appareil qui s’appelait le “pipi-stop”. Il sonnait quand je faisais pipi. Ça réveillait toute la famille, sauf moi. L’appareil était dans une petite valise que je devais emmener quand j’allais dormir chez des copines. Je disais que c’était ma valise de poupées. Quand j’allais en camp, c’était la honte. Dieu merci, c’est fini ! »

Aujourd’hui, la ravissante et talentueuse artiste n’a plus rien à prouver. Ni le sexe auquel elle appartient, ni le talent immense dont elle fait preuve.

Laurence PARIS

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