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Véronique Sanson : Elle envisage le suicide !

Publié le 24 août 2012

Elle est si proche de sa sœur, que Véronique Sanson est incapable d'imaginer la vie après sa disparition.Elle est si proche de sa sœur, que Véronique Sanson est incapable d'imaginer la vie après sa disparition.

Qui pourrait avoir oublié cette chanson de Véronique Sanson ? Elle faisait partie de son tout premier album, Amoureuse, qui est réédité aujourd'hui et s'offre ainsi une seconde jeunesse pour fêter le 40e anniversaire de sa parution. Le titre phare du disque s'appelait Besoin de personne.

« Amoureuse », voilà un mot qui a toujours merveilleusement « collé » à cette chanteuse, elle qui n'a jamais pu vivre sans passion. Et cela continue puisque, dix ans après sa rencontre avec Christian, ils sont toujours aussi incapables de s'éloigner l'un de l'autre plus d'une heure ou deux, comme des adolescents à leurs premiers émois.

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« Besoin de personne », en revanche, sonnerait presque, de la part de la chanteuse, comme une vantardise. Ou alors un désir de conjurer un éventuel mauvais sort. Car l'artiste a toujours eu « besoin de quelqu'un » ou plutôt de « quelqu'une », une femme qui fait indissolublement partie de sa vie, partageant avec elle les grands bonheurs comme les chagrins intenses.

Il n'est pas exagéré de dire qu'elle est comme son double. Leur fusion est telle que, évoquant la possibilité d'une séparation entre elles, Véronique n'hésite pas à envisager d'en finir avec l'existence !

Geste fatal

Cette femme, née en 1947, soit deux ans avant elle, n'est autre que sa sœur, Violaine. Dans le dernier numéro de Paris Match, au cours d'une longue interview, Véronique Sanson revient sur ce lien hors du commun qui l'a toujours unie à son aînée : « Vio est ma grande sœur, même si j'ai parfois l'impression qu'elle est ma petite sœur. Quand je suis née, mon père a d'abord refusé de me voir parce que j'étais une fille, il rêvait d'un garçon. Lorsque j'ai eu 4 ans, maman a dit à Violaine : "Il faut que tu protèges ta petite sœur", et elle continue de le faire aujourd'hui. Moi, j'irais au feu pour elle. »

Et c'est alors qu'envisageant l'inéluctable, la séparation ultime et définitive, Véronique assène cette affirmation qui fait frissonner : « J'adore ma sœur, qui m'adore. Si je ne l'avais pas, elle, je n'aurais personne. S'il devait lui arriver quelque chose, je me suiciderais. » Les mots, ici, pèsent de tout leur terrible poids. La chanteuse n'a pas dit : « Si Violaine venait à disparaître, je n'y survivrais pas », ce qui aurait simplement signifié qu'elle imaginait la suite de son existence comme un dépérissement, peut-être rapide mais naturel. Non, là, elle a bien dit : « Je me suiciderais. »

C'est-à-dire qu'en toute conscience, elle accomplirait alors le geste fatal. En conscience, et même avec préméditation, en quelque sorte, puisqu'elle n'hésite pas à en parler dès maintenant, alors que, Dieu merci, les sœurs se portent comme des charmes !

Et puis, auprès d'elle, il y a Christian, cet homme que Véronique Sanson appelle son « bel ange gardien ». Or a-t-on jamais vu un ange gardien laisser l'être humain dont il doit assurer la protection se donner la mort ? Non, n'est-ce pas ? En tout cas, ce n'est pas demain la veille que l'artiste n'aura plus « besoin de personne » !

Didier Balbec

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