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Valérie Trierweiler : Elle a imposé ses conditions !

Publié le 31 janvier 2014

Si elle a retrouvé une certaine liberté, l’ex-première dame ne compte pas pour autant oublier le  préjudice  qu’elle a subi.

Au cours des quelques années durant lesquelles elle a été la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler n’a sans doute pas su conquérir le cœur des Français. Mais son comportement depuis sa rupture avec le chef de l’État ne peut que forcer l’admiration. Comment ne pas saluer le courage que montre l’ancienne compagne du président ? Comment ne pas applaudir l’incroyable dignité dont elle a fait preuve en ces jours d’immense détresse ? Combien de femmes, après une aussi terrible épreuve, une humiliation mondiale, se seraient terrées à jamais dans l’anonymat ?

Mais Valérie a décidé de faire front. Passé le choc, aussi inattendu que soudain, qu’elle vient d’encaisser, l’ancienne première dame est déjà en train de tourner la page, et de quelle manière ! Loin du tweet ravageur qu’elle avait envoyé en début de quinquennat, Valérie a sobrement écrit sur ce même réseau : « Merci du fond du cœur à tous ceux qui ont envoyé des messages de soutien et de rétablissement via Twitter, SMS ou courriels. Très touchée. »

Puis, quelques jours plus tard : « Toute ma gratitude va à l’extraordinaire personnel de l’Élysée. Je n’oublierai jamais son dévouement ni l’émotion au moment du départ. » Réserve, retenue, sagesse, délicatesse : oui, Valérie Trierweiler était bel et bien devenue une première dame. Mais cela appartient désormais au passé.

Honneur

Quinze jours après la révélation de la liaison entre François Hollande et Julie Gayet, au lendemain de l’officialisation laconique de leur rupture par le chef de l’État par un bref communiqué, la journaliste s’est envolée pour l’Inde afin de soutenir l’ONG Action contre la faim (ACF). Ce voyage, l’Élysée, ses médecins et même son conseiller personnel, Patrice Biancone, lui déconseillaient de le faire. Mais il est une contrepartie à la solitude, c’est la liberté. Valérie a décidé de profiter de la sienne et d’honorer malgré tout cet engagement humanitaire prévu de longue date.

« Elle va continuer à faire ce qu’elle a appris à l’Élysée : aider les autres, continuer à œuvrer pour le Secours populaire, la Fondation Danielle Mitterrand et Action contre la faim. Elle veut retrouver une vie normale », confie l’une de ses proches. « Aujourd’hui, malgré son changement de statut, elle nous a promis de continuer à nous soutenir et à se mobiliser. Grâce à elle, nous avons d’ores et déjà levé plus de 100.000 dollars de fonds pour aider au lancement d’un nouveau programme de lutte contre la malnutrition des enfants en Inde. On ne l’aurait pas réalisé sans elle », souligne Denis Metzger, le président d’honneur d’ACF.

Bien sûr, les jours de tumulte qu’elle vient de traverser ont laissé des traces. À Roissy, dimanche dernier, à quelques minutes du décollage, Valérie, tailleur-pantalon noir, manteau noir et écharpe colorée, semble amincie, le visage très pâle et les joues un peu creuses, qu’un maquillage léger n’a pas essayé de dissimuler. Négligemment, elle jette un œil sur les titres des journaux proposés par le steward : « La fin d’une histoire », dans Le Parisien. « Fini » barre la une du Journal du dimanche. Merci, elle est au courant et préfère se concentrer sur un classeur bleu posé sur ses genoux où le programme de sa visite indienne est détaillé.

Dans l’A330 qui la conduit à Bombay, elle se contente de picorer dans son plateau. Minuit. L’Airbus se pose sur le tarmac de la mégapole indienne. La chaleur est étouffante. L’odeur insoutenable des poubelles sature l’atmosphère des rues. Cernée par les photographes et les cameramen, celle qui apparaît pour la première fois publiquement depuis le début de l’affaire s’engouffre avec Charlotte Valandrey, Denis Metzger, Patrice Biancone et son officier de sécurité dans une grosse limousine. Une heure plus tard, elle arrive enfin au Taj Mahal Palace, l’hôtel le plus chic de Bombay.

Visite d’un hôpital, d’un bidonville, dîner de charité : en marge de cet agenda officiel surchargé, Valérie Trierweiler a trouvé quelques minutes pour s’exprimer. « C’est un honneur pour moi de faire partie de ce voyage. C’est la troisième fois que je viens en Inde. La première fois, je suis venue en tant que journaliste, la deuxième fois en tant que première dame, la troisième fois… Qualifiez-le comme vous voulez… », a-t-elle déclaré en prélude à sa conférence de presse. Plus tard, dans une ambiance plus intime, elle a discuté autour d’un café avec quelques journalistes.

« Si François Hollande n’avait pas été chef de l’État, nous serions toujours ensemble », a-t-elle expliqué, accusant le pouvoir d’avoir brisé son couple. Puis, elle s’est laissée aller à quelques confidences : « Les trahisons, ça nous amuse quand on est journaliste, mais pas quand on les vit de l’intérieur. J’ai découvert à l’Élysée un monde machiste, où la première dame ne compte pas vraiment. J’ai essayé de me protéger des attaques, mais l’Élysée, ce n’était pas mon rêve de vie, je préférais celle d’avant. Maintenant, je vais vivre au jour le jour. » Et celle qui suivit si longtemps les hommes et les femmes qui comptent dans notre République de conclure, définitive : « La politique, ça ne m’intéresse plus ! »

Dès son retour à Paris, Valérie Trierweiler devrait partir en vacances avec quelques amies, dont la compagne de Gérard Jugnot, l’actrice Saïda Jawad. La destination a été gardée secrète, mais elle devrait s’envoler vers un pays du Maghreb. Elle regagnera ensuite l’appartement de la rue Cauchy, que l’ex-couple louait dans le XVe  arrondissement de Paris. Selon nos informations, François Hollande s’est engagé à continuer à payer le loyer de ce logement, qui compte trois chambres.

Le chef de l’État a aussi prévu de déménager ses affaires dans les jours qui viennent pour les rapporter à l’Élysée, où il résidera désormais. Enfin, Valérie Trierweiler devrait recevoir une somme rondelette que les avocats des deux parties ont négociée à l’amiable. Conscient du préjudice subi par son ex-compagne, François Hollande aurait accepté toutes ses conditions sans discuter.

Popularité

Que fera Valérie ensuite ? Comme nous vous le disions la semaine dernière, elle a reçu l’assurance de Paris Match qu’elle pourrait continuer à écrire ses chroniques sans se rendre à la rédaction. Elle pourrait également bientôt refaire de la télé sur une chaîne privée. Avant de partir en vacances, elle va aussi prendre le temps de répondre à tous les courriers reçus. Des mots de soutien par centaines, des dessins : autant de messages qui vont lui permettre de se reconstruire, de constater que l’épreuve lui a conféré une popularité nouvelle, cruelle ironie.

Certains en parlent déjà comme d’une nouvelle Diana ! Elle balaie gentiment la comparaison : «C’est flatteur, mais je ne me prends pas pour une princesse ! » Il est vrai que son conte de fées a mal fini, mais une autre vie commence pour Valérie. Une vie dans laquelle, désormais, personne ne décidera plus à sa place !

Christian Morales

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