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Valérie Trierweiler : Maintenant, elle va régler ses comptes !

Publié le 24 janvier 2014

En convalescence à la résidence de la Lanterne, celle qui est encore la première dame songe désormais à � son avenir� et échafaude plusieurs scénarios…

« C’était pour moi comme si ce pavillon ancien, entouré d’arbres immenses, peut-être aussi vieux que lui, nous mettait à l’abri du temps présent et des crises. » Si la phrase est de Sylviane Agacinski, l’épouse de Lionel Jospin du temps où la Lanterne était encore la résidence des Premiers ministres, il est probable que Valérie Trierweiler pourrait aujourd’hui la prononcer, elle qui depuis une semaine a trouvé refuge dans l’ancienne propriété de chasse royale jouxtant le château de Versailles.

Crise de son couple, crise de nerfs, crise au sommet de l’État… Oui, décidément, Valérie avait bien besoin, ces jours-ci, de se mettre « à l’abri du temps présent ». À la Lanterne, havre de paix loin du tumulte parisien, celle qui reste encore première dame à l’heure où nous écrivons ces lignes a retrouvé la grande chambre qu’elle affectionne, au premier étage de la majestueuse bâtisse. Entourée de quelques amis, la journaliste Constance Vergara, Saïda Jawad, compagne de Gérard Jugnot ou encore François Bachy, l’ancien chef du service politique de TF1, mais aussi de ses proches, comme son fils Léonard ou Denis, son ex-mari, Valérie a essayé de surmonter l’immense choc qu’elle vient de subir.

Cover 3516Double vie

Le jour de la sortie du magazine Closer, la compagne du président, avertie la veille par ce dernier, a craqué. Déprimée et nauséeuse après avoir avalé quelques comprimés pour dormir, elle a été hospitalisée à titre préventif. La journaliste a confié à une amie qu’elle voulait se tenir ainsi éloignée du grand déballage qui n’allait pas manquer de se produire, qu’elle n’avait pas le courage de l’affronter. Après un rapide examen, les médecins de la Pitié-Salpêtrière lui ont prescrit une cure de sommeil afin de la libérer de son état anxieux et dépressif.

Sans télévision dans sa chambre, la compagne du chef de l’État, très affaiblie, se contentait de suivre les développements de l’affaire sur ses deux téléphones portables avant que les médecins ne décident de les lui confisquer, pour son bien. « Si vous faites ça, je m’en vais ! », leur a-t-elle répondu, désirant plus que jamais conserver ce lien ténu avec la triste réalité qui était soudain devenue la sienne.

En dépit de la stupeur qui la frappait, Valérie, qui a toujours fait preuve de courage et de détermination, espérait encore, à ce moment-là, que son histoire avec François Hollande n’était pas terminée. Elle répétait qu’elle pouvait pardonner et n’allait pas partir sur un coup de tête, que son compagnon avait pu avoir un moment de faiblesse, qu’il était tellement sous pression que sa liaison constituait peut-être une soupape de sécurité. « Rien n’est décidé, ni dans un sens, ni dans l’autre », affirmait-elle à des amis.

Pourtant, très vite, elle allait devoir se rendre à l’évidence. Après avoir attendu de longues journées sans lui rendre visite, parce que les médecins les lui interdisaient, le président est venu à son chevet le 16 janvier. Il se serait montré froid et distant, gêné de la situation. Deux jours auparavant, lors de sa conférence de presse que Valérie a suivie sur l’écran de son Smartphone, elle avait attendu un mot de compassion du chef de l’État. En vain. Elle lui avait même proposé d’assister à l’événement afin de faire taire les rumeurs. Il avait refusé. De même qu’il n’avait pas voulu qu’elle l’accompagne à Tulle, le week-end dernier, lors de ses vœux aux Corréziens.

