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Vatican secret !

Publié le 1 avril 2018

Le Vatican, le plus petit État du monde est un univers à part, que des photographes nous font découvrir sous 
un jour nouveau dans un livre aussi divin que son sujet…

Né en 1929 après la signature des accords du Latran par Benito Mussolini et Pie XI, c’est à la fois le plus petit État du monde, avec ses 0,44 km2, et le moins peuplé : il compte moins de 1 000 habitants.

Mais pour des centaines de millions de catholiques, le Vatican est le centre de l’univers, car cette enclave au cœur de Rome abrite depuis des siècles la résidence des papes.

Et si, chaque jour que Dieu fait, des touristes se pressent par milliers pour visiter la basilique Saint-Pierre, rares sont ceux qui ont eu la chance d’entrer dans les coulisses de ce lieu unique, aux secrets aussi bien gardés que celui de la confession.

Images exceptionnelles

Parmi ces privilégiés figurent les reporters de Paris Match, qui ont pu partager l’intimité de ses rares résidents et ramener des images exceptionnelles.

Caroline Pigozzi, grand reporter de l’hebdomadaire, et Giovanni Maria Vian, patron du journal local, L’Observatoire Romano, ont eu l’excellente idée de réunir les plus beaux de ces clichés, avec l’aide de Marc Brincourt, dans Les photos secrètes du Vatican (éd. Grand / Plon). Suivez le guide !

Le Saint-Siège comme vous ne l’avez jamais vu.

Armoiries et saints à tous les étages
Quand le pape François prend l’ascenseur pour se rapprocher de Dieu, il ne risque rien, car le souverain pontife est sous la protection de saint Christophe, patron des voyageurs, qui s’assure que la cabine ne restera pas coincée entre deux étages. Et si d’aventure il venait à oublier les armoiries de la cité vaticane, les pense-bêtes ne manquent pas : elles figurent partout, même sur des objets inattendus comme des interrupteurs ou au-dessus des serrures.

Tout est réglé à la minute près
Si le Seigneur est éternel, ses plus fidèles serviteurs doivent tenir compte des contingences du temps. Et la ponctualité étant certes la politesse des rois mais aussi celle des papes, l’actuel détenteur du trône de saint Pierre ne cesse de regarder sa montre. Quant aux nonnes travaillant au standard, elles ont intérêt à être polyglottes pour répondre à des centaines de demandes venues du monde entier, dans toutes les langues.

La poussière ennemie
Pour préserver les manuscrits séculaires des outrages du temps, une spécialiste utilise un microaspirateur afin de les dépoussiérer, page par page. Un vrai travail de bénédictine ! De son côté, dans le garage, un employé astique la célèbre papamobile (sans sa cage de verre, conçue pour Jean-Paul II après la tentative d’assassinat dont il a été victime en 1981) jusqu’à la faire briller comme un astre…

La garde suisse
Ce corps a été fondé en 1506 par le pape Jules II, qui avait embauché les meilleurs mercenaires helvètes. Les 110 soldats composant aujourd’hui cette armée n’ont pas vraiment changé d’uniforme depuis, toujours coiffés d’un casque à plumes et munis de hallebardes, mais sachant très bien se servir d’un pistolet. Si tous ont la chance de présenter leur nouveau-né au pape, au palais apostolique, certains ont connu un sort tragique, comme Alois Estermann. Celui qui avait sauvé la vie de Jean-Paul II en 1981, lors de l’attentat commis par Ali Agça, a été assassiné, ainsi que son épouse, Gladys Meza Romero, par un autre garde, Cédric Tornay, moins de 24 heures après avoir été nommé commandant de cette troupe prestigieuse, le 4 mai 1998.

Une poste 100 % Vatican
S’il est réputé pour sa lenteur (les voies du Seigneur sont impénétrables et parfois inaccessibles), ce service, qui doit traiter des tonnes de missives avec un personnel très restreint, présente en revanche un avantage notable pour ses dirigeants : ses salariés ne sont jamais en grève et ne s’affranchissent jamais de leurs tâches.

Seul pour la prière… enfin presque !
Voici la preuve par l’image que Jésus est descendu par miaou (ou parmi nous, c’est une affaire de point de vue). Et la présence de deux adorables félins aux grandes oreilles auprès de Benoît XVI (l’ancien cardinal Ratzinger, qui a par la suite démissionné) n’est pas vraiment un hasard. Car si les chiens sont interdits de séjour, les matous sont les bienvenus au Vatican. Quant au pape François, il se prosterne pour honorer Dieu, comme l’exige la tradition du Vendredi saint. Sans son habit pontifical, on le prendrait pour un musulman tourné vers La Mecque…

Charité bien ordonnée
Si le pape François a croisé la route du président des États-Unis, Barack Obama, en 2014, jouant son rôle de diplomate, ce souverain pontife pas comme les autres n’a jamais oublié pour autant les plus démunis. En 2013, on a ainsi pu le voir en train de petit-déjeuner avec des sans-abri, venus accompagnés de leur chien Snoopy, et, l’année suivante, partageant son repas avec les ouvriers à la cantine du Vatican.

Claude LEBLANC

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