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Véronique Mercadier : “Stéphane Plaza prend toujours des nouvelles de maman !”

Publié le 15 mars 2016

La fille de Marthe, Véronique Mercadier a aménagé son emploi du temps pour s’occuper de sa mère dont la � maladie d’Alzheimer � évolue lentement mais sûrement. Rencontre avec une femme courage…

Depuis que sa fille a constaté les premiers symptômes, en 2011, la santé de Marthe se dégrade progressivement. Mais Véronique Mercadier se donne sans compter pour aider sa mère malade.

Et c’est à son travail, dans un centre d’accueil pour animaux, que nous l’avons rencontrée, en compagnie de sa maman, qui ne la quitte pour ainsi dire jamais.

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France Dimanche (F.D.) : Pourquoi avez-vous témoigné dans L’histoire continue de Sophie Davant ?

Véronique Mercadier (V.M.) : Pour aider les malades d’Alzheimer à continuer le combat. Mais aussi pour éviter le placement d’office dans une maison médicalisée. Les patients ont leur mot à dire et peuvent choisir de continuer à se soigner dans leur cadre familial. Et aussi parce que Sophie Davant a toujours été très gentille avec ma mère.

F.D. : Quels sont les autres animateurs qui prennent des nouvelles de Marthe ?

V.M. : Il y a Stéphane Plaza qui l’invite au théâtre pour le voir jouer, même si maman ne sort plus guère. Stéphane, c’était son petit protégé quand il s’est lancé dans la comédie. À l’époque, il était agent immobilier et n’arrêtait pas de courir partout entre ses agences et ses cours d’art dramatique, au conservatoire de Levallois-Perret ou de Neuilly. Maman m’a raconté que, pour lui apprendre le métier, elle l’emmenait voir des pièces de boulevard, comme celles dans lesquelles il triomphe aujourd’hui. Alors, si on était une nouvelle fois expulsées, je lui demanderais qu’il me trouve un logement grâce à son émission Chasseurs d’appart’ ! [rires]

->Voir aussi - Marthe Mercadier : Des forains lui offrent une roulotte !

F.D. : Qui d’autre prend de ses nouvelles ?

V.M. : Cyril Viguier [qui présente la matinale sur Public Sénat, ndlr]. C’est un amour ! En cas d’urgence médicale, il nous envoie tout de suite sa voiture. C’est notre bonne étoile, notre garde rapprochée. Il emmène maman au restaurant. On a fêté Noël au champagne tous ensemble, avec sa femme et ses enfants ! Quand, en janvier dernier, a été diffusé sur TF1 son documentaire Belmondo par Belmondo, on s’est dit : pourquoi pas un « Mercadier par Mercadier » ?

F.D. : Comment évolue la maladie de votre maman ?

V.M. : Lentement mais sûrement, hélas ! Le pire, c’est la perte de sa mémoire immédiate. Elle fait une chose et, cinq minutes plus tard, elle a oublié. Elle prend deux cachets par jour : l’un pour tenter de ralentir ses troubles de la mémoire, l’autre pour apaiser son agressivité ! Ces médicaments sont prescrits par le Pr Bruno Dubois de la Pitié-Salpêtrière. C’est dans son service que maman consulte pour faire le point sur l’évolution de sa maladie et adapter la posologie.

F.D. : A-t-elle besoin d’aide au quotidien ?

V.M. : Pour m’occuper d’elle, j’ai dû aménager mon emploi du temps au Centre du bien-être animal, où je travaille. Je dois lui préparer ses affaires et être là pour l’aider à s’habiller. Il faut même la faire manger, comme une enfant. C’est très prenant, mais je tiens le coup, grâce à mes antidépresseurs. Je me charge de sa toilette, de ses repas et fais les courses pour la maison… C’est normal, c’est ma maman, je ne peux pas la laisser tomber !

F.D. : Votre mère est toujours aussi solide ?

V.M. : Elle marche bien, plus vite que moi ! Ma mère est toujours pleine d’énergie, et en bonne forme physique. Même si elle a des problèmes d’élocution et des difficultés à suivre une conversation. De ce point de vue-là, ça commence à être un peu difficile.

F.D. : Les animaux lui font du bien ?

V.M. : Si maman n’était pas avec moi, elle s’ennuierait devant la télévision. Alors, je la fais venir au Centre du bien-être animal*, ça la stimule d’être au milieu des chiens et des chats. La communication et la compréhension entre hommes et animaux lui apportent beaucoup. J’ai une relation très forte avec les bêtes. Elles sont sensibles au chagrin et m’informent quand maman ne va pas bien. Elles sentent sa fragilité et la protègent !

F.D. : Où en sont vos problèmes d’argent ?

V.M. : J’ai enfin pu contracter un prêt de mille euros pour acheter une cuisine. Quel bonheur ! Depuis que nous avons quitté Neuilly, nous n’en avions pas. Nous nous sommes battues, le fisc nous réclame toujours de l’argent. Mais on se plaît dans notre logement social de 70 m2, avec deux chambres, et une très belle vue sur la Seine ! La priorité est de le meubler, car une partie de nos biens a été saisie. Pour ça, il faut de l’argent, puis avancer ! Je dois donc continuer à travailler au centre animal, en jonglant entre les maladies de mes animaux et celle de maman !

* Centre du bien-être animal, 76 rue de Lourmel, 75015 Paris.  Tél. : 07 61 91 49 49.
Site : www.centredubienetreanimal.fr

Cédric Potiron

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