C’était juste après de nouvelles révélations, plus terribles encore que les premières. Il y a une semaine en effet, la presse, remontant le fil de l’histoire entre Julie Gayet et le président révélait que leur liaison durait en réalité depuis deux ans, avant même que François Hollande ne soit élu ! Et Valérie de faire l’affreux constat que cet homme qu’elle a accompagné quand il était au plus bas, soutenu, porté aux nues, celui pour qui elle a sacrifié une partie de sa carrière, consenti tant d’efforts pour endosser le costume étriqué de compagne du président menait une double vie.

Cruelle désillusion ! Et le souvenir de ce commentaire acerbe lancé à Aurélie Filippetti, un soir de déprime, pendant la campagne présidentielle, relaté par la journaliste Cécile Amar dans un livre sur François Hollande, écrit juste avant l’affaire (Jusqu’ici tout va mal, chez Grasset), lui est peut-être revenu en mémoire : « François n’a pas d’affect. »

Mensonges

Sait-elle, qu’au moment où elle prononce cette phrase, le futur président interroge l’un de ses officiers de sécurité : « Je pourrai continuer à faire du scooter ? » Imagine-t-elle, quelques semaines plus tard, que le candidat, à peine élu, demande à un conseiller comment il peut sortir de l’Élysée sans être vu ? Sans doute que non. « Ce qui vous attend est terrible, soyez prête à tout encaisser », l’avait mise en garde Carla Bruni, avec qui elle avait fini par sympathiser. Comment pouvait-elle envisager pareille épreuve, elle qui avait vraiment l’impression de former avec lui « un vrai couple », ainsi qu’elle le confiait il y a peu à des proches ?

Pourtant, inexorablement, le pouvoir l’a éloignée de l’homme qu’elle aime. Leurs tête-à-tête se sont faits plus rares. « Je lui envoie des SMS », se console celle qui s’accorde à l’occasion une balade avec lui dans les jardins de l’Élysée. Ces dernières semaines, la situation devient étrange, comme si quelque chose lui échappait. Lors de la cérémonie en hommage à Nelson Mandela, François Hollande semble la fuir, préférant discuter avec Nicolas Sarkozy. Idem le 7 janvier dernier, lors de la cérémonie de la galette, à l’Élysée, lorsqu’après lui avoir donné une part, il la quitte pour gagner l’autre côté du salon de réception.

« Il est insaisissable », dit de lui son fils, Thomas Hollande. « Vous me demandez qui je suis ? Ça, c’est une question terrible », déclarait l’intéressé au mois de mai dernier. Il y a quelques jours, au cœur de la tourmente, Valérie Trierweiler, décomposée et meurtrie, lâchait devant ses visiteurs cette ultime sentence, comme une épitaphe gravée sur le socle brisé de leurs amours : « Il m’a tellement menti… » Depuis la Lanterne, Valérie semble néanmoins avoir repris assez de forces pour faire face…

À ces conseillers de l’Élysée qui lui ont mené la vie dure laissant entendre qu’elle faisait du chantage à François Hollande avec son hospitalisation, à ces caciques du parti, tels Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, qui pense-t-elle, savait forcément à quel jeu jouait le président, ou François Rebsamen plaidant pour la disparition de la première dame, et bien sûr, au président. Des proches de Valérie souhaitent que le chef de l’État fasse un geste financier, qu’il lui trouve une sortie honorable en lui confiant peut-être un poste à vocation humanitaire. Dans un camp comme dans l’autre, des émissaires ont été désignés. Des avocats, pourraient prendre le relais.

Déjà, des éditeurs ont proposé à Valérie Trierweiler des ponts d’or pour recueillir ses confessions. Écrira-t-elle un livre ? Racontera-t-elle son histoire dans les colonnes de son journal, Paris Match, avec lequel elle a renoué un lien fort ? Dans ses habits de première dame, après son Tweet ravageur, son écriture s’était faite plus douce, plus mesurée. Une fois sa liberté retrouvée, la journaliste pourrait très vite reprendre à son compte l’adage cher à Albert Londres et porter, impitoyable, la plume dans la plaie…

Christian Morales

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