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Valérie Trierweiler : Elle n'a pas tout dit

Publié le 10 décembre 2014

Pour la première fois, son éditeur confie les dessous de l'affaire. Révélations : la journaliste Valérie Trierweiler a prévu de nouvelles pages pour bientôt...

On pensait peut-être que, deux mois après la sortie fracassante du livre de Valérie Trierweiler, Merci pour ce moment, une fois décortiqués chaque phrase de sa confession ainsi que les nombreux commentaires des journalistes, tout ce qu’il y avait à savoir sur cet ouvrage était connu. Certes, il n’y a pas eu autant d’articles que d’exemplaires vendus – plus de 600 000 jusqu’à maintenant –, mais pas loin quand même…

Eh bien, aujourd’hui, son éditeur, Laurent Beccaria, qui dirige Les Arènes, fait enfin à son tour le récit de cette incroyable aventure qu’a été la parution de ce livre qui a fait couler tant d’encre… et de larmes aussi. De rage pour certains, car on peut imaginer que François Hollande a dû en éprouver, mais aussi de tristesse de la part de cette femme bafouée qui, pour raconter son histoire, a dû se replonger dans les moments douloureux, humiliants, qu’elle a vécus comme tels.

Espionnage

Selon Laurent Beccaria, qui s’est confié à notre confrère L’Express, Valérie Trierweiler aurait décidé de coucher sur le papier les neuf ans de sa vie avec François Hollande juste après sa séparation d’avec lui, durant son voyage en Inde, en janvier dernier. Dès lors, les éditeurs auraient commencé à contacter la journaliste pour lui faire des propositions mirobolantes.

Une femme, agent littéraire, était chargée de l’aider à faire le bon choix, et comme cette dernière était amie avec l’un des directeurs littéraires des Arènes, « tout est parti de là », comme l’a expliqué le patron de la maison d’édition. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, le contrat a été mis au point « en cinq minutes » ! « Ses droits d’auteur sur les ventes sont dans la fourchette haute, sans être hors norme », a encore dit Laurent Beccaria.

Quant à la mise en place du dispositif élaboré pour garder le plus grand secret sur le projet, elle relève du film d’espionnage : pour éviter toute intrusion par Internet dans les fichiers de Valérie Trierweiler, son éditeur lui confie un ordinateur non connecté à la Toile ! Il ne doit lui servir qu’à écrire son livre. Et pour remettre son travail, pas question de mails pouvant être piratés. C’est sur une clef USB que, tous les dix jours, elle donne les chapitres qu’elle a écrits. On avait par ailleurs appris dans L’Obs, début septembre, que le nom de code de John Milton lui avait été attribué, et que le titre de son livre avait été remplacé par Le siècle des hommes

Quant au contenu, souvent très cru, l’éditeur affirme qu’il a eu des échanges à ce sujet avec son auteur, mais qu’il n’a rien censuré. Par exemple, quand Valérie Trierweiler accuse le président d’appeler les pauvres les « sans-dents » : « Nous en avons parlé et elle m’a répondu que François Hollande avait utilisé cette expression à plusieurs reprises et qu’elle n’avancerait pas ce genre de choses sans assurances », a-t-il expliqué à L’Express.

Trierweiler livreRépercussions

Ce n’est qu’à la fin du mois de juillet qu’elle prend la décision d’aller au bout de sa démarche. Laurent Beccaria lui avait en effet garanti qu’elle pourrait renoncer à tout moment. « On y va ! Je sais que je vais m’en prendre plein la figure, mais on y va quand même », lui aurait alors déclaré Valérie Trierweiler. Dès lors, toujours selon son éditeur, elle n’aurait plus répondu aux nombreux SMS de son célèbre ex. Le choix d’un imprimeur situé en Allemagne aurait parachevé cette organisation complexe.

C’est ainsi que, grâce à toutes les précautions prises, le projet a pu voir le jour. Le patron des Arènes croit savoir que Manuel Valls n’aurait appris la sortie de Merci pour ce moment que le 2 septembre, l’avant-veille de sa publication. En revanche, il explique que Valérie Trierweiler aurait appelé François Hollande le mardi midi, « pour le lui annoncer personnellement ».

Mais ce n’est pas tout ce qu’a confié l’éditeur : selon lui, l’ex-première dame n’aurait pas tout dit dans son ouvrage. « Il n’est pas impossible que Valérie Trierweiler souhaite rajouter quelques pages à l’édition de poche avant l’été. Rien n’est décidé », a-t-il ajouté.

Une petite phrase qui risque d’avoir des répercussions énormes et qui pourrait bien inquiéter, une nouvelle fois, les protagonistes de ce livre

Laurence Paris

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