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Valérie Trierweiler : Au secours des femmes violées !

Publié le 19 juillet 2013

Valérie Trierweiler est partie au Congo pour soutenir le Dr Mukwege.

Des femmes meurtries dans leur chair et dans leur âme, couchées sur leurs lits de douleur, alignés de part et d’autre d’une vaste pièce tendue de toile blanche. Tel est le terrible spectacle qu’a découvert, très émue, la compagne du président de la République, François Hollande, lors de sa visite, le 9 juillet dernier, à l’hôpital Panzi, situé à Bukavu, à l’est d’une République démocratique du Congo (RDC) dévastée, depuis des années, par les combats incessants entre des milices rivales et l’armée.

Et parmi les premières victimes de ces âpres combats figurent, hélas, les femmes, proies vulnérables pour des guerriers sans foi ni loi. Valérie Trierweiler, ambassadrice de la Fondation France libertés, ne pouvait rester insensible à leur sort funeste. Un destin qui serait encore plus pénible sans le secours d’un homme auquel la « First girlfriend » voue une admiration sans borne : le Dr Mukwege, qui a plusieurs fois risqué sa vie pour sauver celle de ses pensionnaires : des hommes armés ont ainsi tenté de l’assassiner à son domicile en octobre 2012.

Le courage et le dévouement de ce médecin sont allés droit au cœur de Valérie, qui l’avait d’ailleurs déjà reçu en janvier dernier à l’Élysée, lors du Sommet de la francophonie. En cette occasion, tous deux s’étaient découvert un point commun : leur attachement à la ville d’Angers, où elle a grandi, et où il avait séjourné pour se spécialiser en gynécologie. Mais en ce mois de juillet, c’est loin des ors et des fastes du palais présidentiel qu’ils se sont retrouvés, dans un établissement qui accueille, avec les moyens du bord, pas moins de 952 femmes violentées, dont 12 enfants de moins de 5 ans !

Solidarité

Accueillie par des chants de bienvenue, Valérie Trierweiler a été bouleversée par des témoignages qui sonnaient comme autant d’appels au secours, tel celui de l’une des patientes la suppliant de l’aider : « Nous souffrons, au village, a-t-elle plaidé. Il y a tellement de guerre, madame, soyez notre ambassadrice, parlez en notre nom ! » D’autres malades, à la fois rongées par leurs blessures et par le désespoir, l’ont interpellée à leur manière, en hurlant : «Amani ! Amani !» [La paix ! La paix !, ndlr]

Malgré l’émotion qui devait l’envahir en cet instant, la journaliste a su trouver les mots pour les rassurer : « Il n’y a plus de doute, il faut s’engager, il faut briser le silence, a-t-elle déclaré. En ce temps où vos corps sont considérés comme des champs de bataille, c’est humblement qu’au nom de la République française et du chef de l’État, François Hollande, je me tiens devant vous pour exprimer la solidarité et le soutien du peuple français. » Il ne s’agissait pas là de paroles en l’air, car Valérie Trierweiler n’était pas venue les mains vides, mais avec deux tonnes de médicaments et une aide financière de 200 000 dollars. Et, en plus d’apporter cette manne, elle a voulu montrer tout le respect que lui inspire l’œuvre du Dr Mukwege.

Yamina Benguigui, ministre de la Francophonie, qui l’accompagnait lors de ce voyage, a élevé ce héros très discret au rang d’officier de la Légion d’honneur. Le médecin l’a remerciée avec sa modestie coutumière : « Je dédie cette médaille à toutes les femmes survivantes de violences sexuelles qui, malgré leurs souffrances, sont restées debout. » Et à l’heure de quitter l’hôpital Panzi et son courageux directeur, nul doute que la compagne de François Hollande a dû rêver du jour où elle pourrait le retrouver dans un Bukavu devenu aussi paisible qu’Angers…

Propos recueilli par Claude Leblanc

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