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VIDEO - Jean-Paul Belmondo : “Stella a des dons d’actrice. La relève est là !”

Publié le 6 février 2015

  C’est un homme dans une forme éblouissante que nous avons rencontré, Jean-Paul Belmondo, un comédien qui parle de sa carrière sans nostalgie mais non sans humour.C’est un homme dans une forme éblouissante que nous avons rencontré, Jean-Paul Belmondo, un comédien qui parle de sa carrière sans nostalgie mais non sans humour.C’est un homme dans une forme éblouissante que nous avons rencontré, Jean-Paul Belmondo, un comédien qui parle de sa carrière sans nostalgie mais non sans humour.

Nous avons eu le plaisir de rencontrer cet immense acteur au théâtre de l’Île Saint-Louis, siège de l’école L’Entrée des Artistes, fondée par son neveu, Olivier, en 2007.

France Dimanche (F.D.) : Pourquoi avez-vous accepté de parrainer cette école ?

Jean-Paul Belmondo (J.-P.B.) : J’aime toujours le théâtre. Je trouve que c’est bien que quelqu’un de ma famille soit engagé dans cette école qui enseigne le théâtre et le cinéma. Olivier est un très bon professeur. Je suis très fier d’avoir eu un père sculpteur, une sœur danseuse étoile, et Alain, mon frère aîné, directeur de production cinéma… Mon plus beau souvenir sur scène, c’est Kean. C’était aussi un plaisir d’incarner Cyrano de Bergerac. Avant de faire du cinéma, j’ai joué dans des pièces pendant dix ans. Ensuite, j’ai mis vingt-huit ans avant de remonter sur scène.

F.D. : Quel élève étiez-vous ?

J.-P. B. : Parfois, les metteurs en scène vous donnent de mauvaises indications, c’est là qu’il faut se révolter, j’ai toujours été comme ça. Je me souviens aussi qu’au Conservatoire, Pierre Dux disait que je ne pouvais pas plaire aux femmes. Un jour, je l’ai rencontré, avec Ursula Andress à mon bras, je lui ai dit : « Je fais ce que je peux. » [Rires]

F. D. : Avez-vous suivi un conseil tout au long de votre carrière ?

J.-P. B. : Celui de mon père. Il me disait : « Sans travail, on ne réussit pas. » Et, je l’ai écouté. Sur scène, on donne l’impression que c’est facile, mais même si je n’en ai pas l’air comme ça, j’ai beaucoup répété. On ne peut pas réussir sans travailler, au cinéma peut-être, mais pas au théâtre.

F. D. : Vous rayonnez, à 81 ans. Vous avez suscité l’admiration du public parce que vous n’avez jamais été doublé. Quel est votre secret ?

J.-P. B. : C’est vrai, je n’ai jamais été doublé. Mais j’aimais ça ! Je demandais souvent au réalisateur de rajouter une cascade. Quant à la popularité, je ne sais pas comment cela vient, on l’a en soi. C’est comme le punch en boxe, certains l’ont, d’autres pas.

Olivier Belmondo, fondateur de l'école
Olivier Belmondo, fondateur de l'école "L'entrée des artistes" et sa future épouse, la comédienne Audrey Durante © Jérôme Mars

F. D. : Comment trouvez-vous ce théâtre ?

J.-P. B. : Il est charmant, avec ses 45 places. À chaque fois que je rentre dans un théâtre, je pense à ma première fois. J’avais tellement le trac avant de jouer, mais une fois que j’étais sur scène, c’était fini. Ce stress ne paralyse pas, mais donne un coup de fouet, il motive. À l’époque, on passait des concours au Conservatoire, puis on jouait au théâtre de l’Odéon. On devient le roi du monde en entendant les applaudissements et les rires. Au cinéma, on m’a parfois reproché mes plaisanteries. Sur le tournage de Léon Morin, prêtre, je rigolais sans arrêt, mais dès que j’entendais « Moteur » je devenais sérieux. C’était ma manière de décompresser, j’en avais besoin.

F. D. : Vous appartenez à une famille d’artistes, à quoi rêve votre fille Stella ?

J.-P. B. : Stella a 11 ans, elle monte à cheval comme une championne, et je crois qu’elle a des dons d’actrice. La relève est là. Maintenant, j’ai fait ma carrière, c’est bien. Je me repose, et je profite de ma fille et de mes grands enfants. Je les vois réussir dans leur métier, et je suis si fier d’eux.

Recueilli par Anita Buttez
Photos : Jérôme Mars

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